Œuf de lai'iiia
développement. Ce moment est indiqué, pour le tamia inerme, lorsque ses cucui'bitins se détachent spontanément. Pour le tœnia armé ou le bothriocéphale, cette expulsion spontanée des cucurbitins se fait moins souvent, et on peut arriver alors à déterminer le moment opportun, en songeant que le parasite met de trois à quatre mois pour prendre le développement favorable à la réussite du traitement, soit lorsqu'il est produit pour la première fois, soit lorsqu'une précédente tentative d'expulsion a échoué. »
La présence de l'ankjloslome duodénal dans les fèces d'un
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enfant exige que l'on essaye aussitôt la médication indiquée. On sait que l'ankylostomiase est une maladie fréquente dans les classes pauvres employées aux travaux des champs, principalement dans les pays chauds.
8'^ Lilltiases. — 11 n'y a rien de spécial quant à lexamen dos calculs biliaires dans les fèces des enfants, ce qui ne se rencontre, tout au plus, que dans la seconde enfance.
La lithiase intestinale, étudiée dei'nièrement en France, peul se rencontrer chez des enfants de deux ans (Guinon), et aussi et prinripalemeut, dans la seconde enfance (Dieulafoy). Dans le diagnostic chez l'enfant, on doit A'érifier avec soin s'il ne s"agit pas de substances ayant une autre origine, comme des concrétions de poires, par exemple. Moussous a publié un cas instructif d'une autre oi'igine. Un nouri'isson avec coliques, dyspepsie, expulse des grains jaunes, semblables à du millet et blancs en dedans, quand on les écrase. Le microscope laisse voir des cristaux, en fer de lance, juxtaposés, semblables à des cristaux d'acides gras, ce qui est confirmé par l'examen chimique : par la calcination on obtient un dépôt carbonique insoluble dans l'acide chlorhydrique et soluble dans la lessive des savonniers. En résumé : tandis que dans la véritable lithiase intestinale, il existe toujours des substances minérales, dans la pseudo-entérite sablonneuse, celles qui se présentent sont d'origine organique,
9" Examen microscopique. — L'examen microscopique des fèces est souvent nécessaire pour jugei*, non seulement de la digestion du petit malade et de son alimentation, mais encore des cléments étrangers qui peuvent exister : œufs de parasites, amibes, bactéries.
Les résidus d'aliments qui se présentent dans les fèces sont principalement les fibres musculaires, de l'amidon, de la cellulose, de la graisse.
L'abondance de la fii)re musculaire indique que l'enfant ne digère pas bien la viande. L'amidon, en granulations intactes, n'est pas fréquent chez les enfants bien portants. Sa présence en quantité, quand on fait usage d'amylacés avec l'alimentation lactée, démonti-e un degré de dyspepsie; dans le catarrlie intestinal et dans l'alhrepsie, l'amidon figure souvent dans les
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fèces. Mais, dans tous ces cas, la cellulose est plus abondante, et Raudnitz, il qui nous nous l'eportons dans ce paragraphe, croit que Ton pourrait expliquer ces phénomùnes morbides par l'irritation de la muqueuse par la cellulose.
Dans la matière fécale d'un nourrisson sain, jusquà six mois, la graisse apparaît en forme de 1 ou 2 gouttes dans le champ du microscope. Plus tard elle devient acide, sous forme de cristaux des acides palmitique et stéarique, communs dans évacuations de ceux qui souffrent de la fièvre et de l'athrepsie. La graisse neutre abondante se rencontre dans les affections avec péristaltisme exagéré des parties supérieures de l'intestin, dans la suralimentation lactée, dans la dyspepsie. Saponifiée, elle n'est pas rare dans les catarrhes.
Le mncus, qui, en flocons isolés, se présente rarement dans les fèces de l'enfant sain, devient abondant dans les catarrhes et principalement dans lentérite muqueuse.
