Ibid, p
filets commissontox serait de pennettre aux parties saines, d'effectner la snp« plëance fonetionnelle des parties deyeûnes malades; et, d'après le même auteur, Tinexcitabilité de la moelle du cerveau provient, de ce que les filets nerveux perdent leur sensibilité, à mesure que dans la moelle du cerveau ils se divisent en plusieurs rameaux (i).
Ce point de vue, où Haller s'était ainsi placé, ne fut pas stérile pour la physiologie. Mais les tentatives, ayant pour but de déterminer la localisation physiologique des facultés intellectuelles, revenaient continuellement à l'ordre du jour ; et, comme précédemment, les anatomistes furent généralement les promoteurs de ces investigations. Grâce à Gall, qui s'est acquis un mérite incontestable par ses recherches sur la structure cérébrale (2), cette théorie devint un véritable système et exerça une influence durable. La phrénologie (3), fondée par Gall, repose sur l'idée suivante : le cerveau se compose d'organes internes, qui sont analogues aux organes sensoriels externes. Gomme ceux-ci effectuent la perception du monde extérieur, de même les organes du cerveau procureraient la perception de l'homme interne. Les diverses facultés, localisées dans le cerveau, furent donc appelées des sens internes, Gall en a discerné 27 (4); et pour les désigner, il emploie, selon les besoins, les expressions suivantes : sens, instinct, talent et, même, mémoire. Il distingue ainsi le sens des localités, le sens du langage, le sens des couleurs, l'instinct de la reproduction, de la défense, le talent poétique, Tesprit caustique, métaphysique, la mémoire des choses, celle des mots, etc., etc. Les facultés de l'âme, admises ordinairement, la perception, l'entendement, la raison, la volonté, etc., n'oocupent aucune place parmi les concepts phrénologiques. D'après l'opinion de Gall, ces facultés fondamentales de f âme ne sont pas localisées ; elles déploient uniformément leur activité, lors de la fonction de tous les organes cérébraux et, mème^ des organes sensoriels externes. Selon cet auteur, chacun de ces organes est une « intelligence individuelle > (5). En faveur de l'analogie des organes cérébraux avec les organes sensoriels, Gall emprunte un argument à ses recherches ana* tomiques. Chaque nerf sensoriel étant un faisceau de filets nerveux, de même, le cerveau tout entier est une réunion de faisceaux nerveux (6).
1. « Hypothesin esse videor et fateor », ajoute-t-il prudemment. *- (Ibid, p. 399.)
i. Gall et Spursheim^ Anat, et physiol d. syst, nerv. vol. I. Parie 1810. Voir aussi Untersuch. ûher die Anat. d. Nervensyst, des mêmes auteurs. Mémoire transmis à l'Institut de France^ avec le rapport des commissaires. Paris et Strasbourg 1809. — Voici les deux principaux mentes de Gall : relativement à l'anatomie du cerveau, il introduisit l'usage de disséquer cet organe, en commençant de bas en haut: et il démontra la division générale des filets de la moelle du cerveau.
3. Le système de GaU est exposé en détail dans les tomes 11 et IV de TouTrage, cité tout à l'heure.
4. Spurzheim a élevé ces facultés au chiffre de 35. — Consult Combe, System der Phrénologie, traduction allemande de Hirschfeld. Bruns-wick 1883^ p. iOi et suiv.