MORTALITÉ
1817 1,018 bab.
i,873 bab.
Totaux 3,470
Moyennes 1,157
Un décè» sur (Î5 bab. 1
Ainsi, pendant une période de 20, et mali;n'' ks ainélionttions introduites dans la vk domestique, l'indigence plus i<iiissfinl<- i j ne tout le bien qu'on a pu faire, a quadruple la inorLdilé dans l'arrondissement de l'aris k plus pauvre, comparé au plus vielie, cl, par conséquent, elle a abrégé, dans cette terrible proportion, la durée de l'existence des liabitanls de cette partie de la .Métropole.
Au milieu des perturbations qui menacent sans cesse de rompre le (il de nos jours, l'événement
capital de la vie, c'est sa transmission. Car, dans l'ordre de la nature, les individus ne sont quelque chose que par leur participation au grand œuvre de la perpétuité des rares. Le moyen social de cette transmission est le mariage. Cei acte civil constitue la famille; il régularise l'existence des deux sexes et la rend de plus longue durée qu'elle n'est dans le célibat. 11 varie en nombre proportionnellement à la population et selon les temps et les lieux. Les mariages sont três-mulii plies après les longues guerres et les épidémies meurtrières ; ils diminuent de quantité aux époques où il devient difficile de vivre.
Sur environ 225 millions d'habitants que contient l'Europe, il se fait annuellement 1,855,000 mariages, ou 1 sur I 2 1 personnes. Ainsi, un 60 e de chaque sexe se marie chaque année. Le maximum est d'un sur 100 habitants; le minimum, un sur 163. Il se fait un tiers plus de mariages en Allemagne qu'en l.spagne et en Portugal ; il s'en fait à Paris deux fois autant qu'à Pétcrshourg, proportionnellement au nombre des habitants. Le rapport général des naissances légitimes a In population de l'F.urope, étant d'une sur 27 personnes, il naît, chaque année, 8,333,000 enfants. Les mariages contractés annuellement sont dans la proportion d'un â quatre et demi, avec cette production. Depuis un demi-siècle les mariages ont diminué généralement dans tous les pays de la société européenne. Leur déeroissement a été :
En Suède, d'an 22 e , en 30 ans;
En Portugal, d'un 13", en 30 ans;
Eu Russie, d'un 9 e , en 30 ans;
En Angleterre, d'un 8% en 70 ans;
En Hollande, d'un 6 e , en 36 ans ;
En Prusse, d'un 5% en 1 27 ans ;
En franco, de 2 cinquièmes, ou 4 1 ans.
Cette diminution s'aecroit comme les progrès de la civilisation, qui augmentent les besoins des hommes et rendent leur prévoyance plus inquiète. Les unions, qui ne sont pas légitimées par le mariage, se multiplient, surtout dans les grandes villes et dans les pai s où les mœurs lies pnpnhilimis api colis sont remplacées par les habitudes de l'industrie. Un douzième des naissances annuelles appartient à ces unions dans la plupart des États de l'Europe; et celte proportion s'élève au tiers ou même à la moitié, dans les capitales et dans quelques villes maritimes soumises à de pernicieuses influences.
11 y eut en Eranee :
En 1781 229,827 mariages 1 sur 108 habit.
— 1844 279,667 — 1 — 122 Mais, de 1817 à 1824, la proportion fut d'un à l'iO et même l l. r >. I,a persistance de la prospérité publique a évidemment étendu ses elTets sur le nombre des mariages el a permis de les multiplier; elle a fait plus encore , elle a augmenté les soins dont les enfants ont besoin d'être entourés; en as-
surjmt davantage leur existence, elle limite les naissances du ceux, procréés en foule autrefois, pour ne remplacer que les morts. Voici des chiffres officiels qui témoignent de ce fait curieux.
I80G une naissance légitime sur 0 femmes mariées. 1821 — 6. 23
Ainsi, c'est pendant la guerre, comme dans le temps d'épidémie et de détresse, qu'il uait le plus grand nombre d'enfants ; et une inlluenee contraire est exercée par le bien-être de la paix : mais alors il en survit heaucoup plus aux épreuves de leur premier âge, et la génération est à la fois plus assurée et plus forte.
Si l'on compare li- nombre des naissances annuelles » (*"lui (les mariages, à des époques anciennes et récentes, les différences sont encore plus frappantes. En quatre ans, de 1781 à 1784, il y eut eu France, par un terme moyen :
864,924 naissances, et 223,0(13 mariages.
