‹ Éléments de sylvicultureChapitre 50 sur 68 · LI ES · texte numérisé non relu

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marque SR à réserver Où à abandonner Il y a deux espèces de martelages : ceux en ré-.

serve, dans lesquels les arbres qui doivent être con- “4

servés reçoivent l'empreinte du marteau; ceux en délivrance, où l'on appose au contraire cette eu preinte sur les arbres abandonnés.

Dans certaines coupes, où les arbres ne sont pas assez forts pour supporter l'empreinte du marie à la marque se fait au moyen de griffes ou même par la désignation des dimensions ou essences des. à arbres.

Les coupes sont dites en réserve ou en délivrance, ë suivant que le griffage ou la désignation des arbres porte sur ceux à réserver ou à abandonner. È Les martelages se font pas virées ; les gardes, au nombre de trois ou quatre et rarement cinq, mar- Eee. -chent ensemble et autant que possible de frontà7 ou 8 mètres d'intervalle, choisissant, sous la direc- ee" tion des agents qui les suivent, les arbres à marquer, | : À et frappant du marteau ou griffant ceux qui leur sont désignés. k = 4 Pour faciliter ce travail, les virées doivent en gé- è néral être préparées à l'avance. A cet effet, le garde ee:

Ex

du triage devra partager les coupes à marteler en ee.

un certain nombre de bandes à peu près parallèles, *

au moyen de tracés qui s'indiquent soit par des |

OPÉRATIONS DES COUPES 199 brisées, soit par des blanchis de distance en distance.

Dans les taillis très fourrés, il est indispensable que ces lignes soient ouvertes de manière à faciliter le passage des agents; dans les grands taillis ou dans les futaies, il suffit de blanchir quelques brins tous les 7 à 8 mètres pour indiquer la direction des virées: celles-ci doivent être d'autant plus étroites que letaillis est plus fourré et qu'il y a plus d'arbres à marquer. Dans les taillis de vingt-cinq ans moyÿennement garnis, elles peuvent avoir de 20 à 30 mètres de largeur.

Si le sol est en plaine ou en pente douce, les virées doivent ètre toujours dans le sens de la plus grande longueur de la coupe, afin d'éviter de mulplier les mouvements de conversion qui occasionnent une perte de temps ; dansles terrains fort inclinés, elles doivent être dirigées en travers de la pente.

Le martelage s'opérant toujours sous la surveillance des agents, nous n'avons à donner aucune indication sur la direction de ces opérations, relativement à l'application des aménagements ou des règles de la culture des bois ; nous nous occuperons seulement de la partie matérielle et pratique, pour donner quelques conseils sur les précautions que les préposés doivent prendre.

. Les marteaux doivent ètre souvent examinés, afin

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que la monture soit toujours en bon état et le tranchant aiguisé ; un marteau qui n'est pas en main ou qui ne coupe paf fait perdre beaucoup de temps et ne donne pas de bonnes empreintes. La marque se fera toujours du côté de la virée suivante.

Les blanchis, quel que soit le mode de martelage, doivent être assez larges et attaquer toujours l'aubier sur lequel l'empreinte doit ètre apposée; une empreinte sur l'écorce peut s'enlever ou se détruire aisément.

Les gardes auront la précaution de ne pas laisser le morceau d'écorce enlevé sur le blanchis adhérant encore à l'arbre ; en temps de sève, cet éclat est susceptible de se ressouder sur la marque, et les adjudicataires ont profité quelquefois de cette circonstance pour modifier le martelage à leur avantage.

Dans les martelages en réserve, l'empreinte est apposée à la patte ; les baliveaux portent une seule empreinte, les modernes en ont deux, les anciens une seule, Relativement aux modernes, il faut avoir soin que les deux blanchis ne se confondent pas en un seul; ils doivent ètre faits sur le même côté de l'arbre, mais séparés.

Dans les coupes en délivrance, l'empreinte du marleau s'applique sur le corps et la racine des arbres abandonnés ; les blanchis doivent ètre largement faits, l'empreinte fortement apposée.

