Ltichsinger, in Arehiv de PflQger, vol. 14, p
la bouche ; si on l'excite» elle quitte cette posture et eiécute alors des mouvements réflexes, très-complexes.
Les parties, situées au-dessus du pont cérébral, semblent, seulement dans certaines conditions, engendrer des excitations automatiques. Dans les circonstances physiologiques, ces excitations ne se réalisent jamais ou temporairement ; mais probablement toujours, dans Tétat normal, et fréquemment, dans l'état pathologique, elles ont pour origine ces effets de la circulation du sang, qui sont déterminés par les centres automatiques de la moelle allongée. Nous signalerons surtout ces phénomènes d'irritation, qui sont les compagnons, presque normaux, du sommeil Ils se manifestent, la plupart du temps et souvent exclusivement, en qualité d'excitations des parties sensorielles du cerveau. Telle est l'origine de la forme ordinaire et purement sensorielle du révCy dans laquelle des sensations, excitées automatiquement s'unissent maintes fois à des sensations, éveillées directement par des impressions extérieures, s'entremêlent et constituent des représentations (Vorstellungen). Parfois, des excitations motrices s'y joignent aussi. Alors, apparaissent des mouvements musculaires, trèssouvent ceux des organes du langage, quelquefois même de l'appareil locomoteur; et, par leur mélange avec les effets de l'excitation sensorielle, ils donnent lieu à une série plus ou moins cohérente d'idées et d'actions. Dans ce cas, sans doute l'excitation automatique n'est plus exclusivement déterminante ; et, en même temps, se produisent les corrélations multiples des diverses parties centrales sensorielles et motrices, qui sont basées sur l'organisation primitive de ces centres et se sont développées graduellement, par suite de la fonction. Or, voici la caractéristique du rêve : le cours des représentations, qui émanent de ces corrélations, est continuellement interrompu dans cet acte et troublé par de nouvelles excitations, provenant de l'irritation automatique persistante ; de là, cette incohérence des représentations ou idées du rêve, qui ne laisse pas apparaître ou modifie si étrangement une série de pensées, bien ordonnée. L'origine des excitations automatiques, survenues durant le sommeil, réside très-probablement dans les centres d'innervation de la moelle allongée ; donc, la gêne de la respiration accompagne fréquemment le sommeil. Au moment de s'endormir, comme Mosso Ta démontré, en mesurant le volume du bras, la quantité de sang, contenue dans les organes périphériques, diminue; d'où l'on conclut, que le liquide sanguin s'est porté en
FONCTIONS AUrOMATIQUES. 203
plus grande abondance vers le cerveau ; en même temps» la forme du pouls présente des modifications remarquables (1). On est raisonnablement autorisé à admettre que, par suite de l'abaissement des mouvements respiratoires dans le sommeil, le sang devient dyspnéique et agit» en excitant soit les centres vaso-moteurs» soit d^autres régions cérébrales» surtout Técorce cérébrale. En effet, d'autres modes d'irritation automatique» des convulsions dyspnéiques» des>ecousses épileptiformes se montrent spécialement et très-facilement» pendant le som* meil.
