‹ Éléments de sylvicultureChapitre 60 sur 68 · SES · texte numérisé non relu

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nage et la menuiserie.

Fig. 66. — LE FREÈNE

(Fraxinus excelsior)

Le frène se trouve dans les plaines aussi bien que dans les montagnes, où il s'élève à de grandes altitudes ; mais partout il recherche les sols frais, profonds et divisés. Il redoute les expositions chaudes, les sols secs: aussi, dans les montagnes, ne le rencontre-t-on que sur les points où la terre est meuble et substantielle. Il est commun dans le voisinage des ruisseaux.

Cet arbre vit plus volontiers à l'état isolé qu'en massif, mais il s'associe très bien à l'érable, à l’aune, et, dans les montagnes, au sapin et à l'épicéa.

Les jeunes plants sont robustes ; ils redoutent cependant les gelées printanières et l'envahissementdesherbes.

Dans les taillis, le frêne s'associe très bien avec

l'orme, les érables, l’aune et les bois blancs: mais lors-

qu'il est coupé jeune, son bois n’a pas toutes ses qualités. Cultivé en futaie et surtout comme arbre de bor dure, il produit un bois très recherché pour le charron

On traite aussi le frène en têtard, pour utiliser ses feuilles comme fourrage. Les troncs ainsi émondés tous les ans se couvrent de nodosités qui fournissent des loupes très recherchées pour le placage.

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Fig. 61. — LE SYCOMORE

fructification,

Rameau garni d'une grappe de fleurs. — Floraison, mai: dissémination immédiate.

octobre :

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lis. 6. LE SYCOMORE

(Acer. platanus) Le sycomore est un arbre des montagnes. Il croit aux mêmes altitudes que le hêtre et le sapin, avec lequel on le trouve souvent associé. Il aime les sols frais et divisés. Cet arbre est disséminé au milieu des autres essences, mais il est rarement dominant. Cullivé en mélange avec le frêne et l'orme, dans de bons sols, il acquiert de très belles dimensions. | Le sycomore est apte à supporter le régime du taillis aussi bien que celui de la futaie.

Les jeunes plants croissent rapidement, et pourvu qu'on les abrite un peu dans les premiers temps de leur naissance, ils supportent très bien la chaleur. | Le bois de sycomore est assez recherché pour la . menuiserie, le tour, le charronnage et la sculpture. Il a le grain fin et prend un beau poli.

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Fig. 62. — L'ÉRABLE CHAMPÈTRE

Rameau garni de fleurs. — Floraison, mai; maturité, octobre ; disséminalion immédiate.

Fig, 6. — L'ÉRABLE CHAMPÉTRE

(Acer campestre)

L'érable champêtre a les feuilles petites; ses jeunes pousses sont recouvertes d'une écorce rugueuse, sillonnée de côtes saillantes. C'est un arbre qui atteint rarement une hauteur supérieure à 10 mètres. On le trouve très souvent dans les haies et les bordures, Sa croissance est lente.

L'érable champêtre n'est pas, à proprement parler, une essence forestière. Cependant il est assez répandu dans les taillis, et comme il repousse bien de souche et qu'il se produit aisément de graine, on doit chercher à le propager.

Le bois de l’érable champêtre est rarement d'assez grande dimension pour être employé aux travaux de menuiserie, mais on l'emploie aux ouvrages de tour. Il est très bon comme combustible.

Dars les montagnes, on utilise les feuilles de l'érable comme fourrage.

Fig. 63. — LE BOULEAU 2 Rameau à l'automne, muni de chatons qui se développent + au printemps. — Floraison, mai: maturité. 15 seplembre. Ve

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Fis. 63 — LE BOULEAU

(Belula alba)

Le bouleau est un des arbres les moins exigeants sous le rapport du sol et du climat, On le trouve sur les hautes montagnes el dans les plaines des régions septentrionales. C'est l'essence qui supporte le mieux le froid. Elle s'accommode de tous les terrains, pourvu qu'ils ne soient pas trop compacts. Son feuillage léger abrite peu de sol et le laisse se couvrir d'herbes.

Le bouleau ne doit pas être cultivé à l'état pur, mais il croît Lrès bien en mélange avec le chêne et le pin sylvestre.

La graine, très fine, se dissémine en septembre ; elle se conserve très facilement.