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I faut, en opérant, regarder souvent ses voisins pour marcher avec ensemble et espacer convenablement les arbres ; avant de les marteler, il faut en examiner le corps et la tète. Un garde qui marque comme réserve un arbre creux ou mort en cime s'attire de justes reproches.

L'essence et la qualité de l'arbre doivent ètre criées d'une manière nette et accentuée, suivant les indications qui sont données au commencement du martelage par les agents opérateurs. Il faut encore avoir soin d'appeler en tournant la tête vers les agents, el de bien prononcer les noms des essences ; ceux de hêtre, frène, chêne, sont assez faciles à confondre quand ils ne sont pas bien articulés. Les gardes doivent éviter d'appeler ensemble, car la confusion des sons occasionne souvent des erreurs dans le pointage.

Estimations. — Les estimalions se font en même temps que le martelage dans les coupes marquées en délivrance et dans beaucoup de coupes en réserve ; dans les autres, elles se font immédiatement après.

Les gardes, suivant les virées du martelage, appellent les arbres abandonnés, en indiquant l'essence et la dimension. Les indications à donner varient, d'ailleurs, suivant la nature des exploitations. Dans les coupes de futaies, où les arbres ont des desti-

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202 SYLVICULTURE El ri

nations différentes, d'après leur grosseur et leur

hauteur, on appelle la circonférence mesurée à hau-

teur d'homme, la hauteur du tronc jusqu'au point =

où il cesse d'ètre propre à donner des bois de ser-

vice et de travail, et le volume en stères du houp-

pier : cette dernière indication se fait à vue d'œil. Dans les coupes de taillis sous futaie, on indique seulement la grosseur et la hauteur du tronc; le

volume des branches est estimé par les agents suivant des moyennes qu'ils obtiennent à part. Les

arbres abandonnés dans les coupes marquées en

réserve sont désignés par un large blanchis au corps FA pour éviter qu'ils soient estimés deux fois. Ces

blanchis doivent ètre apparents et toujours marqués

du côté de la virée suivante, afin que les gardes

estimateurs puissent, en revenant, s'assurer qu'ils

n’ont oublié aucun arbre.

La circonférence se mesure à hauteur d'homme la chaîne métrique. Mais les gardes n'appellent pas

les mesures marquées par les divisions de leurs

chaînes, car les tarifs sont ordinairement calculés ;

de 25 en 25 centimètres, et s'ils criaient les mesures de la chaîne, les estimateurs qui tiennent les me

seraient obligés, pour faire rentrer ces mesures dans les cadres du tarif, de faire de tète un petit caleul qu'il nest pas aisé de suivre au milieu d'une opé- ; ration. Les circonférences sont appelées par classes e

OPÉRATIONS DES COUPES 203 de 25 en 25 centimètres, en comprenant dans chacune de ces classes les mesures qui s'en rapprochent le plus. Ainsi, par exemple, si un arbre a 80 cenlimètres de tour, 1l sera appelé comme mesurant 75 centimètres, car 80 centimètres est plus rapproché de 75 centimètres que de 1 mètre. Si l'arbre mesurait 90 centimètres, on lappellerait comme ayant 1 mètre. Il s'établit ainsi une compensation qui diminue les erreurs.

Les hauteurs s'apprécient à vue. Pour se former le coup d'œil, les gardes peu expérimentés feront bien de se servir d'une gaule de 4 ou 5 mètres qu'ils appliqueront contre le tronc de l'arbre, ce qui leur permettra d'en évaluer exactement la hauteur.

L’estimation du taillis se fait par appréciation à vue d'œil ou par places d'essar.

Les gardes doivent, pendant la durée des exploitations, estimer le volume des houppiers de quelques arbres à abattre, et vérifier ensuite leurs appréciations après le façonnage de ces bois; ils doivent aussi mesurer la hauteur des arbres abattus pour se rendre compte de l'exactitude de leur évaluation avant l'abatage ; ils tiendront un compte exact des produits réels de chaque coupe.

Dans les coupes adjugées, il leur sera facile de connaître ce produit, soit d'après le registre des facteurs, soit d'après le dénombrement qui -est

ordinairement fait par l'adjudicataire. Ils distingueront les produits en bois de feu, quartiers ou rondins, bois à charbon, fagots, bourrées, etc.

