SÉMKIÛ TIQUE DE LA PEAU
;ivant-bras et aux surfaces iliaques latérales trochantériennes ; la (lermite érythémateuse simple de Jacquet (érythème de l'enfance, en forme de fer à cheval) , sur la partie postérieure des cuisses et lies fesses; la dermite vésiculeuse, dans les parties convexes.
Aux organes génitaux : l'eczéma arthritique, qui se porte au li'onc et aux membres; la;^a/e qui, chez les petits enfants, laisse lies marques sur le pénis: le motluscum contagiosurn, l'urticaire œdémateuse.
Aux jambes : l'énjthème noueux, la peliose rhumatis^male, Vérythéme des petites fdles, spécialement localisé aux malléoles.
Comme particularités de siège, il faut remarquer aussi que le struphulus est très disséminé, mais n'atteint pas généralement les organes génitaux, la face interne des cuisses et des bras et la partie supérieure du visage: que le prurigo ne s'étend pas aux jirticulations, ni aux surfaces de flexion et est moins intense au tronc qu'aux membres, principalement aux membres inférieurs; que le zona est presque toujours unilatéral; qu'il y a des maladies propres à la puberté, comme l'ichthyose pilaire et l'éry thème des jeunes filles; que d'autres, comme le pemphig us aigu, la séborrhée du cuir chevelu, sont spéciaux à la première enfance; que nous pouvons rencontrer les sillons de la gale dans la paume des mains des nourrissons.
Syphilis. — La syphilis héréditaire, comme celle qui est iuquise, offre des manifestations dans le tégument externe. Elles présentent toutes deux des caractères analogues, mais les dermatoses de la syphilis héréditaire sont assez souvent prurigineuses.
L'étude des pertm'bations causées par différents germes sur la peau, — espèces diverses de dermites, — a fait diminuer le radre, autrefois très vaste, des syphilides héréditaires. Aujourd'hui on ne doit plus compter parmi celles-ci les formes papuleuses pures et tuberculeuses et il y a des restrictions à faire dans la liste des syphilodermies ulcéreuses.
En ce qui concerne les points de prédilection, on remarque que la syphilide érythémateuse occupe les fesses, les cui.sses, les jambes et peu souvent le tronc ou la face, les malléoles, la face
postérieure des jambes et des cuisses, les fesses, le cou, la paume de la main; ou que, sous la forme squameuse, elle dessine la forme en fer à cheval de la dermite infantile simple, pouvant d'ailleurs attaquer les mains, le cou et les malléoles; la maculeuse pure, en plaques autour des oi'ifices de la bouche; la polymorphe, aux pieds, aux cuisses, aux fesses, aux bras, au cou. à la face; la papulo-érosive, particulière aux plis de la peau, où il existe de Thumidité, aux aisselles, à l'aine, entre les fesses, entre les doigts; le pemphigus spécifique, dont le siège exclusif est aux paumes des mains et à la plante des pieds, ce qui constitue un sérieux élément de diagnostic, auquel on doit ajouter la manifestation de la dermatose dans la première semaine de vie extra-utérine. Elle est composée de vésicules qui se rompent en s'ulcérant, se cicatrisent ensuite en croûtes avec rougeur de de la peau aux alentours, ou s'étendent de façon à produire de larges exfoliations épiderniiques.
Quand un enfant syphilitique naît sans manifestations cutanées, leur apparition est précédée, . dans un délai maximum d'environ quatre mois, d'un changement de coloration de la peau du front, qui devient dun blanc sale (Bednar). « La peau perd sa transparence, dit Trousseau, elle devient terne, même s'il n'y a ni bouffissure, ni amaigrissement. Sa coloration rosée disparait et elle est remplacée par une teinte bistrée, qui ressemble à celle des Asiatiques. Elle est jaune; café au lait... »
Les signes cutanés de la syphilis héréditaire peuvent être confondus avec ceux de la syphilis acquise. 11 en existe un, cependant, selon la juste remarque de Hochsinger, qui est le seul symptôme absolument caractéristique delà syphilis héréditaire : c'est l'endurcissement du bord des léircs, avec cicatrices radiées, s' étendant tant sur la muqueuse que sur la peau voisine. Le substratum anatomique dérive d'une infiltration en rhagades des bords des lèvres des noun-issons.
Des syphilides ulcéreuses, vraies phKjues muqueuses de la peau, peuvent être confondues avec les boubas ou pian, mais les autres symptômes delà diathèse font défaut. Les boubas, maladie propre à la race noire, peuvent être classées en : 1° forme humide, composée de tubercules qui s'ulcèrent en laissant suinter un