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LOIS GÉNÉRALES DES FONCTIONS CENTRALES

dactioQ. Ënfiu, le cinquième principe concerne la localisation des fonctions, comme tous les cas de suppléance ; et il explique particulièrement ce fait, que toujours la suppléance s'accomplit graduellement.

Ces divers principes sont applicables, dans la plus large étendue, aux hémisphères cérébraux, puisque les connexions ou unions les plus variées et, par conséquent, les suppléances se manifestent dans ces tissus. Cependant, pris dans leur expression générale, ces principes ont la même valeur pour tous les organes centraux ; car, ils sont spécialement démontrés par de nombreux phénomènes, que nous ont déjà révélés l'étude des lois de conduction et celle des fonctions de la moelle épinière.

Les opinions, émises sar la fonction physiologique des parties centrales avaient eu primitivement, pour point de départ, l'analyse anatomique. Ons*était efforcé de trouver le rôle, que pouvaient avoir les diverses portions du cerveau et, comme l'observation était muette à cet égard, on eut recours à la fantaisie. lies facultés particulières de l'âme, la perception, la mémoire, t'imaginatioa,etc., furent localisées arbitrairement ; aussi, chaque auteur leur assigna-t-il une place à sa manière (1). C'est principalement Haller, qui a le mérite d'avoir frayé la voie à une conception, conforme à la nature et se rattachant à l'observation physiologique. Cette réforme a des liens de parenté très-étroits avec sa théorie de l'irritabilité. L'importance essentielle de cette dernière théorie consistait à attribuer les facultés de sensation et de mouvement à des tissus hétérogènes : la sensation aux nerfs, le mouvement aux muscles et à d'autres éléments contractiles (2). Selon Haller, la source de toutes ces facultés était le cerveau. Celui-ci serait en rapport avec l'âme et les fonctions psychiques, car il est le sensorium commune, le lieu, où toutes les activités sensorielles sont exercées et d'où proviennent tous les mouvements musculaires. Ce sensorium s'étendait à toute la masse médullaire du cerveau et du cervelet (3). Quoique, sans aucun doute, chaque nerf reçoive d'une partie cérébrale déterminée ses propriétés physiologiques ; quoique, par conséquent^ d'après les attestations de l'observation pathologique, la vision, l'audition, la déglutition etc., aient quelque part leur siège dans le cerveau, néanmoins, les rapports d'origine des nerfs amènent Haller à admettre, que ce siège n'est pas localement délimité : il occuperait généralement une grande partie du cerveau (4). Pour Haller, le rôle des

1. Voir, in Elementaphysiologiœ de Haller, Lausanne 476Î, t. IV, p. 397, Ténumèralion de ces localisations.

2. Voir la critimie historique de la théorie de rirritabilité, in Lehre von der Muskelbewegung, de Wundt ; Brunswick 1858, p. 155.

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