Dans les coupes affouagères, le dénombrement auquel il est procédé, avant le partage des bois entre les affouagistes, permet de connaître très exactement le produit en matière. Un garde doit pouvoir, à la fin de chaque exploitation, indiquer d'une manière précise le nombre de stères de bois de feu ou de charbon, de cents de fagots ou de bourrées, de perches, etc., qu'elle a produit.

Il doit aussi connaître les prix du façonnage du stère de bois de feu ou de charbon, du cent de fagots, de bourrées, de perches, etc., celui de labatage des arbres et aussi le prix de vente sur feuille des divers produits, s'ils sont livrés en forêt aux acquéreurs.

Tous ces renseignements sont indispensables aux agents pour pouvoir vérifier les estimations des années précédentes, et baser leurs évaluations pour les coupes à estimer. En les recueillant, les gardes apprennent à se rendre compte du produit des exploitations et se forment aux estimations, que la pratique apprend mieux que le meilleur livre.

Dans quelques circonstances, les préposés sont

obligés de faire eux-mèmes l'estimation de certains bois, notamment des chablis et volis qu'ils reconnaissent dans leurs tournées ; il est utile qu'ils

Lis

OPÉRATIONS DES COUPES 209 sachent de qu'elle manière on procède; il est, au reste, indispensable qu'un forestier connaisse les éléments des opérations qu'il voil journellement pratiquer. Nous indiquerons donc les diverses méthodes employées pour le cubage des bois, en accompagnant ces notions de quelques exemples destinés à en faciliter l'application.

On obtient le volume d'un arbre équarri en multipliant le chiffre de la longueur par le produit des chiffres qui expriment la dimension des côtés de l'équarrissage.

L'équarrissage se mesure sur le milieu de la longueur. La mesure se prend de centimètre en centimètre ; on néglige les fractions.

Les longueurs se mesurent en décimètres, les fractions de décimètres sont négligées.

Ilest de règle que dans les cubages faits pour l'estimation des bois en forêt, on ne considère que des pièces dont les côtés d'équarrissage sont égaux, car c'est à cette forme qu'on ramène tous les bois, sauf à les débiter plus tard en pièces à faces inégales.

Soit, par exemple, un arbre de 10,05 de longueur, ayant un équarrissage de 0",457 au milieu de la longueur : pour obtenir le volume, on multipliera d'abord par lui-mème le côté d'équarrissage qui esl de 45 centimètres, en négligeant les millimètres, ce

506 SYLVICULTURE ; "+2

produit 0,45 X 0,45 = 0,2025 sera ensuite multiplié . par la longueur, 10 mètres, car on néglige en= 4 core les 5 centimètres excédants, on aura alors 0,20%5 X 10 mètres — 22,025. es

- Le volume d'un arbre abattu, mais non Equirell s'obtient de plusieurs manières différentes, sat les habitudes du commerce dans le pays. Ces eS rents systèmes sont le cubage : 1° au volume réel ou comme bois rond ; 2° au 5° déduit: 35 au 6° déduit ; 4° au 1/4 sans réduction, 7e

Le cubage comme bois rond est peu employé dans la pratique commerciale; il devrait cependant être … exclusivement adopté par les forestiers, car il donne + < seul le véritable volume ; mais il a été systématiquement repoussé par les marchands de bois, qui lui préfèrent.les méthodes de cubage qui font éon-

naître, non le volume réel du bois vendu, mais le 2 volume des pièces qu'on en pourra tirer. FL

C'est ainsi qu'on a été conduit à adopter le mode de cubage au 5° déduit, procédé au moyen duquel sobtient le volume de la pièce qu'on ürera d'un Ë erbre en grume, quand on l'aura équarri à vive. arète.

OPÉRATIONS DES COUPES 20% circonférence se mesure au milieu de la longueur du corps de l'arbre, la moilié de la culée est comptée dans la longueur, qui se mesure de décimètre en décimètre, comme nous l'avons expliqué précédemment.

Si, au point où doit ètre prise la mesure du tour, il existe des nœuds ou des défectuosités qui altèrent les véritables dimensions, le mesurage sera fait un peu à côté.

