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sistante, répond toujours, dans les cas de ce genre, aux oscillations de l'irritation, qui sont relativement rapides et courtes. Or, les innervations respiratoire, cardiaque et vaso-motrice sont d'autant plus en corrélation réciproque, que les excitations automatiques, dont elles proviennent, ont probablement la même origine. Les centres de ces mouvements offrent, ce semble, des points d'application, éminemment favorables aux irritants internes ; car, nul autre domaine central ne réagit d'une manière aussi exquise, que celui-ci, contre les varialions de composition du sang. Pour les autres parties du système nerveux central, les influences, qui émanent du sang, révèlent toujours leur eflScacité, puisque, à partir de ces centres de l'innervation respiratoire, cardiaque et vaso-motrice, le courant sanguin éprouve des altérations, qui engendrent l'irritation centrale : aussi, directement ou indirectement, la plupart des excitations automatiques ont leur origine dans la moelle allongée. Les excitations du centre nerveux vaso-moteur, qui arrêtent dans le cerveau le courant sanguin, sont, probablement dans des cas très-nombreux, la cause des convulsions musculaires générales. Ici, le point de départ de l'irritation est très-souvent le pont de Varole, peut-être parfois, une partie cérébrale motrice située plus en avant, comme les ganglions cérébraux antérieurs, les corps striés et les noyaux lenticulaires (1). Chez les individus atteints de dyspnée, le sang peut irriter la moelle épinière et produire des convulsions musculaires analogues, mais plus limitées (2). Si on laisse de côté ces attaques d'irritation démesurée, qui apparaissent constamment, lors d'arrêts circulatoires importants, les centres moteurs, siégeant directement avant la moelle allongée, se trouvent dans une excitation normale permanente, occasionnée probablement par le sang. Si, après avoir enlevé toutes les parties placées avant le pont de Varole, on conserve ce dernier, les mammifères prennent cette attitude du corps, qui dépend de l'innervation de muscles nombreux : les animaux se tiennent sur leurs pattes ou dans une autre position, liée à la tension musculaire. Chez les vertébrés inférieurs, qui ne possèdent pas de pont de Varole proprement dit, sous ce rapport, la moelle allongée ellemême occupe sa place. Une grenouille, décapitée en avant de la moelle allongée, peut, dans cet état, vivre de longs mois. Durant tout ce temps, elle reste assise, respire, avale la nourriture, qu'on lui introduit dans
1. Kussmaul etTenner, in Untersuchungen zur Naturlehredei Menschen^ de Moleschott, m, p. 77.