ANNELÉS OU KNTOMOZOAIUES. — VERS
ORDRE I. — OLIGOCIIÈTES
Les Olygochètes peu ; xatryj, soie) sont dépourvus de para-
podes et ii’oiit que des soies en petit nombre, implantées dans des
cryptes de la peau. Ils ne possèdent ni tentacules, ni cirres, ni branchies, et ce dernier caractère leur a valu aussi le nom d’iVbranches. Chez eux, les sexes sont réunis, et le développement se fait sans métamorphose. La région où sont situés les organes génitaux se tuméfie d’ordinaire à l’époque de la reproduction, par suite du développement des glandes dermiques, formant sur les parties dorsale et latérales du corps une ceinturequ’on désigne sous le nom de bât ou clitellum.
On divise ces Vers en deux groupes :
les Terricoles ou Lombriciens et les Limîcoles.
I. Terricoles. — Ce sont de iïtos Vers à sang rouge, qui vivent plus ou moins profondément dans le sol, et chez lesquels, par adaptation à ce mode d’existence, les yeux font défaut, tueurs organes sexuels sont munis de conduits excréteurs spéciaux. Ils poiil'iG. '27 i. — Æiosoma lernarhivi. dent, comuie les saiigsues, leurs œufs
renfermés dans des capsules; il n’y a d’ordinaire qu’un seul do ces œufs qui se développe, les autres servant de nourriture à l’embryon qui en provient. Ces animaux avalent de la teri*e et s’assimilent les matières nutritives qui y sont contenues.
Ils forment une seule famille, celle des Lombriciués, dont l’espèce la plus connue est le Lumhricm terresU is ou Ver de terre.
II. Limîcoles. — Ceux-ci vivent dans l’eau; chez eux il n’existi^ ni oviductes ni canaux déférents, et ce sont les organes segmentaires qui servent à révacuation des produits sexuels.
On les divise en un petit nombre de familles, dont les principales sont celles des Turificidés (C. Tubifex, Lumbricuhis) et des Naïdés (C. Nais. Dero^ Ælosoma..., fig. 27i). Ces derniers pré-
DESCRIPTIVE. I
ANNÉLIÜES CHÉTOI'ODES.
sentent des cas noml)reux de reproduction par Ijonrgeonnement. ün rencontre parmi eux quelques formes parasites : Nms proboscidia, Cliœlofjaster Jymnœi, etc.
ORDRE n . — F‘ 0 E Y C U E T E S
Fie. 270.
Les Annélides de cet ordre sont munis de soies nombreuses (îToz-jç, nombreux; xairr?, soie) implantées sur des parapodes (fig. 275 et 276); de plus, ils sont généralement pourvus de tentacules, de cirres et de branchies.
Ils ont une tète plus ou moins distincte, formée de deux anneaux dont le premier, nommé lobe céphalique {prœstomium de Huxley), porte des yeux et des tentacules, et le second, appelé anneau buccal (perutomium de Huxley), porte la bouche. Celle-ci est souvent en forme de trompe protractile, tantôt inerme et tan-
H(.. 275. — Terebella messinensis. .Xiiiinal grossi avec scs tentacules a a, et ses arbuscules branchiaux b b.
Fie. 276. — Nereis nuntia.
tôt armée de pièces cornées. Les branchies sont situées, soit dans la région dorsale, soit dans la région céphalique, et d’après la posi-
A>JNELÉS OU ENTOMOZOAIUES. — VERS.
I ZOOLOGIE
lion cio ces organes, on a divisé les Polycliètes en Dorsibranches et Céplialobranclies (Cuvier), mais ce caractère n’est pas toujours bien net. En règle générale les sexes sont séparés; cependant on rencontre (|iiel(|ues formes liermapbrodites. Le développement se complic{ue de métamorphoses, et les embryons se montrent d’abord sous forme de larves ciliées (lig. :277). Les cils sont distribués à la surface du corps de diverses manières; et, d’après leur disposition, on a donné aux larves des noms dilTérents. En général, ils forment des couronnes. Tantôt il en existe une au voisinage de chaf{ue extrémité ( 7 ; tantôt l’extrémité céphalique seule en est pourvue
{Céphalotroques)', parfois, il yen a d’autres dans une portion intermédiaire (Polytroques...) enfin les cils peuvent être répandus sur tout le corps et n’ôtre pas rangés en couronnes (Atroques).
Los Polycliètes sont tous marins. (3n les divise en deux sous-ordres : les Sédentaires ou Tubicoles, et les Errants.
Tiiliicolcs.
Ces Annélides doivent leur nom à leur genre de vie; ils habitent des tubes formés avec une matière que sécrète leur corps, et qui lu’cnd la consistance du jiarcbcmin (Amphitrites) ou de la pierre (Serpiiles); parfois des matériaux étrangers, tels que les particules de sable, entrent dans leur construction (llermelles...). Leur tète
DKSCRIPTIVE.I
ANNÉLIDES CIIÉTOPÛDES.
est peu distincte, munie d’une trompe courte, souvent non protraclile, toujours inerme. Les pieds sont peu développés, et les branchies sont généralement groupées dans la partie antérieure du corps (Cé-
Fig. ~218. — Scrpula contorluplicata
phalobranclies), exceplé chez les Arénicoles (pii sont dorsibranches.
Ils se distribuent en un certain nombre de familles, dont les principales sont celles des TÉHÉnELunÉs (fig. -275), des IIeumel- UDÉs, des Serpulidés (fig. 27(S), etc.
Fig. :î79. — Arénicole des péclicurs.
Les Capitelliiiés (G. C((pUcUa) rattachent ce groupe à celui «les Oligochètes avec lesrpiels on les a souvent rangés, tandis que les Aré.mcolidés (Areuicola, fig. 279) établissent le passage entre les Tubicoles et les Néréides.
ANM-;!.KS 01; ENTOxMOZOAIllES. — VERS.
IZOOIAiGIE
Errants ou Néréides.
Les Polychètes errants ont une tête toujours distincte formée par les deux premiers anneaux qui portent des yeux et des tentacules. Ce sont des animaux carnassiers et ils sont munis d’une trompe, protractile, qui souvent est armée de pièces maxillaires (fig. :20:2). Leurs pieds sont bien développés et constituent des rames servant à la locomotion. Parfois ils portent dans la région dorsale des prolongements en forme de boucliers nommés élytres (Aphrodites). Les brancbies sont situées sur le dos (Dorsibranclies). Certaines
espèces sécrètent des tubes membraneux ({u’elles habitent temporairement. Parmi les familles qui composent ce sousordre, nous mentionnerons : les Ai'imoniTiDÉs, les Ampiii- AOMIDÉS, les Eumci- DÉs, les Néréides (fig. 270), les Sylli-