Ainsi, soit un arbre de 9 mètres de longueur, dont la circonférence moyenne est de 2%,50, on prendra le 5° de 2,20, soit 44 centimètres, on multiplie par 44, ce qui donne 0%,1936; on multiplie ce produit par 9, et le nombre obtenu représente le volume au 5° déduit. Ce nombre 1",7342 est à 1, centième près égal à la moitié du volume calculé comme bois rond.

Le cubage au 5° déduit donne un volume inférieur à celui qu'on obtient après l'équarrissage ; il serait très avantageux pour l'acquéreur si le prix du mètre cube n'était augmenté en proportion de cet avantage ; il est facile de voir, d'après Ia comparaison des résultats de ce mode de cubage et de celui comme bois rond, que, si le mètre cube mesuré comme bois rond vaut 30 francs, 1l devra valoir pee de 60 francs au 5° déduit. AGENT Pour cuber au 6° déduit, l'on prend le 6° de la

208 SYLVICULTURE circonférence moyenne, on déduit ce 6° de la circonférence, on prend le 1/4 du reste, on le multiplie par lui-même, et le produit multiplié par la longueur donne le cube cherché ; ainsi, reprenant l'exemple ci-dessus, le 6° de 2,20, chiffre de la circonférence moyenne, est de 36 centimètres, on le retranche de 2,90, le reste est de 1,84, on prend le quart qui est de 46 centimètres, on multiplie ce nombre par lui-même, ce qui donne 0",2116, on multiplie ce produit par la hauteur 9, et le résultat est le cube cherché, 1®,904.

Enfin, pour cuber au quart sans déduction, on prend le quart de la circonférence moyenne, on multiplie ce nombre par lui-même, et le produit

multiplié par la hauteur donne le cube cherché.

Pour appliquer ce système au cubage d'un arbre de 2m,90 de circonférence moyenne sur g mètres de hauteur, nous prendrons le quart de 2",20, qui est de »4 centimètres ; ce nombre, multiplié par lui-même, donne 0,2916, qui, multiplié par 9, chiffre de la hauteur, donnera pour résultat 22,624.

On évite les calculs qu'entraiînent ces différents cubages par l'emploi de tarifs ou comptes faits, dont il existe un grand nombre. Chacun de ces tarifs est précédé d'une petite instruction qui indique la manière de l'employer,

Dans l'impossibilité où nous sommes de joindre

OPÉRATIONS DES COUPES 200 à ce volume des tables de cubage complètes pouvant servir pour estimer les bois ronds et les bois équarris, les arbres abattus et ceux encore sur pied, nous ne pouvons mieux faire que de renvoyer nos lecteurs aux tarifs de cubage de M. Goursaud (1). Nous insérons toutefois, à la fin de cet ouvrage, un petit tarif, dressé de manière à pouvoir servir pour calculer le volume des arbres abattus, que les préposés sont souvent obligés d'estimer sans le concours de leurs chefs.

Ce tarif n'est bon que pour les estimations des bois abattus, mais non équarris. Ilne pourrait servir pour préparer l'estimation d'une coupe de bois encore sur pied. Lorsque les préposés auront à faire des calculs de cette espèce, ils devront avoir soin de se munir de tarifs spéciaux.

Récolements. — Le récolement est l'opération qui a pour but de vérifier si les adjudicataires ou les entrepreneurs des coupes ont satisfait à toutes les obligations qui leur sont imposées et s'ils n'ont exploité que les arbres compris dans l'adjudication.

C'est au récolement que les déficits de réserves sont reconnus par le moyen d'un comptage général. C'est aussi au récolement qu'on relève les vices

(1) Traité de cubage, de M. Goursaud, inspecteur des forêts. Paris, librairie Rothschild, pr. 1,50.

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d'exploitation et en général toutes les contraventions

commises par les adjudicataires ou leurs ouvriers, qui n'ont pas été constatées pendant la durée des exploitations. |

Ces opérations ne peuvent être faites que par les agents. Les préposés sont leurs auxiliaires et procédent sous leur direction au comptage des arbres de réserve ou des souches exploitées.