Et, de 1841 à 1844 compris, il va eu annuel Ic-
977,518 naissances, et 282,339 mariages.
Conséquemnient, il y a soixante ans, on comptait 1. KJ naissances par mariage, et aujourd'hui seulement : 3. ifi. D'où il suit que la fécondité conjugale a diminué d'un sixième par chaque union.
11 y aurait bien d'autres faits sociaux h signaler
numériquement dans le cours de la vie humaine; mais nous devons nous dater d'arriver à parler de sou fatal dénoùmtnt.
III. — Lamoiiï renouvelle les populations vieillies, L't met progressivement à leur plaee une autre générât ion dont l'aspect, If caractère et les passions ont un type, tout différent; elle est le moteurd'unc '..■■l 1. ■[■ ;..'nli .. qu .... jiUjihu. A il *iUlr.^
causes, et ses effets sociaux sont fort mal connus. On croit, par e\emple, qu'elle exerce partout la même puissance, ou du moins qu'elle ililfère peu d'un pays à un autre; il eu est tout autrement. Tandis ipie la fécondité la plue, grande est à peine double de celle qui a la moindre étendue, la mortalité d'une contrée , comparée à sa population, est presque triple de celle d'une autre contrée. Cette énorme proportion n'est pas, comme on pourrait le croire, un triste effet de la rigueur du climat et de la stérilité de la terre. C'est en Sicile et dans les provinces les plus méridionales du royaume de iVaples, sous le plus beau ciel de 1'fcuropc, que la \ ie descend à ce point qu'il meurt annuellement un habitant sur '2'-! ou '2îi, taudis qu'en ÏVorwègc, la perle habituelle est d'un sur îiO ou même 54. Les différences sont, il est vrai, moins extrêmes quand on examine de grandes masses de population, attendu que les nin» cimes se forment par compensation d'une province a\ec une autre. Voici la mortalité de plusieurs pays, d'après leurs documents Officiels :
Russie, ....
1 sur 28
habitants.
Royaume de Naples,
Italie eu général, ,
Autriche, ....
Hollande, ....
Espagne, ....
Prusse, ....
France, ....
Angleterre, . . .
Suéde, ....
Sorwège, ....
En examinant ces nombres ou reconnaît que deux grandes causes, qui dominent les autres, déterminent le rapport de la mortalité il la population, c'est-à-dire fixent le nombre de chances fatales à la vie humaine. Ce sont l'influence du climat et celle de la civilisation.
Le climat favorise éminemment la prolongation de la vie lorsqu'il est froid, et même lorsqu'il es! rigoureux, ou lorsqu'à une basse température se joint l'humidité du voisinage de la mer. La moindre mortalité de l'Europe a lien dans les pajs maritimes et voisins du cercle polaire : la Suède, la Sonvège, l'Islande.
Les contrées où la chaleur e*t tempérée ne sont point, comme ou pourrait le croire, ad nombre des plus favorisées; il leur faut, de plus, les avantages d'un ordre de choses perfectionné. Ou ne saurait so
CH. X. — FAITS SOCIAUX CONSTATÉS. 239 refuser ;i iidjiifttre que la Gaule el l'îincit'inio I rance ne fussent soumises à une grande modalité, ce qui explique leur fail)le population.
Les contrées méridionales, dont le climat est si agréable aux hommes, sont les régions où la vie court le jilus de hasards. Il y a dans la rianle ihiln moitié plus de chances de mourir que dans la froidureusr Lcosse : et sous le beau ciel de la Grèce, la vie est moitié moins assurée qu'au milieu des glaces île l' Islande.
Les lieux de la zone torride, doul on a calculé la mortalité, montre ni que lie influence pernicieuse est exercée sur l'existence des hommes, par l'action de la chaleur et de l'humidité réutiies.
f>° 10' Batavia, 1 décès sur 2(i habitants.
10° 10* Trinité, 1 — 27 —
13° 54' Sainte-Lucie, I — 27 — 14" 44' Martinique, 1 — 34 —
Les effets produits sur la longueur de la vie, par les progrès de la ciiilisatiou. ne sont pas moins
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gré de salubrité du climat. On peut les mesurer en comparant le rapport des décès a la population dans un même pays, à des époques dont l'intervalle a été marqué par des améliorations sociales. Voici une série de termes numériques qui présentent ce rapprochement instructif et encourageant :
Suède 1754 Ô 1763 lsur34 182!àl8îl lsur«
2it)
ÉLÉMENTS Ut:
Danemark.
Allemagne.
Autriche. .
Hollande. .
— 2ti 1824
AnïlHeiTe.