‹ Éléments de statistique; principes généraux de cette science, sa classification, sa méthode, ses opérations, ses divers degrès de certitude, ses erreurs et ses progrès; avec son application à la constatation des faits naturels, sociaux et politiques, historiques et contemporainsChapitre 28 sur 72 · QR · texte numérisé non relu

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Royaume de Naples

On

peut admettre avec une approximation suffisante

que sur 225 millions d'habitants des contrées civilisées de l'Europe, il se fait annuellement environ 4 ,855,000 mariages, — ou un sur 121 personnes. Ainsi un soixantième de chaque sexe se marie chaque année.

La proportion des mariages à la population, varie selon les temps et les lieux. La différence est d'un tiers — un sur 100 à un sur 136.

Il y en a en Allemagne, 33 pour 100 de plus qu'en Espagne et en Portugal.

Le rapport des naissances légitimes, à la population, étant d'un sur 27 personnes, 225 millions d'habitants donnent naissance chaque année à 8,333 enfants. Les mariages annuels sont dans le rapport d'un à A et demi, avec ce nombre d'enfants.

La guerre, qui appelle aux armées, une multitude de jeunes gens, diminue considérablement les mariages. La

corruption des cours qui s'étend aux villes et se propage dans les campagnes, exerce un pareil effet. Il en est encore ainsi des vœux monastiques, dans le midi de l'Europe.

Dans les grandes villes, la cherté des subsistances, l'amour du luxe, le relâchement des mœurs rendent les mariages moins nombreux. Toutefois la différence n'est pas aussi grande qu'on l'imagine; et elle serait très-minime, si Ton défalquait de la population sédentaire : les étudiants, les troupes, les invalides, les migrations d'ouvriers, les couvents et autres agroupements de célibataires obligés de l'un et de l'autre sexe.

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