‹ Éléments de sylvicultureChapitre 61 sur 68 · R BL · texte numérisé non relu

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Fig. 67 - LE PEUPLIER BLANC

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Floraison, mars-avril

Fig. 68. —LE SAULE MARCEAU

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Le saule marceaur est, de tous les saules, le seul qui soit exclusivement forestier. Il est très souvent associé, au tremble et recherche comme lui les terrains humides, quoiqu'il s'accommode à peu près de tous.

Le marceau se reproduit très aisément parses graines, ses rejets et ses drageons. C'esi une essence envahissante qui ne supporte pas le couvert et qui étoufte tous les plants qu'elle domine.

Sa croissance est rapide et son dépérissement prompt.

Il est rare de trouver des sujets âgés de plus de 50 ans.

Le bois du saule marceau est peu estimé comme combustible. Les cultivateurs recherchent les tiges un peu fortes pour les refendre et en faire les dents de leurs rateaux.

Fig. 69. — LE SAPIN PECTINÉ

Rameau avec chatons de fleurs mâles. — Floraison. mai: maturité, septembre : dissémination, octobre.

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Fig. 6. — LE SAPIN

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Le sapin aime les climats humides, les sols frais el divisés.Il habite plus volontiers la montagne que la plaine, mais ilne s'élève pas à de très grandes altitudes. En vénéral, cet arbre a les mêmes exigences que le hêtre avec lequel il est très souvent associé. Les cônes du sapin sont dressés, ils s'ouvrent vers le commentement d'octobre; les écailles et les graines tombent en même temps.

On exploite le sapin en fulaie pleine ou en jardinant. Ilse prète également à ces deux modes de traitement.

Les jeunes plants sont très sensibles à la gelée et aux effets du soleil, ils demandent à croitre à l'abri, aussi faut il serrer beaucoup les coupes d'ensemencement.

Les semis naturels réussissent bien, surtout quand la coupe est garnie de hêtres trainants; il faut donc se

garder de trop nettoyer le sol des sapinières.

Ouand on est obligé de recourir aux repeuplements artificiels, il vaut mieux planter des sujets repiqués que d'essayer des semis, dont la réussite est toujours douteuse,.

Le bois de sapin est employé à la charpente, à la menuiserie.

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Fig. 70. — L'ÉPICÉA

*ameau avec chatons mâles. L'excroissance qui se trouve à la base du rameau stérile est une galle produité par la piaüre d'un insecte.

Fig. 70. — L'ÉPICEA (Abies Picea)

L'épicéa est moins difficile que le sapin sur ie choix du sol, mais il préfère ceux qui sont frais.

C'est un arbre de montagne qu'on trouve souvent mélangé avec les hêtres, les érables et les chênes.

Ses cônes sont pendants ; ses feuilles, moins larges que celles du sapin argenté, sont plus épaisses et n'ont pas, comme ces dernières, deux lignes blanches à la face inférieure ; elles sont presque aussi épaisses que larges.

On exploite l'épicéa par la méthode de la futaie pleine, qui réussit assez bien quand les réserves des coupes d'ensemencement ne sont pas renversées par les vents Dans les contrées où ces accidents sont à craindre, on exploite à blanc-étoc et l’on repeuple artificiellement.

Le jeune plant est plus robuste que celui du sapin: il a besoin d'un léger abri pendant les premières années mais il croit très rapidement dès que le couvert est formé. On doit se garder de constituer des massifs purs d'épicéas dans les sols maigres ou épuisés. Ces peuplements,

après avoir végété pendant quelques années, s'éliolent ;

les insectes s’y jettent et les dévastent. Dans de pareils terrains, il faut mêler à l'épicéa le hêtre, le sapin et au besoin le pin sylvestre.

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Fig. 71. — LE PIN SYLVESTRE

Rameau avec ses chatons de mai: malurilé. octobre de Ja prinlemps suivant.

fleurs mâles. — Floraison. avril-

seconde

année: dissémination,

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Fig 71, — LE PIN SYLVESTRE

(Pinus sylvestris)

Ce pin s'accommode de presque tous les terrains ; on le trouve dans les plaines aussi bien que dans les monlagnes. Les sols qu'il parail préférer. sont ceux qui sont légers et frais, comme les sables siliceux et granitiques.

Les cônes, qui commencent à se former aussitôt après la fécondation, c'est-à-dire vers le mois de mai, ne sont mürs qu'au mois d'octobre de l'année suivante, Les graines se disséminent au printemps,

Le pin sylvestre croit irès rapidement et vit jusqu'à 200 ans : mais il est exploitable vers 50 ans.

Celte essence s'exploite en coupes réglées et même à blanc-étoc. Dans des conditions favorables, l'ensemencement naturel se fait aisément au moyen des graines apportées par les vents. Le jeune plant est robuste, il n'a besoin d'aucun abri,

Le pin sylvestre est un arbre précieux pour le repeu- - plement des sols maigres ou épuisés, qu'il améliore en peu d'années.

Le bois du pin sylvestre s'emploie aux mêmes usages que celui de l'épicéa. Il entre dans le commerce sous le nom de pin rouge du Nord.

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: maturité, uivant.

avec chatons mâles. — Floraison, mai-juin

octobre de la seconde année ; dissémination f£mai

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Fig. 72. — LE PIN MUGHO

(Pinus Mugho)

Le mugho, appelé aussi pin de monlugne. torchepin, ressemble beaucoup au pin sylvestre, mais ses aiguilles sont plus courtes ; ses cônes, plus petits, pendent aux branches et sont recourbés vers le sol.

Le mugho croît sur les hautes montagnes, vers les limites de la végétation forestière, et se trouve à l'état d'arbuste dans les pâturages élevés, sur les terrains tourbeux et marécageux.

Le mugho, dont la constitution est très robuste, résiste à toules les intempéries. C'est une essence précieuse pour fixer le sol sur les versants élevés où aucune autre essence ne peut prospérer.

Son bois n'a de valeur que pour le chauffage.

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