Aptères
Ces Insectes constituent l’ordre des Anoploures de certains entomologistes. Ils furent rapprochés des Hémiptères d’abord par Fabricius, puis par Durmeister. Ils vivent tous, en parasites, sur les animaux à sang chaud dont ils sucent le sang; ils ne subissent pas de métamorphoses.
A ce groupe appartiennent les Pédiculidés ou Poux, dont plusieurs sont parasites de l’Homme, et, à ce titre, présentent un intérêt particulier.
Ils ont un suçoir inarticulé, rétractile et armé de crochets à son extrémité.
Le Pou de tête {Pediculiis capitis) est blanc avec les segments bordés de noir (tig. iOO, 401). Il se rentonlre particulièrement sur la
tête des enfants mal tenus.
Fig. iOl. ,
Les œuts, connus sous le nom de lentes, sont piriformes et attachés aux cheveux. Les petits (jui en - naissent subissent plusieurs mues, mais point de métamoiqilioses ; au bout de dix-huit jours, ils sont en état de se reproduire. La multiplication de ces animaux se fait avec une remarquable rapidité. Leeuweidioeck a calculé que deux femelles pouvaient produire dans l’espace de deux mois dix-huit mille individus.
Une autre espèce de Pou propre h l’Homme est le Pou du corps (Pediculus vestimenti) -, il est plus grand que le précédent, d’un blanc sale, et n’a pas les anneaux Iiordés de noir. Il se trouve sur les gens malpropres et dans leurs vêtements. On appelle Pou des
Fig. 400, 401. — fl^ediculus capitis.
Pou de tête (mâle). — Pou de tète (femelle).
DESCRIPTIVE. I INSE(iïES. — HÉMIPTERES.
malades (Pedtculns tabescentiuni) celui qu’on a vu parfois se développer en quantité prodigieuse sur certaines personnes, et occasionner la maladie pédiculaire, on phtiriase, qui peut devenir rapidement mortelle, mais ce Pou ne paraît pas former une espèce distincte de la précédente.
Le Pou du pubis (Plitirius inguinalis), vulgairement appelé « Morpion », est aussi un parasite de l’espèce liiimaine, et paraît être spécial à la race blanche. Son corps est élargi, déprimé, et ses quatre pattes postérieures sont terminées par des griffes très fortes. Il s’attache aux poils du puhis, des aisselles, quelquefois à la barbe et aux sourcils, mais on ne le rencontre jamais dans les cheveux.
Un certain nombre d’autres espèces de Poux vivent sur les Mammifères. Les Singes nourrissent le Pedicinus eurygasler; le Chien, Vllcmalopinus pilifer(i\g. 40:2); le Cochon, VHematopinus suis, etc.
Fig. 402.
Fig. 402. — llematopimis pilifer.
Fig. 403. — Trichodecte du Moutou (Trichodectes ovis). Fig. 40k — Liolliéc p;de du Coq (Liotheuni pallidum).
On place hahituellement auprès des Péliciilidés des Insectes qui sont, comme en.x, parasites, aptères, sans métamorphoses, et qui leur ressemblent beaucoup par leur apparence extérieure, mais dont l’appareil buccal n’est pas conformé de même; ce sont les Ricins ou Mallophages de jNitzch. Ils n’ont pas de rostre, mais des mandibules en forme de crochets, et des mâchoires rudimentaires; aussi ont-ils été séparés des Poux et rapprochés des Orthoptères par quelques entomologistes. Ces Insectes vivent sur les Mammifères et sur les Oiseaux; ils paraissent se nourrir de productions épidermoïdes, de poils et de plumes; cependant ils peuvent aussi sucer le sang. On en connaît un grand nombre répartis dans plusieurs genres ; les Trichodectes, dont une espèce, le Trichodecte du Mouton {Trichodectes ovis), est représenté dans la figure 403; les Gyropes;
388 ANNELÉS OU ENTOMOZOAIRES. — ARTHROPODES. [zoologif.
les Pliiloplères; les Liotliées (fig. 40i), etc. Ces deux derniers sont parasites des Oiseaux.