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CHAPITRE IV

l'ESÉES ET MENSURATIONS

A létudc de In nulrition. c4émcnt indispensable pour l'appréciation de tout état moi'ijide, vient se joindre en pédiatrie la recherche de l'accroissement, l'acteur d'une importance indiscutable dans la nosologie du premier âge.

L'accroissement s'évalue par le poids et la longueur proporlionnels de l'organisme. On connaît actuellement pour ces deux éléments des moyennes, qui servent d'étalon.

Adoptés dès 1858, accidentellement, par M"" Alliot à la Mntei'nité de Paris, les pesées constituent aujourd'hui une méthode employée dans tous les pays civilisés, depuis les travaux de WiEL.\ND, Natalis GiiLLOT, Breslalt, Siebold, Haake, et autres.

Valeur des pesées. — Beaucoup de médecins sont déjà convaincus de la justesse de l'assertion de Winckel : « Le [lesage régulièrement répété de l'enfant est le meilleur thermomètre de sa santé ; il indique facilement par des chiffres ce que le nourrisson ne peut exprimer par des paroles. »

I.,es pesées méthodiques et périodiques font connaître le degré de la nutrition, ce que le petit être gagne ou perd par jour, ou autre unité do temps, et la quantité de lait qu'il iibsorbe.

Il semble, tout d'abord, que le premier point ne puisse donner lieu à discussion. Si l'on prend, par exemple, un enfant de six mois, et que l'on constate que, du sixième au neu-

K L K M E X T s DE S K SI E 1 0 L f ) G I E INFANTILE

vième mois, sans présenter de maladie appréciable, il a aiij:monté de 300 à 400 grammes, il est naturel de penser que son alimentation est réellement très efficace. Cette conclusion nest, cependant, pas aussi évidente quelle le parait. En premier lieu, l'augmentation accusée par la balance peut être due à une surcharge d'adiposité, ce qui se produit assez fréquemment chez les enfants rachitiqucs. En second lieu, comme lobserve Selensky.

il n'existe pas de moyen immédiat d'évaluer l'accroissement d'éléments utiles au jeune enfant.

11 est vrai, selon l'opinion do LuMN, citée par Sarra, que l'analyse de lurinc, relativement à léliminiilion de l'azote, et l'examen viscéral, expliquent ce qu'indique arithmétiquement la pesée, mais, dans la pratique commune, on ne peut toujours obtenir les données de léchange matériel.

D'un autre côté, les faits dernièrement rassemblés par Bcdin viennent démontrer la valeur relative, et non absolue, des augmentations régulières de la courbe du poids. Ce distingué professeur a constaté que « chez des enfants, qui ont une belle courbe, chez des enfants syphilitiques, on peut voir la mort survenir rapidement et d'une façon tout à fait inattendue ». En conséquence, chez les hérédosyphilitiques les chiffres normaux donnés parla balance ne sont pas des éléments irréprochables, ni forcément d'un bon pronostic. Sans nier l'importance incontestable des renseignements fournis par l'évaluation du poids de l'enfant, il faut donc, à l'occasion, rectifier leur valeur, chaque fois que ces renseignements .se

Fig. 19.

Pose-bébé Sutils.

PESKES ET MENSURATIOXS

trouvent en désaccord avec les signes cliniques et le développement du corps.

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