Baginsky a établi les bases suivantes pour l'examen microscopique des fèces :
Dans la dyspepsie, il y a des résidus alimentaires, de la graisse, des schyzomicètes; dans la gcti^tro-cntcrite catarihale aiguc, des cellules épithéliales de l'intestin et du mucus, des corpuscules de pus, des détritus alimentaires, des cristaux de phosphate de chaux, des composés d'acides gi'as, de l'oxalate de chaux, des cristaux de bilirubine et de Charcot-Xeumann, des bactéries; dans Vcntcrite cholcriforme, ni mucus ni sang, mais des détritus épilhéliaux, des bactéiMes; dans Vcntcrite fullicalaire, il ^^ a prédominance de cellules de mucus, des hématies, du pus, des cellules déformées deTépithélium de la muqueuse et des glandes de Lieberkuhn, des cristaux ammoniaco-magnésiens, combinés avec la chaux, des ferments, des cocci, des bacilles; dans \ entérite pseudo-membraneuse ^ des micro-organismes, du pus, du sang, que l'on trouve aussi dans la tuberculose inlcstinale, avec le bacille deKoch; dans Yathrepsic, la constitution microscopique dépend de la période de la maladie.
Les investigations de différents auteurs ont démontré que des ovules de parasites peuvent se trouver chez des enfants ayant tous les caractères de la santé, principalement chez ceux
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qui sont allaités artififiellenient. Leurs caractères distinclifs ont une certaine importance.
Ceux de Tascaride lombricoïde, arrondis, avec une double coque, sont entourés quelquefois d'une enveloppe albumincuse jrrégulière, que la bile peut colorer. Ils mesurent de 0,05 ;i 0,06 millimètres dans leur plus grande longueur et offrent un protoplasme très granulé.
Ceux de Toxyure sont beaucoup plus petits. Francbemenl ovoïdes, ils mesurent environ 0,0o2 millim., leur coque est fragile et leur centre granuleux, avec un nucléole.
Ceux du trjchocephalus dispar présentent comme signes caractéristiques deux points brillants, placés comme deux pôles: ils sont bruns.
Les ovules de rankylostomc duodénal se rapprochent de la forme de ceux de l'ascaride lombricoïde; ils mesurent 0,05 millim. sur 0,023 millim. Leur contenu est granuleux, leur coque translucide, et ils offrent une certaine ressemblance avec ceux de Vanguilhda stercoralis.
Mais les ovules de cette dernière, au lieu d'être rencontrés isolés et presque toujours sans larve, comme il arrive pour ceux de l'ankjlostome, se trouvent en cordons, de 2 à 6 éléments, liés par une substance hyaline cl contiennent pres(iue toujours une larve. Du reste, ils sont plus allongés; leur longueur est de 65 à 70 |jl.
Les ovules du lœnia solium et du médiocancllata se confondent facilement. Ils ont la coque épaisse, irradiée, entourée quelquefois d'une auréole hyaline albumineuse. Mais ceux de la première mesurent 0,036 x 0,032 millim., et ceux de la seconde 0,039 x 0,033, millim., circonstance d'ailleurs dilïicile à apprécier, comme on le voit.
Ceux du bothriocephalus latus sont grands : 0,07 X 0,045 millim. L'intérieur, clairement granuleux, est entouré dune enveloppe grise simple, contenant un opercule à un des pôles.
Les (uihrba coli, qui doivent être recherchés peu après l'émission des fèces, olTrent une longueur de 15 à 25 {i. Ce sont des masses protoplasmiciues, qui émettent des pseudopodes,
rhombes, cl qui contiennent un noyau potirvu de nucléoles et • [uelquefois de granulations et de vacuoles.
Bactéries pathogènes. — L'étude des bactéi'ies intestinales, comme facteur pathogénique, est encore sujet à litige. Les opinions se divisent, et rien n'est positivement assis sur un sujet si important, ce qui s'explique par les difiicultés qui entourent les investigations microbiennes dans les fèces.
Pour CzERNV, tout résulte de la '< suralimentation qui provoquerait chez les nourrissons, une intoxication par transformation des substances albuminoïdes données en trop grande quantité. Cette intoxication aurait en même temps pour résultat de diminuer l'alcalinité du sang et des tissus et d'en diminuer de cette façon les propriétés bactéricides, de les rendre par conséquent moins résistants contre les infections. » Booker admet trois formes d'infections intestinales : dans la pi*emière, la dyspepsie, les évacuations acides contiennent le bacterium lactis aerogenes et de rai'es coli-bacilles : dans la gastro-entérite, les lésions intestinales coïncident avec les streptocoques dans les fèces et dans l'intestin ; il existe, finalement, une intoxication généralisée, d'origine bacillaire, et un faible substratum anatomique dans l'intestin.
