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CHAPITRE HT

chiffres absolus par lesquels se mesurent ces dépenses pour chacune des compagnies, on obtiendrait une comparaison sans valeur. Si, au contraire, on exprime par un coefficient la dépense d'exploitation afférente, dans chaque compagnie, à un kilomètre de réseau, on obtient des chiffres qui deviennent très utilement comparables.

27. La moyenne est, si possible, une donnée statistique plus importante encore et d'une plus grande utilité que le coefficient. A vrai dire, d'ailleurs, et pour qui regarde les choses de près, le coefficient est toujours une moyenne. Toute moyenne n'est pas un coefficient, mais tout coefficient est une moyenne ; c'est une moyenne dégagée en vue de rendre comparables certains chiffres absolus.

Les définitions de la moyenne sont presque aussi nombreuses que celles de la statistique. Mais elles ne diffèrent guère que par la forme, les statisticiens étant, ici, heureusement, d'accord sur le fond. Une des meilleures et des plus claires que Ton puisse proposer nous paraît être la suivante :

DONNÉES FOURNIES PAR LA STATISTIQUE

« La moyenne est la somme de plusieurs quantités de même nature divisée par leur nombre » (*). C'est là, du moins, la définition qui convient à la moyenne de beaucoup la plus fréquemment usitée, à celle que Ton qualifie de moyenne arithmétique (2). 11 faut cependant la compléter par quelques explications indispensables.

28. Le procédé de formation de cette moyenne est des plus simples. Supposons, par exemple, qu'on désire obtenir la moyenne annuelle des mariages en France, de 1896 à 1900.

('} V. enlre autres, sur ]a définition et sur la nature de la moyenne, Dr A. Berlillon. Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, v° Moyenne; Levasseur, La population française, I, p. 38: Cheysson, Les moyennes en Statistique, rapport présenté à la Soc:été de Statistique de Paris et inséré dans le Journal de la Société (février 1886). Conférence sur les méthodes de la Statistique, p. 47-50 et pour de plus longs développements, Gabaglio, Teoria générale délia Stalistica, 2* édit., II, p. 116-237.

[%] Cette moyenne est aussi appelée subjective par A. Bertilîon (loc. cit., note précédente) et elle est opposée à une moyenne dite objective, qui sert à mesurer une grandeur réelle mais inconnue et que Ton dégage, en additionnant les résultats différents d'observations destinées à découvrir cette grandeur, pour diviser le total ainsi obtenu par le nombre des observations,

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