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en extraire les plants sans aucun effort. Le terrain des
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plates-bandes d'une pépinière doit être préparé comme celui des couches d'un jardin potager ; seulement, au lieu de fumier, on emploie le terreau de
feuilles mortes etde gazon décomposé. —On entoure l'emplacement de la pépinière d'une haie ou dun -Jossé, on divise le terrain en plates-bandes par un chemin central auquel viendront aboutir perpendi- : culairement des sentiers suffisants pour le passage d'un homme ; parallèlement aux sentiers, on ouvre däns chaque plate-bande des rigoles de 20 à 25 centimètres de largeur et d'une profondeur de 25 à 30, … en laissant entre les rigoles un intervalle de 20 :
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d 90 nnâires, sur le que L'on rejelle la Lerre exraite.
Si l'on veut employer é sy stème des plantations par touffes, recommandé pour les résineux, les sillons devront ètre rapprochés et, larges seulement de o à 6 centimètres ; on remplira les sillons ainsi pr'aliqués d'un bon terreau de fe ‘uilles mortes et de gazons décomposés qu'on aura dû préparer à l'avance, on tassera légèrement la terre et l'on sèmera en recouvrant très peu les graines ; Ie semis doit ètre très épais. On extrait plus tard les plants surabondants et on les repique dans les espaces demeurés vides.
Les pépinières destinées à l'élève des résineux seront autant que possible établies dans la terre de bruyère. Ce terrain léger et facilement pénétrable
aux racines très menues des jeunes plants est le
seul qui offre des garanties certaines de succès.
S'il n'y a pas de terre de bruyère dans la localité, on la remplacera par un compost de feuilles mor tes bien décomposées et de terreau léger.
Quelques soins que l'on mette à bien che la semence, à la répandre dans un. sol convenablement ameubli, on aura peu de chances de voir réussir le semis,.si on ne l'abrite pas contre les vents secs et l'ardeur du soleil. Les abris qu'on emploie varient
suivant l'espèce de graines et aussi suivant le degré
de développement du semis.
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Pour les essences délicates (sapin, épicéa, mélèze,
hêtre), on recouvre les plates-bandes d'un paillis de mousse coupée ou d'herbages qu'on maintient par des branchages.
Plus tard, quand le semis est levé et déjà un peu fort, on le dégage de cette couverture; mais, comme il est encore trop faible pour résister aux coups de
soleil, on l'ombrage au moyen declaies légères faites :
avec des genèts, des jones ou des menues branches de sapin. Si le maniement de ces abris paraît
trop compliqué, on peut y substituer des branches. de genêts qu'on plante en travers des plates-bandes, :
par lignes espacées d'environ 1 mètre, de manière à ombrager légèrement le terrain ensemencé. — Les abris indispensables pour quelques essences sont utiles pour toutes ; aussi toute pépinière bien tenue doit-elle avoir son approvisionnement de mousse sèche, de genèts et de branchages.
Les semis doivent ètre, dans les premières années, soigneusement sarclés à la main et lorsque le sol est frais. A
Il convient d'avoir dans Ja même pépinière des plants de différents âges; on obtiendra ce résultat en ne semant qu'une portion chaque année. L'extraction des plants s'opère à la bèche ou à la main; on regarnit de terreau les sillons d'où l’on a extrait les plants ef l'on y fait un nouveau semis. Quelques
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REPEUPLEMENTS 11
brins de haute tige doivent ètre réservés dans une
plate-bande spéciale.
On désigne sous le nom de pépinières volantes les pépinières situées à proximité des lerrains à repeupler et dont la durée ne doit pas dépasser celle des repeuplements projetés. Les pépinières volantes sont ordinairement destinées à préparer des plants d'essences résineuses, qui seront transportés en mottes sur l'emplacement à garnir. — Pour qu'un terrain soit propre à l'établissement d'une pépinière de cette espèce, il faut qu'il soit à l'abri des vents desséchants du Midi, sans être trop ombragé. Le sol doit en être assez consistant pour être enlevé en mottes. Les terres siliceuses très légères ne conviendraient pas pour l'établissement de pépinières volantes, parce qu'en enlevant les jeunes plants, on émietterait la terre qui les entoure. On prépare le terrain par une culture donnée à l'automne qui précède les semis ; le labour à la bèche est préférable à tout
autre mode de culture. Quand l'hiver est passé, on
régale le sol ameubli par les gelées et les pluies. Les graines doivent être répandues à la main, et
simplement recouvertes au râteau. On sème en plein
et assez serré. Quand on à lieu de craindre les coups de soleil et le hâle, on peut abriter les semis
avec des branchages, qu'on relèvera dès que les
jeunes plants auront pris un peu de force.
DES ns CT rt Ep Téda LÉ æ Las:
4 RENTE A) Let ES FER Pre CRE
< à Fe sas « | 180 SYLVICULTURE. F2 +
Pendant les grandes chaleurs de Tété, est fort utile d'ombrager un peu les plants au moÿen de |
claies ou de branchages plantés verticalement et. Fo | formant des haies dans le sens de l'Est à l'Ouest: — 3 = Si le terrain qu'on a choisi n'est pas trop couv ert de xd mauvaises herbes, il est inutile de sarcler les semis. < Cette opération ameublirait trop le sol; d'ailleurs “+
les herbes soutiennent les plants et les abritent. = RE:
lorsqu'on les enlève en mottes.
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Les jeunes plants sont bons à employer dès qu ils 54 ont deux ans. On les extrait à la bèche par mottes 4 renfermant 4 ou 5 plants, et on les porte dans dès. paniers ou des civières sur les places à repeupler.
On peut encore se servir pour la plantation en
mottes de brins de trois ans : mais passé cet âge, ils sont trop fortement enracinés pour ètre arrachés 4
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avec tout leur chevelu. , SÉL2CEESS Boutures. - On regarnit les places vides qui se …
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trouvent dans des fonds mouilleux au moyen de. =
boutures de saules, de peupliers ou d'aunes:; on choisit de préférence les boutures provenant des 4 grands saules et des peupliers étrangers : celles °% E
de marceau et de tremble ne réussissent pas. Pour | faire une bouture, on coupe bien franchement et en ‘biseau un jet de deux ou trois ans dont on enlève foutes les ramilles, on y conserve seulement trois ÿ
ou quatre bourgeons et on le réduit à une longueur
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REPEUPLEMENTS 183 de 40 centimètres environ; on le plante dans 1e sol, en ouvrant au préalable le trou avec un plantoir. On donne le nom de marcotles à des boutures que lon fait en couchant dans le sol, mais sans les séparer de la souche mère, des brins maintenus au moyen de crochets en bois. Ces brins s'enra-
cinent et peuvent au bout de 3 ou 4 ans former des
individus isolés. Si les brins qu'on veut marcotter
sont trop forts pour ètre ainsi ployés sans se briser, on peut les entailler à moitié ; on les courbe lentlement et on les fixe au sol par des fourches solidement enfoncées, L'extrémité des branches ainsi
courbées doit sortir de terre et être redressée avec
des mottes de gazon. Il faut avoir soin de ne conserver sur la souche mère que les brins soumis au
marcottage, car ceux qu'on garderait dans leur
situation naturelle absorberaient la plus grande
-partie de la sève, qui continuerait à s'y porter au
lieu de se diriger sur les marcottes,