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TAILLIS 127 placés sur cette bande empêchent le feu de la franchir.
Lorsque les cendres produites par la combustion des fourneaux ou des ramilles ont été répandues sur la coupe, on donne une culture à la houe et l'on sème du seigle.
Le sarlage à feu couvert est plus nuisible que celui à feu courant, Le feu courant effleure seulement les souches, et ne les empêche pas de produire l'année suivante de vigoureux rejets. L'enlèvement de toute la couche superficielle du sol, pour former les fourneaux, amène la destruction de l'humus, et, par suite, l'appauvrissement du terrain. On atténue les inconvénients de ce mode en formant les fourneaux avec les herbes, la mousse et les gazons,
sans enlever des mottes de 10 centimètres d'épais-
seur, comme cela se fait ordinairement. Les four-
neaux faits ainsi brûlent vite, produisent une cendre
fertilisante, et leur confection n'entraine pas la
destruction de toute la couche d'humus.
Les taillis soumis au sartage s'exploitent ordinairement sans réserves. Leur régénération ne peut donc se faire que par des repeuplements artificiels.
Ecorces à tan. — On emploie au tannage des cuirs l'écorce de beaucoup d'espèces d'arbres; mais, en France, on ne se sert guère, pour cet usage, que de l'écorce du chène,
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Les meilleures écorces sont minces, blanches et fermes. Celles qui proviennent de taillis de 12 à 20 ans sont les plus estimées.
L'exploitation des taillis destinés à être écorcés ne peut se faire qu'en temps de sève, c'est-à-dire depuis le moment où le bourgeon s'entr'ouvre jusqu'à celui où la feuille développée commence à prendre de Ja consistance. L'écorcement est d'autant plus facile que le mouvement de la sève ascendante est plus actif ; il devient impossible quand, ce mouvement ayant cessé, le bois et l'écorce se trouvent soudés par la couche de cambium qui s'est interposée.
Dès qu'ils reconnaissent que l'écorce se détache aisément, les ouvriers se hâtent d'abattre le taillis et de couper les branches trop faibles pour être écorcées. Chaque brin est placé sur un chevalet, et l'on procède de suite à l'écorcement ; cette opération doit se faire dans un délai de 4 à 5 heures après l'abatage.
L'écorce est coupée circulairement, à la serpe, de manière à former des fourreaux de 1",16 de longueur ; puis, chacun de ces fourreaux, fendu en long, est détaché de l'arbre au moyen d'un os taillé en forme de coin. Aussitôtque le fourreau est détaché, on le met sécher à l'ombre sur des branchages. Quand le séchage est complet, on forme, avec plu-
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sieurs fourreaux, des bottes, dont les dimensions varient suivant l'usage du pays. Dans le bassin de Paris, on donne aux bottes 1,14 de long sur 1%,14 de circonférence. Chacune est liée aux de
doit peser de 18 à 20 kilogrammes.
ux bouts et
Ilest très important de ne pas laisser mouiller l'écorce, car l'eau dissout une partie du t
annin qui est la substance à laquelle elle doit se
S propriétés industrielles ; aussi certains fabricants font constr uire, à l'aide de planches ou de toiles, des bangars pour mettre leurs écorces à l'abri de la pluie.
On ne se borne pas à enlever l'écorce des brins du laillis ; on profite aussi de celle des réserves abandonnées à l'exploitation ; Quoique de qualité inférieure, elle trouve encore son emploi.
On compte qu'un ouvrier peut, par jour, en bonne
saison, fabriquer de 6 à 9 bottes des dimensions
indiquées plus haut. Quand l'écorcement se fait bien,
ontire d'un stère de bois taillis 50 à 60 kilogr d'écorce.
ammes
Les jeunes taillis de 15 ans donnent e
n poids moins d'écorce que ceux de 20 et 25 ans :
; Mais sa qualité
est bien préférable, Au reste, la valeur Commerciale
de l'écorce varie très sensiblement suiv ant la prove-
nance et surtout suivant les soins apportés à la fa-
brication.
Le liège n'est autre chose que l'écorce d'une espèce
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Ch net er
de chène que l'on trouve dans le midi de la France,
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en Espagne, en Italie et en Algérie. L'écorce de ces
chènes-lièges est très épaisse, légère, élastique : mais elle n’acquiert toutes ces qualités qu'au moyen d'une opération qu'on désigne sous le nom de démasclage. Le démasclage consiste à enlever la première écorce de l'arbre, afin de laisser se reproduire, après cette opération, la nouvelle écorce beaucoup plus
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fine qui peut seule être employée à la fabrication des ” bouchons. La première écorce, dite mâle, est employée pour faire des bouées et des flotteurs.
Les chènes-lièges soumis au démasclage ne sont