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LE GLOBE TERRESTRE

C'est dans l'Asie centrale que setrouvent ces monts gigantesques. En Europe, le sommet le plus élevé

est celui du Mont-Blanc (Alpes), dont l'altitude est

de 4.815 mètres ; le mont Pelvoux, cime la plus élevée de la chaîne des Alpes dauphinoises, ne dépasse pas 3.938 mètres.

Quand on arrive au sommet de ces montagnes, l'atmosphère se raréfie tellement que l'homme peut à peine y respirer. Aussi ne peut-il habiter ces régions élevées. Il n'y a, sur tout le globe, que quelques points où l’on trouve des habitations situées à une altitude supérieure à 4.000 mètres. Ces habitations sont des maisons de poste et des villages

construits dans la chaîne des Andes (Amérique mé-

ridionale). En Europe, l'altitude des lieux habités ne dépasse pas 2.075 mètres. Le couvent du Saint- Gothard, dans les Alpes, est le seul établissement fixe construit à une pareille altitude. Les villages de Saint-Veran (Hautes-Alpes) et le Breuit (Mont-Cer-. vin) sont bâtis à 2.040 et 2.007 mètres.

Ces hauteurs qui paraissent si considérables sont en réalité fort petites quand on les compare aux dimensions de la terre. La plus grande profondeur des mers est d'environ 6 kilomètres ; la plus grande altitude des montagnes est de 9 kilomètres; il y a donc depuis les points les plus bas du globe jusqu'aux plus élevés une différence de 15 kilomètres.

Le diamètre moyen de la terre étant de 12.732 kilomètres, les plus grandes différences de niveau ne

représentent que les 11 dix-millièmes de ce chiffre.

Si l'on voulait figurer sur une boule de 12 mètres de diamètre ou de 37,70 de circonférence, les cavités et les éminences que produisent à la surface du globe terrestre les montagnes et les mers, on ne

devrait pas donner aux cavités les plus profondes

plus de 5 millimètres, et les éminences qui représenteraient les hauts pics de l'Himalaya n'auraient pas 1 centimètre.

La gelée qui désagrège les roches les plus dures, les glaciers et les avalanches qui entraînent les blocs, diminuent peu à peu les hauteurs des montagnes en formant sur leurs versants de vastes talus d'éboulement composés des débris des erêtes supérieures.

Les pluies qui tombent toujours en plus grande abondance sur les hautes montagnes que dans les plaines, à raison du froid qui règne dans les régions élevées, creusent dans les versants des ravins d’autant plus profonds que la cohésion des terrains est

moins grande. Ces ravins forment des vallées dans …

lesquelles d'autres ravins déversent, avec les eaux, les sables et les galets qu'elles entraînent. Ils’étabhit ainsi, suivant la disposition des arètes principales, des canaux d'écoulement qui, se reliant les uns aux

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Ds a re -

LE GLOBE TERRESTRE 7 autres, ramènent jusqu'à la mer les eaux provenant des montagnes,

Quand ces canaux, qui sont les ruisseaux, les rivitres et les fleuves, trouvent sur leur trajet des vallées fermées par des barrages naturels, il sy forme des lacs. On retrouve en France les traces de l'existence d'un grand nombre de ces lacs aujourd'hui disparus. On voit, à l'aspect de la vallée dont le fond horizontal, formé de dépôts d'eau douce, est souvent traversé par un cours d'eau, qu'à une certaine époque elle a dû ètre fermée sur un point qu'un examen attentif permet presque toujours de reconnaitre.

Les plaines de la Limagne d'Auvergne et du Forez sont les bassins des anciens lacs que formaient l'Allier et la Loire. La plaine d'Alsace a dû être recouverte par les eaux du Rhin. Si le lit du Rhône s'abaissait de quelques mètres à Genève, le niveau du lac s'abaisserait d'autant et l'on verrait les par. ties aujourd'hui couvertes par les eaux paraïtre au jour, comme on voit apparaître le fond d'un étang quand on a fait écouler les eaux par la bonde. La plupart de nos plaines sont les fonds des immenses étangs dans lesquels se déversaient les fleuves. Quand le niveau de l’eau a atteint la hauteur de la digue naturelle qui fermait ces étangs, elle a formé sur le point le plus bas de cette digue un

déversoir par où le trop plein s'est écoulé. Mais peu à peu ce déversoir a été corrodé, et, à un moment donné, la digue a été emportée par les eaux; alors le lac s'est vidé et le fleuve s'est frayé un lit au milieu des limons, des sables et des galets laissés à découvert.

Ce travail constant de l’eau, qui a déjà adouci des pentes autrefois abruptes, et nivelé des dépressions considérables, se continue de nos jours. Les eaux modifient incessamment la forme de nos continents en entraïnant dans les vallées et de là dans les mers les matériaux qu'elles arrachent aux flancs des montagnes.

Les eaux resteraient confinées dans les dépressions, qui sont les bassins des mers, si l'évaporation ne les ramenait constamment, sous forme de pluies, sur les continents.

Comme les phénomènes de la vie végétale que nous ayons à étudier s'’accomplissent tous dans ces portions du globe où la croûte terrestre est en contact immédiat avec l'atmosphère et les eaux, il est indispensable de donner quelques notions sommaires sur l'air, l'eau et le sol, milieux dans lesquels naissent, vivent et meurent tous les corps organisés.

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