Toutes les fois que des excitations analogues du cerveau se produisent» dans l'état de veille» elles ont absolument pour origine des affections pathologiques. D'après l'observation» les modifications ou altérations de la circulation du sang sont toujours la cause de ces excitations. Ces altérations du sang ont une origine locale» si elles proviennent des vaisseaux des membranes cérébrales ou du cerveau luimême ; ou bien, elles peuvent accompagner des troubles plus généraux de la circulation» car» les maladies cérébrales sont fréquemment la conséquence des lésions cardiaques et des vaisseaux sanguins (2). Méme> dans ces cas» oii la lésion cérébrale ne résulte pas directement des altérations de la circulation» les centres de l'innervation cardiaque et vaso-motrice sont intéressés d'une manière plus latente ; celle-ci se traduit par les variations du pouls, qui accompagnent toutes les formes de perturbation intellectuelle et décèlent souvent cette perturbation, comme étant le symptôme le plus primitif (3). Il est également remarquable» qu'ici les déviations du pouls semblent correspondre à celles que» par exemple» les effets consécutifs des émotions violentes» de FefiBroi, présentent au milieu d'un sommeil profond et généralement» lors des états d'épuisement cérébral. Dans tous les cas de ce genre» chaque courbe du pouls s'abaisse avec plus de lenteur» que d'ordinaire» malgré l'augmentation» assez fréquente» du nombre des battements cardiaques ; c'est le « pulsus tardus » des cliniciens. Ces phénomènes concordent généralement avec la proposition suivante» établie par l'expérience des aliénistes : tout trouble intellectuel» aurait-il, même en apparence» une origine purement fonctionnelle, provoque cependant, dans le cerveau» des altérations qui s'accroissent inévita-
I. M0880, Compt. — rend. t. 8Î, 1876 ; — Diagn. d. PuU. Leipzig 1879, p. 12. î. Hasse, Lehrbuch der NervenkrankhHten, p. 360, 382. — Griesinger, Pathologu und Thérapie der piychUchen Kranktieiten, V édit. p. 199. 3. Wolff, Allg, ZeiUchr. f. Piychiairie, y ol 26, p. 273.
blement. Ces dernières se révèlent, au début, par des symptômes d'irritation et, plus tard, par des symptômes de dégénérescence, si diverses régions centrales sont incapables de fonctionner. Leur siège régulier est récorce du cerveau, et les lésions diffuses de la membrane vasculaire, qui revêt Técorce, sont souvent leurs causes intimes. Les phénomènes d'irritation, qui accompagnent le trouble intellectuel, sont presque identiques à ceux qui se montrent normalement dans le sommeil ; seulement, ils peuvent atteindre un degré plus intense. Comme les premiers, ils appartiennent en partie au domaine sensoriel, en partie au domaine moteur. L'excitation sensorielle se manifeste par des sensations et représentations des divers sens, souvent égales en énergie à celles, qui sont éveillées par des impressions extérieures ; elles ne peuvent donc être distinguées de ces dernières. Aux hallucinations de ce genre s'associent des modifications des sensations subjectives, du sens musculaire, de la sensibilité générale, dont dépend essentiellement la direction de l'état de l'àme. Les phénomènes d'irritation motrice apparaissent sous forme d'actions irrésistibles, qui surprennent, la plupart du temps, par leur énergie extraordinaire. Ici même, comme dans la rêve et les actions du rêvA, les sensations et impulsions motrices, provenant de l'irritation automatique se joignent avec la disposition, basée sur l'organisation primitive et acquise du cerveau et donnent aux représentations ou idées une marche cohérente, entremêlée avec les restes des sensations antérieures (1). Cependant, dans la suite de leur parcours, les phénomènes d'irritation disparaissent de bonne heure et font place à des symptômes de paralysie. L'origine de ces derniers vient, de ce que les mêmes causes qui, au début, avaient pour effet d'exciter les parties nerveuses, anéantissent graduellement, l'aptitude fonctionnelle de celles-ci. Avec les lésions en foyer, on observe des paralysies motrices circonscrites; de même, avec les lésions diffuses de l'écorce cérébrale se produisent des états de faiblesse, capables d'envahir tout le territoire fonctionnel du cerveau. Si la lésion atteint tantôt plus profondément une province sensorielle, tantôt plus profondément une province motrice, si les
émoi^nape merveilleux, en faveur de cette analofrie des causes occasiontre le rêve et le trouble intellectuel, serait ce phénomène, mis en relief m, l'aliénation mentale nocturne: durant le jour, les individus semblent lent sains d'esprit; mais, la nuit, apparaissent régulièrement des excitas accès de délire furieux, etc. {AUg. Zeitschr. f. Psychiatrie y yo\. 26,
parties centrales des sens extérieurs ou celles des sensations subjectives sont spécialement altérées, si l'irritation automatique ou Taffaiblissement de la fonction occupent le premier plan, la folie revêt ses formes et ses nuances» extraordinairement multiples (1).
