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P® CLASSE. — CRUSTACÉS

La classe des Crustacés a été établie par Lamarck; les animaux qui en font partie étaient précédemment rangés, avec les Arachnides et les Myriapodes, parmi les Insectes dépourvus d’ailes, ou Insectes ' aptères., de Linné. Ils se distinguent néanmoins par d’importants caractères. Chez eux, la respiration est aquatique et ne s’elfectue jamais par des trachées, mais par des branchies qui dépendent des organes locomoteurs, quand elle n’est pas simplement cutanée. Leur tête porte une tloiible paire d’antennes et est en général unie au thorax, avec 'lequel elle forme un céphalothorax; enfin les pattes, de conformation très variable, sont ordinairement nombreuses.

L’enveloppe tégumentaire acquiert chez beaucoup de Crustacés une dureté très grande par suite du dépôt de matière calcaire dans la couche cuticulaire, et de là vient le nom ({u’oii leur a donné (de crusla, croûte). Ce squelette épidermique se renouvelle par* des mues qui se produisent à différents intervalles. Les anneaux dont il se compose peuvent rester mohiles les uns sur les autres, mais souvent ils se soudent entre eux dans certaines régions, en particulier dans la région céphalolhoracique, où ils forment par leur réuinon une sorte de grand bouclier qu’on appelle carapace. Le nombre typique des anneaux est de vingt, mais il est parfois dépassé et souveiU il est moindre par suite de l’avortement ou de la fusion de quehjues-uns d’entre eux. Chacun de ces anneaux porte une paire d’appendices dont la forme, comme le rôle, sont fort divers. C’est par eux que sont constituées Itis deux paires d’antennes, distinguées eu antennes internes ou antérieures (antennules), et antennes externes ou postérieures, ainsi que les pédoncules oculaires qu’on trouve chez les Crustacés supérieurs ou Podophthalmes. Les appendices qui suivent et sont placés autour de la bouche se

ANNKLÉS OU ENTOMOZOAIRES. — ARTllUOPODES. [zoologie

transfoniieiit en orgaiiQs inaslicateurs (fig. 285), et prennent le nom (le mandibules et tle mâchoires, ces dernières an nombre de deux paires; puis viennent les paltes-mdchoires, qu’on appelle ainsi parce qu’elles sont intermédiaires par leur l'orme entre les pattes proprement dites et les mâchoires, et établissent le passage des unes aux antres ; il peut y en avoir une ou plusieurs paires. Parfois les membres qui appartiennent an thorax et à l’abdomen sontsemblables entre eux et conformes de façon à servir d’organes locomoteurs et respiratoires (Brancliiopodes), mais le pins souvent ils présentent des modifications en rapport avec leur adaptation à des fonctions différentes. Ainsi, chez les Décapodes, les appendices thoraciques prennent le caractère de pattes ambulatoires, tandis (|ue les appendices abdominaux, beaucoup moins développés (fausses pattes) servent comme rames natatoires, comme organes suspenseurs des œufs chez les femelles, comme organes de copulation, du moins ceux des deux paires antérieures, chez les mâles.

Fondamentalement, les membres des Crustacés se composent de sept articles, qui ont reçu de Milne Edwards des noms particuliers (fig. 28G). En allant de la base à l’extrémité, il les a nommés : roxopodite, basipodite, ischiopodite, méropodite, carpopodile,propodite et dactylopodite . Quand il s’agit des mâchoires ou des antennes, il l’indique en changeant la dernière partie du mot; ainsi, les articles correspondant à ceux des pattes sont appelés Coxognathite, basignathite, etc...., ou coxocérite, basicérite, etc...., suivant qu’ils appartiennentaux premières ou aux secondes. Bien entendu, la série complète de ces espèces n’existe pas toujours, et parfois aussi leur nombre augmente par fractionnement des articles primitifs, comme on le voit en particulier dans les antennes. De plus, à la branche ju'inéipale ou Protopodite, constituée de. la façon que nous venons d’indiquer, peuvent s’ajouter des branches accessoires que Milne Edwards désigne sous le nom de Parergopodites, et (ju’il distingue, d’après leur position, en mésopodite, exopodite et épipodite. Cette nomenclature est fortutile pourmetlre en évidence les tiomologies(l).

lœ système nerveux, dont on connaît la disposition typique, suliit des variations nombreuses, par suite de la coalescence pins ou moins grande des paires ganglionnaires qni constituent la chaîne ventrale. Souvent celle-ci est coni])osée de ganglions es[)acés entre (Mix et a réellement l’aspect d’une chaîne, mais parfois ces ganglions se ra))|)rocbent, se fusionnent et dans certains cas ne forment qu’une seule masse nerveuse, d’où jiartent en rayonnant les nerfs dn tronc et des membres (fig. 283). Les ganglions siis-cesopliagiens

(1) Milne Edwards, Annales des sciences naturelles, 3® s(?rie, t. XVI, IST)!.

DESCRIPTIVE

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