‹ Éléments de statistiqueChapitre 65 sur 80 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

nombre et c'est par le dénombrement seul qu'on est parfaitement éclairé sur l'importance et sur le mouvement des faits. Et là, par la nature mêmes des choses, la statistique n'est pas seulement la condition nécessaire de la bonne marche du service, elle en est en même temps, dans une large mesure tout au moins, le résultat en quelque sorte automatique. Quand elle ne se fait pas d'elle-même, elle reste encore relativement facile à exécuter, puisqu'il suffit d'obtenir du personnel soit le dépouillement attentif de registres obligatoirement tenus, soit le relevé de faits dont la constatation est liée à l'établissement ou à la perception de l'impôt.

77. Jusqu'en 1877, chaque service du ministère, chaque régie ou direction générale, dressait soit librement, soit à la demande du ministre, les statistiques se rattachant à l'accomplissement de ses fonctions. Il n'y avait point, pour l'ensemble du ministère, de service spécial de statistique. De plus, un certain nombre de comptes ou de tableaux étaient publiés annuellement, tels que le Compte définitif des recettes et des dépenses, le Compte général de

ORGANISATION DE LA STATISTIQUE

f administration des finances 1 . le Compte annuel de ^exploitation du monopole des tabacs^ le Tableau annuel du commerce extérieur et de la navigation tel que permet de l'établir l'application des droits de douane. Mais toutes ces publications, si importantes qu'elles fussent, restaient isolées, fragmentaires et incomplètes. La plus grande partie des statistiques relatives aux impôts directs et indirects restaient ensevelies dans les cartons. C'est à peine si, à partir de 1N71. on prit l'habitude de publier mensuellement au Journal Officiel^ le produit des recettes bugétaires, et si. vers 1872, un service de renseignements statistiques, destiné surtout à renseigner le ministre sur les finances étrangères, fut placé au secrétariat général du ministère.

C'est seulement à partir du Ier janvier J 877, qu'a été institué, grâce à l'heureuse initiative

1 Ce Compte général, établi par la loi du 19 nivôse an IX 9 janvier 1800) et dont le premier volume porte sur l'année 1800, est de beaucoup le plus important de tous nos documents de statistique financière. Il est aussi l'un des plus volumineux, un des plus difficiles à manier et à utiliser. On a eu l'heureuse idée, depuis 1904; de publier, chaque année, un Résumé du Compte général qui, sous un format très commode, réunit très intelligemment les données de Statistique financière dont la vulgarisation est à la fois le plus désirable et le plus aisée.

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