Très-souvent, les phénomènes dMnnervation» chez lesquels on ne pouvait, en aucune façon, trouver une origine de ce genre, c'est-à-dire provenant des irritants internes, constitués par les fluides nutritifs, étaient rangés dans la classe des excitations automatiques. Car, on partait de cette idée, que cette excitation automatique existait nécessairement dans tous les cas, oii on n'avait pas réussi à découvrir directement une cause externe. Ainsi, les mouvements volontaires devaient spécialement émaner de Firritation automatique ; et on était enclin à faire la même supposition, pour le cours de ces représentations, qui ne proviennent pas directement des irritants sensoriels extérieurs. Naturellement, ces phénomènes, ayant pour siège les centres nerveux supérieurs, devaient être alors complètement séparés des excitations automatiques, plus nettement connues, des orgq^aes centraux inférieurs. On admettait que, dans le premier cas, Tàme est la cause immédiate des excitations automatiques. Nous étudierons ailleurs, avec détail, les bases fondamentales psychologiques de cette théorie. Ici, nous ferons seulement remarquer que, pour l'examen du mécanisme physiologique, nous n'avons aucun motif pressant de recourir à des forces étrangères, qui interviendraient quelque part dans la connexion des phénomènes physiologiques, mettraient ce mécanisme en mouvement ou l'arrêteraient. Assurément, celui qui, dans un enchaînement de forces, voit uniquement l'image d'un corps, ayant reçu une secousse et transmettant directement son mouvement à d'autres corps, doit nécessairement penser, en présence des manifestations physiologiques du système nerveux, que des effets sans causes apparaissent, ici, continuellement. Mais, si Ton se rappelle que, déjà, dans un mécanisme relativement simple, des effets de forces restent, presque à volonté, très-longtemps latents (2), on ne se décidera pas à voir aussitôt un mouvement, sans cause physique, dans chaque phénomène, qui ne se présente pas comme un exemple simple d'une transmission de mouvement. A la vérité, la mécanique générale du système nerveux nous apprendra à
I. Voir, dans la quatrième section, ce qui est relatif au sommeil, au rêve, au trouble intellectuel et aux états analogues au sommeil (hypnotfsme)^ étudiés sous leur aspect psychologique.
3. Et que, par conséquent, les effets peuvent être séparés de leurs causes.
connaître cette propriété essentielle de la substance centrale : celle-ci collectionne en elle-même des effets de forces, qu'elle rend plus tard à la liberté, en présence de nouvelles conditions (1). Tous les mouvements des animaux, excepté les mouvements discutés auparavant et au sujet desquels l'irritation automatique émane du sang, témoignent remonter à des représentations, qui les ont précédés, à des sensations pu à des impressions exercées sur les filets sensitifs. Alors, le mouvement réflexe, dans lequel l'irritation externe des filets sensitifs se transforme sur-le-champ en une excitation interne des filets moteurs, peut être considéré, comme le type de tous les phénomènes d'innervation composés. Sans doute, on ne doit pas croire avoir donné une explication quelconque, en admettant cette proposition, que toutes les fonctions centrales seraient, en un certain sens, des réflexes compliqués. Cela veut dire seulement, que les mouvements, provenant de l'excitation centrale (pourvu qu'ils n'appartiennent pas, comme les mouvements respiratoires, cardiaques, etc., à la classe des irritations automatiques, engendrées parle sang), ont été finalement provoqués par des irritants externes, qui ont atteint les filets sensitifs. Aussi, n'est-il pas besoin, qu'il y ait une équivalence, ni même une relation fixe entre l'irritant externe de sensation et le mouvement réagissant ; car, pour le simple mouvement réflexe, pareille chose n'existe pas non plus. Au contraire, tout mouvement de ce genre dépend essentiellement des forces latentes, que les parties centrales irritées recèlent au dedans d'elles-mêmes et de la structure ou composition du mécanisme physiologique, sur lequel agit d'abord l'excitation.
3. — • Foliotions des tubercules quadrijuxneaux et des couches optiques.
D'après l'étude des voies conductrices, les tubercules quadrijumeaux (tubercules bijumeaux, lobi optici des vertébrés inférieurs) sont, avec mouillés, les organes centraux essentiels du sens visuel. La ieure des tubercules quadrijumeaux semble principalement avec les fonctions sensorielles de l'organe de la vision, et stérieure, avec ses fonctions motrices (p. 143 et suiv.)
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