Pour préparer le travail des récolements, les

adjudicataires sont obligés,par le cahier des charges, de faire ceindre d'un lien apparent tous les arbres réservés. Les préposés, prévenus à l'avance du jour où se fera le récolement de chaque coupe, doivent veiller à ce que cette obligation soit exécutée.

Ils doiventen outre rechercher les piquets et arbres de limite de la coupe, puis en jalonner le périmètre, afin que des arbres des coupes voisines ne soient pas compris parmi ceux que l'on compte.

Dans les coupes de jardinage, la souche qui porte l'empreinte du marteau de l'État doit ètre représentée par l'adjudicataire ; pour éviter des recherches très longues de la part des agents opérateurs, 1l convient que l'emplacement de ces souches soit indiqué par un jalon. Certains cahiers de clauses spéciales imposent aux adjudicataires l'obligation de faire plater ces jalons; dans ce cas, les gardes n'auroht qu'à veiller à l'exécution de cette clause ;

OPÉRATIONS DES COUPES 211 dans le cas contraire, ils doivent faire eux-mêmes ce travail avec l'assistance de l'adjudicataire ou du facteur.

Les récolements commeles martelages se font par viréese les gardes, au nombre de trois, quatre ou cinq, marchant en ligne, appelent par leur essence et leurs qualités de baliveaux, modernes ou anciens tous les arbres portant l'empreinte du marteau et le signe correspondant. Chaque arbre crié est immédiatement griffé, et le lien qui l'entoure coupé.

Il est bon de marquer les modernes de deux coups de griffe, les baliveaux etanciens d'un seul, afin que dans les vérifications qui peuventèêtre faites, on recon- naisse comment les arbres réservés ont été qualifiés ; le griffage doit toujours être fait du côté de la virée suivante.

Avant d'appeler chaque réserve, le garde doit regarder la marque ; c'est l'empreinte du marteau ét non l'âge d'un arbre qui règle la qualification à lui donner au récolement. Aïnsi, dans le balivage, on à pu marquer un ancien comme moderne et le frapper de deux empreintes, c'est comme moderne qu'il doit ètre appelé; on appellera aussi comme modernes les brins de l’âge, s'ils ont été marqués de deux empreintes. Les réserves brisées ou abattues par les vents, les accidents d'exploitation, etc., doivent être désignées par les mots brisé, chablis, eti.

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Les arbres qui sont réservés par l'adjudicataire sans ètre marqués du marteau, sont distingués par les mots non marqués.

On doit vérifier avec soin si l'empreinte du marteau existe réellement sur les blanchis. Dans beaucoup de contrées, les bûcherons ont l'habitude de ne jamais laisser sur pied un arbre non marqué, sans lui donner ce qu'ils appellent Je baptéme, c'està-dire sans le blanchir à la patte: Lorsque la sève de deux ans a recouvert ces flaches, il est difficile, à moins d'un examen attentif, de les distinguer des véritables blanchis du martelage ; aussi arrive-t-il quelquefois qu'on trouve au récolement beaucoup plus de baliveaux qu'il n'en a été marqué.

Cet inconvénient ne se produirait pas si, pendant la durée des exploitations, les gardes apposaient l'empreinte de leur marteau sur tout arbre non marqué, réservé par l'adjudicataire ou ses ouvriers, auquel on aurait apposé un blanchis.

La criée doit être nette et distincte. Il est plus difficile dans les récolements que dans les martelages d'éviter les criées simultanées, d'abord parce que chaque criée n'est pas précédée du choc du marteau, et ensuite à cause de la rapidité plus grande de l'opération; en se regardant souvent, les gardes sauront prendre l'habitude d'appeler à leur tour et sans confusion. à

OPÉRATIONS DES COUPES 219 Les récolements des souches, dans les coupes en délivrance, deviennent fort pénibles si lon n'a pas pris à l'avance le soin de marquer l'emplacement qu'occupait chaque arbre exploité; si au contraire les souches ou les places qu'elles occupaient sont jalonnées, les gardes n'auront qu'à ramasser et à compter les jalons en ayant soin d'apposer l'empreinte de leur marteau à côté de celle du marleau de l'État. Cette marque sert à vérifier le comptage et à éviter la confusion dans les exploitations subséquentes.

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