‹ Elements de zoologieChapitre 141 sur 312 · ORDRE III. — LÉPIDOPTÈRES · texte numérisé non relu

ORDRE III. — LÉPIDOPTÈRES

Les Lépidoptères (de h- Tii;. écaille 5 TZTtpàv, aile) ont quatre ailes membraneuses et couvertes de petites écailles Fig. 413. — Clcada oml. — 1,2, insecte parfait; colorées, dont les teintes va- ^‘**'*^’

riées ont parfois beaucoup de vivacité et d’éclat. Ce sont des Insectes suçeurs munis d'une trompe qui, à l’état de repos, est roulée en spirale. Cette trompe est constituée par les mâchoires très allongées ; à la base, de chaque côté, se trouvent des palpes labiaux velus portés par une pièce triangulaire qui correspond à la lèvre inférieure ; la lèvre supérieure et les mandibules sont rudimentaires.

Les antennes sont multiarlicnlées, et présentent des dilïerences de forme qui ont parfois servi pour la subdivision de l’ordre; ainsi, Diiméril distingue, d’après ce caractère, quatre groupes de Lépidoptères : les Ilhopalocères, qui ont les antennes renflées en massue à leur exlrémilé ; les Clostérocères, qui les ont renflées au milieu, ou en fuseau ; les Néniatocères, chez qui elles sont en forme de lil et souvent pectinées ou plumeuses; les Chétocères, enlin, chez qui elles sont atténuées au bout et ressemblent à une soie.

Les anneaux du thorax sont soudés entre eux. Les pattes, grêles et délicates, ont les tarses toujours composés de cinq articles; parfois celles de la première paire sont rudimentaires et il semble, au premier abord, qu’il n’y en ait que quatre au lieu de six.

Les Lépidoptères présentent souvent un dimorphisme sexuel très marqué. En général, les mâles sont ornés de couleurs plus vives et plus brillantes que les femelles. Ou a constaté chez certaines espèces des cas de parthénogénèse {Ihyche). Ces Insectes subissent des

ANNELKS OU KNTOMOZOAIUES. — AIITIIUOEODES. fzüOLOGiE

inélainorphoses complotes. Les larves ont la fonne de chenilles^ c’est-à-dire qu’indépendainmeiit des six pattes écailleuses portées sur les anneaux thoraciques, elles sont munies dans la région ventrale de fausses pattes, dont le nombre est variable, mais le j)lus souvent est de cinq paires. Ces chenilles se transforment en chrysalides qui sont tantôt suspendues à découvert, et tantôt renfermées dans un cocon soyeux.

Linné divisait les Lépidoptères en Diurnes, Cré|)usculaires et Nocturnes ; mais cette classibcation manque d’exactitude. Nous avons vu plus haut celle (jue Duméril a proposée. Dlancbard, se fondant sur la disposition des ailes, les partage en deux sections : les Clialinoptères et les Achalinoptères. Les premiers ont les ailes postérieures liées aux ailes antérieures au moyen d’un crin raide qui entre dans un anneau situé à la base de celles-ci; ils comprennent les Papillons crépusculaii’es et nocturnes. Les seconds ont les ailes dépourvues de frein; ils correspondent aux Diurnes de Linné et aux Pibopalocères de Duméril.

Page 1