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l'écorce du bois, et c'est par elle que s'opère l'accroissement de la tige en épaisseur.
Le cambium est enveloppé par un cercle de fibres, dont les plus extérieures sont entremèlées de vaisseaux, ce sont les fibres corticales ; ces vaisseaux sont les laticifères; enfin, autour de ce cercle de fibres, on trouve une zone de tissu cellulaire, coloré en vert, etmis en communication avec la moelle par les rayons médullaires, dont les lames minces traversent toutes les couches précédentes. C'est l'enve-
Fig. 10. — Portion de la même tige coupée dans le sens de sa longueur pour montrer la disposilion des divers tissus.
NUTRITION 47 - loppe cellulaire, qui est elle-mème recouverte d'une
couche de cellules de couleur souvent brune, dispo- … sées par assises régulières; cette zone, nommée - l'enveloppe subéreuse, est recouverte à son tour par . lépiderme.
La radicule, à sa naissance, est formée par un petit groupe de cellules, qui, tout en se multipliant, s'allongent et se transforment en fibres et en vaisseaux, dont les extrémités supérieures s'unissent aux fibres et aux vaisseaux de la tige. Aussi la composition de la racine présente-t-elle une grande ana- . logie avec celle de la tige. La seule différence essentielle consiste dans l'absence de moelle; les fibres se développent au centre même de la racine, et lais- - sent vers la circonférence toute la masse du tissu
% cellulaire. L'épiderme des racines n'est pas comme € celui des tiges percé de stomates : mais les cellules L. qui le forment s'allongent souvent de manière à - faire saillie, elles présentent alors l'aspect de poils très fins.
4 Le tissu cellulaire des racines est en général gorgé À de liquide, et on y constate souvent la présence 4 d'une grande quantité de fécule.
Les feuilles, à leur naissance, présentent l'appa-
rence de petites écailles minces et serrées les unes contre les autres; à mesure que la tige s'accroît, ces lamelles, qui sont le prolongement d’un des fais-
ceaux fibreux dévié de la verticale, s'écartent et s’agrandissent. Si l'on examine au microscope une feuille ayant pris sa forme définitive, on reconnaît qu'elle est composée des tissus qui se retrouvent dans la tige et qu'ils y sont placés dans le même ordre.
Tant que les faisceaux de fibres qui doivent constituer la carcasse de la feuille, restent juxtaposés sur une certaine longueur, ils forment le pétiole ou queue; à une certaine distance de la tige, ces faisceaux se divisent, se ramifient et forment le limbe
Fig. 11. — Feuille de peuplier noir.
PAS Pr 1 Lien A 2e L MR 4
QT, RCA CS
ou la feuille proprement dite. Les mailles du réseau que produisent toutes ces petites ramifications sont remplies de tissu cellulaire.
Quoiqu'elles soient souvent très minces, on peut reconnaître dans l'épaisseur des feuilles deux couches distinctes de tissu cellulaire: l'une supérieure, est formée de cellules serrées, étroites, laissant entre elles quelques lacunes correspondant à autant de stomates; l'autre, inférieure, composée de cellules lâchement unies, présente de nombreuses lacunes, communiquant les unes avec les autres et avec les stomates, qui criblent la face inférieure de la feuille. Les nervures qui viennent s'étaler au milieu de ce tissu de consistance spongieuse sont, comme nous l'avons dit, le prolongement des fibres et des vaisseaux de la tige. Ces faisceaux de petits tubes établissent une communication non interrompue entre la feuille, la tige et la racine.
L'extrémité supérieure de la tigelle est couronnée par le bouton, petit renflement situé entre les points d'attache des feuilles terminales; le bouton est le rudiment du bourgeon, qui doit continuer la tige. C’est un amas de cellules, en communication avec l'extrémité de la moelle. Ce noyau cellulaire est recouvert de petites lames superposées, qui deviendront plus tard des feuilles.
Le bouton a beaucoup d'analogie avec l'embryon,
mais il n'est pas comme celui-ci pourvu de cotylé-
dons. Destiné à se développer sur place,:1l trouvera dans le végétal sur lequel il a pris naissance la
nourriture que les cotylédons doivent fournir au germe. |
On voit,par cette description, que depuis l'extrémité des racines jusqu'aux feuilles, toutes les parties du jeune arbre sont mises en communication par une multitude de canaux, qui permettent aux liquides de circuler dans son intérieur. Il nous reste maintenant à faire connaître comment s'opère cette circulation, et quelle est son action dans la vie végétale.
Lorsque, après avoir épuisé les provisions de nourriture renfermées dans le gland, d'où il est
sorti, le jeune sujet demande aux milieux qui l'en-
tourent les éléments de son existence, sa radicule va chercher dans le sol l'eau chargée de substances solubles.
Cette eau est absorbée par l'extrémité de la radicule, qui est formée d'un tissu cellulaire très perméable; les poils déliés, qui garnissent la surface de cette jeune racine, sont, comme nous l'avons dit, des cellules allongées; ils sont par conséquent creux et augmentent la surface d'absorption. Ces poils, pénétrant dans les plus petits interstices, s'appliquent contre les particules terreuses
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