Ces microbes sont-ils pathogènes? Koloii.\x Szego, chez oi enfants sains, de juoins de six mois, a toujours trouvé les coli-bacilles A et B dans la matière fécale, 40 fois le streptocoque, 31 fois le bacille fétide, 22 fois le lactis aerogenes.
Lesage et Thiercelin accordent une grande valeur au bacteriuiYi coli. au bacille-filament et au bacille pyocyanique. Epstein croit (|ue la gastro-entérite est une infection générale de l'organisnic, d'origine intestinale.
Baginsky pense que cette intoxication provient du coli-bacille, du bacille lactis aerogenes et de celui qu'il a spécialement décrit. Rudolf Fischl, contestant principalement les études de Lesage, alïirme que « les observations nombreuses permettent, d'un côté, de dégager tel ou tel tableau clinifjue à caractères microbiologiques plus ou moins précis; <le l'autre, nos connaissances relatives à celle question sont encore, d'une façon générale, incom-
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plètes et défectueuses. Cela tient surtout a la biologie complexe des bactéries de l'intestin et à la difïiiMjllé détablir des expériences se rapprochant des conditions cliniques. »
En somme, — et pour ne pas sortir de notre plan pratique, — le médecin, sauf dans des cas de choléra morbus et de tuberculose — et ceux-ci même très sujets t\ des éventualités connues pour l'examen bactériologique, — ne peut s'appuyer sur le microscope pour affirmer, dans un diagnostic rapide, l'étiologie d'affections intestinales des nourrissons.
Cependant, il nous semble que les investigations d'EpsxEix ont démontré l'existence d'une entérite par amibes ; les dernières recherches d'EscHERicu ont établi presque incontestablement, on peut le dire, l'entérite streptococcique du nourrisson, et celles de Spiegelberg, corollaire de points de vue antérieurs d'autres médecins — - attestent l'importance des bactéries protéolytiques du lait.
La classification des entérites se ressent de ces hésitations. Comme document transitoire, nous avons modifié celle qui a été acceptée il y a quelques années par la Société de Pédiatrie de Ne^v-Yo^k et qui lui avait été pi"ésentée par Emmet, IIolt et
ROTCH.
Cette classification présente la gastro-entérite avec acétoniirie décrite par Czerxv, Hymaxs, vax der Berg, Keller et Vergely ; la streptococcique; celle de Lesage et «IUavem (V. Tableau de classification des ententes).
Diagnostic des maladies intestinales. — Le diagnostic des maladies gastro-intestinales ne se fait pas seulement par les examens indiqués jusqu'ici. L'état général du malade est d'une valeur inestimable, et on ne doit pas négliger l'état local de l'abdomen et la coexistence et la combinaison de quelques symptômes.
Dans la dyspepsie tout, au début, peut je limiter à une légère dénutrition, aux évacuations caractéristiques et à un sommeil peu tranquille. Mais si le poids commence à diminuer sensiblement, s'il y a des vomissements et si la diarrhée survient, la maladie sest déjà transformée en une gastro-entérite.
• Dans le cours de cette dernière, lorsque les déj ections deviennent aqueuses et très fréquentes, avec faciès hippocratique, amaigrissement subit et intense, on est conduit à admettre le type cholèriformo, d'un. pronostic si grave.
La proseni-e de déjections djsentériformes, coïncidant avec une tumeur abdominale, attire l'attention sur l'invagination, chez un nourrisson. Des vomissements avec météorisme et des phénomènes de péritonismc, amèneront à examiner les orifices herniaires, à s'informer de la perméabilité intestinale, à vérifier s'il y a eu des symptômes antérieurs du mégacolon de IIirchsl'Krxci.
Le toucher rectal est, dans bien des cas, une manœuvre indispensable. Dans la constipation, on potirra trouver de l'atrésie, des hémorrhoïdcs ; et en cas de sang dans les évacuations, quelquefois des polypes.
Quant à l'examen de l'abdomen, voyez le chapitre xi.