‹ Elements de zoologieChapitre 127 sur 312 · I Z 00 LO G IF · texte numérisé non relu

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jiùrées. On en dislingne plusieurs genres, earaclérisés priiicipaieinent par le nomlu’e el la position des yeux. Les plus counus sont : le Scorpion llavicaude (Scorpio {europœus) /lavicaudas de (leer), commun dans loiU le midi de la France; le Scorpion ronssâtre {Amlroctoiius occitanus), qni habite le nord de l’Ali-iijne, et qn’on trouve sur quehjues points de notre littoi’al méditerranéen; le Scorpion tunisien (Andr. tuneianus) (fig. 350) plus grand de taille que les précédents, et dont la piqûre est dangereuse; le Scoiqiion africain {Buthiis afer), qui est le plus grand de tons, et se rencontre en Afrique et dans l’Inde, etc.

PSEUDOSCOiiPiONS. — Oii a réuni sons ce nom de petits animaux qui, [lar leur forme générale, par la disposition de leurs chélicères et de

leurs palpes maxillaires, ressemblent aux Scorpions. Leur abdomen se compose d’articles distincts, mais ne se termine pas par un })Ostabdomen. Leur respiration s’effectue à l’aide de trachées, qui naissent de deux paires de stigmates placés sur les deux premiers anneaux de l’abdomen. Ils possèdent, comme les x\raignées, des glandes à soie. Ils n’ont qu’une ou deux paires d’yeux latéraux. Les Pseiidoscorpions forment une seule famille, celle des CiiÉLiFÉniDÉs, comprenant les genres Clie-

Fig. 351. — Chelifer cancroides.

lifer{iv^. 351) et Obishm. Ils vivent dans la des arbres, et on en trouve jiarfois dans les herbiers. Ils se nourrissent de petits Insectes.

mousse, sous l’écorce vieux livres, dans les

AUACHNIÜKS. — ARANKlhKS,

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DESCKII'TIVK.J

|•l[UYNIl►És. — Les IMirynitlés se disliiiiiiKMil des Scorpioiiidés par leurs cliêlicôres dont l’exlrémilé est eu tdriiie de griiïe, cl par leur abdomen (pii est plus ou moins pédicule, sans poslabdomeu ni appareil venimeux. Les palpes sont terminés soit par une simple grilTe (Pliryne) soit par une pince didactyle (Thélyphoiie). J. es pattes de la première paire, très longues, ressemblent à des antennes et ne servent pas à la locomotion. Les yeux sont au nombre de huit. La respiration se fait, comme chez les Scorpions, an moyen de (|uatre sacs pulmonaires.

Les Pbrynidés babitent les régions cbaudes de l’Asie et de l’Ainéri({ue. On en connaît deux genres : les Pbrynes (Phrynus) (fig. 35:2), elles Thélypbones (Thelyplionus), Ces derniers ont leur abdomen terminé par un appendice filiforme' articulé.

ORDRE vil. — ARANÉIDES

Cet ordre comprend les Aracbnides aiix([uels on donne vulgairement le nom d’Araignées, et qui formaient le grand genre Aranea de Linné. Leur abdomen ne se compose pas d’articles distincts et se rattache au céphalothorax par un court pédicule, ce qui donne à leur corps une forme caractéristique.

Fig. .351.

PiG. 333. — Appareil buccal de la Tarentule. — a, cliélicèrcs; b, leurs grilîes; c, lobes formes par l’article basilaire des pieds mâchoires d, désignes d’ordinaire sous le nom de palpes maxillaires ; e, mentonnière.

Fig. 35i. — Giande venimeuse et chélicère. — a, glande à venin ; b, son canal excréteur aboutissant a un orifice d, percé près de l'extrémité delà grifte c; e, gouttière â bords dentelés dans laquelle se replie la griffe pendant le repos.

Les cliélicèrcs (fig. 353) sont terminées par une griffe mobile, à l’extrémité de laquelle débouche le canal excréteur d’une glande venimeuse située de chaque côté dans la région céplialitjue et regardée comme l’analogue d’une glande salivaire (fig. 354). La liqueur toxique sécrétée par cette glande est versée dans la plaie produite par la morsure, et suffit à tuer les petits animaux dont les Araignées font leur proie. Les palpes sont mulliarticulés, ressemblent à de

ANNELÉS OU ENTO-MOZOAIRES.

AKTHROUODES.

[zoologie

petites pattes, et jirésentent chez le mâle une conformation particulière en rapport avec leur rôle dans l’acconplemejU. Les pattes ambulatoires, i^énéralement longues, sont terminées par des gritles.

Les yeux sont an nombre de bnit, quelquefois de six, diversement groupés, et leur disposition a été utilisée comme moyen de classification. On sait que le système nerveux est remanjuable par la coalescence de la cliaîne ventrale en nne masse ganglionnaire unique.

L’appareil respiratoire se compose tantôt exclusivement de sacs pulmonaires, et tantôt à la fois de poumons et de trachées. A la face inférieure et postérieure de l’abdomen, au voisinage de l’anus, se trouvent quatre ou six petits mamelons dont le sommet est percé de j)orés. Ce sont les filières par où passent les fils de soie, au moyen desquels les Araignées tissent leurs toiles. La matière en est sécrétée par des glandes situées dans l’abdomen (fig. .‘155).

Les mâles se dislinguent des femelles par leur taille plus petite, leur abdomen moins dévelojqié, et leurs palpes transformés en organes cojmlateurs. Les Araignées sont ovipares, et, à l’éclosion, les jeunes présenlent déjà la forme des adiiKes, de sorte qu’il n’y a jias de métamorphoses.

[.es mœurs de ces animaux sont très diverses et ont donné lien aux observations les jilus intéressantes. Ils se nourrissent de jiroies vivantes dont ils s’emparent souvent au moyen de jiièges dressés avec une étonnante habileté; les toib'S d’Araignées que tout le monde coimait servent â cet usage, r.ertaines esjièces, comme la Mygale maçonne, se construisent dans le sol des demeures qui se. ferment â l’aide d’nn opercule mobile, et (pii renferment parfois â l’intérieur des dispositions extrêmement ingénieuses (1).

On divise les Aranéides en deux groupes ou sous-ordres : les Té- Irapneiunones ci Dipneumones, suivant qu’elles sont {lourvues de quatre ou seulement de deux poches pulmonaires.

Fig. 355. — Glandes .sei’iciparcs et orj*’anes ge'iiitaiix mâles du Pliolcus phalarujista. — p, pociies pulmonaires; 17, première paire de glandes scricipares; tj' , deuxième paire; (y", troisième paire; d, canal excréteur; t, testicule; r, rectum coupé et rabattu en arrière.

(t) Voy. J. Tfahcme-Moggriilge, IJarvssling Ants ani Trap-ioov Spiders. London, 1873.

DESCRIPTIVE. 1 AUACIINIDKS. — ARANÉIDES TÉTRAl'NEL’MONES. 341

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