Voir plus haut^ p
meaux, se dirigent en haut vers Técorce cérébrale, les impressions lumineuses provoqueront, en deux endroits, les innervations motrices, qui prennent naissance dans le tubercule quadrijumeau : dans les tubercules quadrijumeaux eux-mêmes et dans Técbrce du cerveau. Donc, après Tabla tion des hémisphères, les impressions lumineuses doivent, évidemment, exciter encore les mouvements de l'œil et ceux des autres muscles du corps ; mais, tous les mouvements, qui, lors de l'intégrité du cerveau, émanaient du sens visuel, ne persisteront plus. Si Ton compare la conduite des animaux dans les deux cas, il n'est pas douteux, que l'enlèvement des lobes cérébraux supprime ces mouvements, qui supposent une coopération complexe de la part des impressions lumineuses, soit à d'autres excitations sensorielles, soit à des sensations antérieures. Les tubercules quadrijumeaux ont, pour effet direct, de modifier l'exécution des mouvements, dépendant sans doute d'autres causes ou d'exciter les mouvements, qui succèdent immédiatement aux impressions, tels que les réflexes du globe oculaire, de la pupille et du muscle constricteur de l'œil (orbiculaire des paupières) ou les mouvements, destinés à fuir les forts excitants lumineux. Par conséquent, les tubercules quadrijumeaux joueraient, probablement, le rôle de centres réflexes du sens de la vue. Les mouvements, qu'ils engendrent après l'ablation des autres parties cérébrales, pourraient être convenablement appelés des réflexes de la moelle épinière, mais en leur donnant une autre signification. Ils en difièrent seulement, parce que, chez eux, un plus grand nombre de groupes musculaires s'unit, pour exercer une action coordonnée. Ceci est facile à comprendre, si l'on a égard à l'affluence plus complexe des voies conductrices. Dans la moelle épinière, probablement diverses parties des voies réflexes servent également à transmettre les impressions de sensation et à renvoyer les impulsions motrices. De même, les tubercules quadrijumeaux, abstraction faite de leur fonction indépendante, comme centres réflexes, pourraient simultanément effectuer des transmissions aux centres visuels de l'écorce cérébrale et, d'autre part, recevoir les influences, qui en émanent.
Nos données sur la fonction des couches optiques (thalami optici) sont bien moins certaines (1). Les phénomènes, consécutifs à la lésion
1. Pour certains auteurs, les couches optiques sont une espèce de sensorium commune, une formation, où viennent affluer toutes les sensations (Luys, Recherches sur le système nerveux, p. 342) ; selon d'autres auteurs, ce sont des or-