Traité en futaie, le bouleau s'exploite de 60 à So ans : passé cet âge, il dépérit. On le cultive aussi en taillis, mais il donne des rejets peu vigoureux.

Les jeunes plants sont robustes et très abondants, C'est une des rares essences qu'on peut planter avec de jeunes sujets pris dans les bois.

Le bois de bouleau est surtout employé au chauffage des fours. On se sert des jeunes brins de taillis pour faire des cercles et des ramilles pour la fabrication des balais. Dans beaucoup de pays, cette industrie est entre les mains de maraudeurs qui aiment mieux voler la

matière première que l'acheter.

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aison. juin :

— Flor

arni de fleurs he

Rameau

septembre,

alurité,

Fig. 64. — LE TILLEUL

(Tilia macrophylla)

Le tilleul est un arbre des climats tempérés, mais il s'élève à d'assez grandes altitudes. Les sols qu'il préfère sont ceux à base calcaire qui sont frais et divisés. On Île trouve cependant dans les roches fissurées et les sables granitiques ou siliceux.

Cette essence n’est jamais dominante dans les peuplements. Elle s'associe volontiers aux érables, au frêne et à l'orme. On la trouve assez souvent dans certains taillis croissant sur des terrains humides.

Les jeunes plants ont à craindre la gelée et la sécheresse pendant deux ou trois ans ; après ce temps, ils sont très robustes et se transplantent aisément.

Le bois de tilleul est léger, tendre et n’est bon ni pour le chauffage ni pour le travail ;: on ne peut s'en servir que pour la sculpture et quelques ouvrages de gainerie. L'écorce des brins de taillis est recherchée pour la fabrication de liens ; celle des arbres plus âgés sert à la

confection de cordes à puits et de nattes très solides.

Fig. 65. — L'AUNE

Rameau à l'automne, portant les chatons qui se développent au printemps, — Floraison, mars : maturité, octobre.

3 Fig. 65. - L'AUNE COMMUN

(Alnus glulinosa)

L'aune croit de préférence sur les bords des ruisseaux, dans les bas-fonds. Comme le couvert de son feuillage est léger, les herbes poussent avec vigueur sur les terrains peuplés de celte essence qui exclut toutes Îles autres, à l'exception du frène.

La croissance de l'aune est rapide et son dépérissement prompt. Il ne dépasse guère Go ans en futaie, et, traité en taillis, il doit être coupé à 20 ans au plus. On propage l'aune, soit au moyen de boutures, soit par des semis. Quand on emploie ce dernier mode, il faut avoir soin de semer sur un sol plutôt frais que sec. Les jeunes plants sont robustes el peuvent se passer d'abri.

L'aune donne un bois assez médiocre comme combustible, et impropre à la charpente, parce qu'il se pique.

- On l'emploie à la confection des sabots, des tuyaux de conduite et surtout, comme bois de tour, pour la con- # fection des chaises communes. Il s’en fait une grande . “consommation à Paris, pour ce dernier usage.

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Fig. 66. — LE TREMBLE

Rameau garni de ses feuilles attachées à de longs pétioles. — raison, avril: maturité, mai: dissémination, mai.

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Fig. 66. — LE TREMBLE

(Populus tremula)

Le tremble est un arbre très robuste qu'on trouve dans les plaines tempérées aussi bien que dans les régions froides et élevées. Il n’est pas difficile sur le choix des terrains, mais il préfère ceux qui sont frais et légers. Sa croissance, rapide dans les premières années, s'arrêle vers l’âge de 50 ans, époque où il commence à dépérir.

Le tremble drageonne beaucoup ; ses semences fines et abondantes se disséminent au loin. 1] n’est pas rare de voir cette essence envahir les bois dont le sol est humide et arrêter la croissance des arbres les plus précieux. On remédie à cet envahissement en pratiquant des nettoiements et des éclaircies.

Les jeunes plants sont robustes, leur reprise facile. On n'a d’ailleurs pas à s'inquiéter de la reproduction de cet arbre, qui se propage spontanément plus qu'il n'est nécessaire.

Le bois de tremble est employé au chauffage des fours On en fait des caisses d'emballage et des voliges pour la menuiserie. Depuis quelques années, ce bois a acquis une assez grande valeur dans les pays où il existe des fabriques de pâte à papier, parce qu'il est très propre à cette industrie.

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