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L 2° Quelles dispositions faudrait-il prendre à cet effet ; en ce qui concerne le bâtiment lui-même ?
è 3° Combien de temps faudra-t-il pour que le bâtiÿU ment fût prêt ?
D 4° Quel système de machineries serait convenable g pour l'émission du câble ?
d 5° Combien de temps et d'argent demanderaient ces à machineries ?
la M. Labrousse pense qu’un vaisseau à vapeur est le 5, bâtiment convenable, à cause du poids énorme du câble aix'torsions. A, ; et de ses accessoires (800 à 1,000 tonneaux environ) ” " qu’il faut mettre sur le pont; à cause, en outre, de sa te : stabilité sur l’eau, stabilité très-précieuse pendant l’opé- 1 ration ; enfin à cause des facilités qu’un vaisseau seul Mis présente pour le système d'émission dont il sera parlé ta" 4 plus bas. Il faut de plus que le bâtiment possède une que à machine d’une manœuvre facile et sûre, et que son n'a : pont présente un grand développement. Les dispositions our $ à prendre sont fort simples ; le bâtiment reste tel qu’il le à serait dans les circonstances normales, sauf que l’artiljet. 4 lerie serait à terre et la mâture réduite presque au mât é le 4 de misaine. Les machineries seraient sur le pont et ne ur; 3 le modifieraient pas, puisqu'il suffirait d'établir des Avec 4 points d'appui solides sur les plats-bords. Il faudrait tail : trois mois à partir du commencement des travaux pour d'un É que le bâtiment fût disposé pour l’opération. 1 Les opinions qu’a émises à ce sujet M. Labrousse tles | sont des plus importantes.
\ M. Labrousse, tout en reconnaissant les difficultés lieu
très-grandes que présente une opération si délicate, admet avec confiance qu'on pourrait poser un câble
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ù qui dans les essais aurait supporté avant la rupture moitié en sus de la charge qu’il aura à subir pendant l'opération, soit, pour le cas où l’on adopterait le câble dont il est parlé plus haut, 2,000 kilogr. environ, et nous arriverons certainement à construire un câble qui remplisse ces conditions. Il admet de plus qu’un cinquième en plus de la ligne directe est suffisant pour parer aux pertes probables du câble lors de la pose.
Mais cette confiance de M. Tabrousse repose sur le système qu’il présente pour l'émission du câble. Ce système consiste principalement à enrouler complétement le câble sur des treuils, ce qui évite les torsions toujours préjudiciables à la solidité et aussi tendant à la formation des coques qui entraîneraient presque infailliblement la rupture. On pourrait, il est vrai, parvenir au même résultat en levant le câble en S, à mais alors l’espace nécessaire serait de beaucoup plus erand que celui dont on ‘peut disposer à bord de quelque navire que ce soit (1).
Ainsi 5 treuils, de 4 mètres de diamètre, dont 2 mètres de tambour, et de 13 mètres de largeur, porteraient chacun 160,000 mètres environ de câble, soit 114
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tonneaux. .
Nous nous sommes en outre préoccupés, M. La- : brousse et moi, des freins, des indicateurs constants de d la tension, des procédés à employer pour la modération
(1) M. Labrousse a examiné cette question avec soin, et il admet qu'en disposant convenablement les plis du câble on trouverait un .. espace suffisant à bord d’un vaisseau. À
de la vitesse du navire, de la sécurité du câble lors des temps d'arrêt des joints, ete., ete.
J'ai toujours émis l'opinion que la meilleure solution du problème consisterait à assimiler l'émission du câble à celle d'une ligne de loch, et le système de M. Labrousse est, autant que possible, la réalisation de cette idée; mais j'ai toujours été arrêté par la frayeur que me causent ces masses énormes de treuils, la difficulté de régler leurs mouvements, les pressions extraordinaires qu’ils auront à subir et les conditions anormales dans lesquelles le bâtiment sert placé.
M. Labrousse pense, au contraire, que ce système est très-praticable, à condition toutefois qu’on adopte les diverses dispositions de détail dont il m’a entretenu. Je ne puis qu'admettre, sur des matières qui ne sont pas de ma spécialité, les idées d'un officier qui est considéré comme compétent.
Néanmoins, l'émission du câble par des treuils, quoi qu’on puisse me dire, m'effrayera toujours. Le commandant Labrousse n’est cependant pas le seul de son opinion; M. Dupuy de l'Hôme, notre ingénieur des constructions navales, et M. Froment n’ont aussi parlé avec confiance de la possibilité de cette opération (1). Il me semble qu’il vaudrait mieux essayer de se passer de ces énormes et dangereuses machines, avec lesquelles le moindre arrêt serait fatal. Le principal
(1) 1 ne faut pas oublier qu’à l'époque où ces idées ont été émises on n'avait pu réussir encore à poser un câble par de grandes protondeurs, et qu’il était naturel de chercher des systèmes en dehors de ceux essayés jusqu'alors.
Objections contre ce système.