DES LIQUIDES
Les effets qui correspondent à une transformation élémentaire éprouvée par un liquide, sans variation de chaleur, s'obtiennent, comme pour les gaz, en égalant successivement à zéro les trois expressions de dQ, (a), (3) et (4).
i" Idv -+■ cdt = o. En remplaçant / par sa valeur {48}, on a
(5o) AT^ dv -+- cdt = o.
Cette relation fait connaître la variation de température qui correspond à une variation infiniment petite de volume éprouvée par Le liquide. Si l'on suppose que le volume du liquide diminue, du est négatif, dt est de même signe que a, de sorte qu'une compression a pour effet d'échauffer ou de refroidir le liquide, suivant que ce liquide augmente ou diminue de volume lorsqu'on le chauffe sous pression constante.
a" Cdt~+- h dp = o. Si l'on élimine h au moyen des relations (4i)èt(io),
[Si] Cdl — kTf^dp = o.
Celte relation fait connaître la variation de température qui correspond à une variation infiniment petite de pression; elle conduit à la même remarque que la relation précédente.
3° le/u -4- kdv o. En éliminant de la même manière X et <fr, on obtient la troisième relation, qui peut d'ailleurs se déduire
des deux précédentes, (5o) et (5i), en éliminant dt, (52) Cdf + cp6(/p= o.
Cette équation fait connaître !a variation de volume qui correspond à une variation infiniment petite de pression, lorsque le liquide ne reçoit pas de chaleur de l'extérieur et ne cède pas de chaleur aux corps environnants.
Ces relations (5o), (5i), {5t} s'appliquent au cas d'un changement de volume infiniment petit éprouvé par un liquide dont la transformation a lieu sans variation de chaleur; les quantités C, c, a, 6 se rapportent à un état du liquide déterminé par deux des trois variables />, f, t. Pour déterminer les effets qui correspondent à un changement de volume fini, il devient nécessaire de connaître, en général, la relation qui lie les trois variables p, v, f, et de pouvoir exprimer les coefficients C, c, et, 6 en fonction de deux de ces variables ; au moyen do ces données expérimentales, la question se réduirait à un problème de pure analyse, comme on l'a déjà remarqué à propos des gaz et des vapeurs surchauffées.
A défaut d'expériences, on applique par approximation les relations précédentes au cas de transformations finies. Dans le cas des liquides, les variations de température sont d'ailleurs extrêmement faibles. M. Begnault a établi qu'une compression de 10 atmosphères, exercée subitement sur l'eau, ne produit pas une élévation de température d'un cinquantième de degré centigrade ('). M. Joule a repris l'étude de cette question en appliquant à la mesure des températures des procédés thermo-électriques très-délicats ( J ), et il a obtenu des nombres qui s'accordent
l') Belation des expériences, etc., p. ffi!j.
(*) Transactions philosophiques pour îSôS, p. r 33 . Un extrait do ce Mémoire a été inséré par Verdet dans les Annales de Chimie et de Phjtique, 3» série, t. IXHI, p. a38.
(BP)
asseï bien avec la formule I5i), établie pour la première fois par M. W. Thomson (' ), comme le montrent los tableaux suivants :
Planton
Tempéra tara an kilogramme* Valeur da de
l'eipérisncB. décimètre carra. calculés. oburTéo.
Expèriei
— o,oo83
Id.
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