DESCRIPTIVE. I INSECTES
formés de matières diverses. La Teigne tapissière (Tinea tapezella) ronge les draps, les tissus de laine; la Teigne des pelleteries {Tinea pellionella) s’attaque an.v fourrures. Une espèce justement redoutée des agriculteurs est la Teigne des grains {Tinea granella), qui vit aux dépens des céréales mises en grenier; sa chenille, connue sous le nom de Ver blanc du blé, dévore l’intérieur farineux du
l'iü. 415. — } pononieuta cognatella (Yponoineutc cousine), jjrossie.
grain. La Teigne des riicbes {Tinea cerella) se nourrit de cire. Il y a différentes espèces dont les cbenilles vivent sur les végétaux. Les unes, qualifiées de mineuses par Réaumnr, pénètrent dans 1 épaisseur des feuilles dont elles détruisent le parenchyme; d’autres habitent réunies sous des toiles dont elles entourent les feuilles qui leur servent de nourriture, par exemple les Yponomeutes {Yponomeuta){ùg, 415).
:)98 A>;^’ELÉS OU Ei^TOMOZOAlUES. — AUT[1U01'0I)P:S. [zoologie
Les Tortricidés ou Tordeiises (G. Tortrix L.) sont ainsi nommés parce qne la plnparl de leurs chenilles ronlejil les feuilles, et les lient an moyen de (jiielques lils soyeux pour s’en faire un abri ; quel(|iies-unes cependant vivent dans l’intérieur des bourgeons ou des fruits (Cai^pocapsa), qui deviennent alors véreux.
Les Pyralidés se distinguent des Tordeuses parleurs palpes très longs et arqués. L’un d’eux, la Pyrale de la vigne ou pilleriana) (fig. 410), est tristement célèbre par les ravages (lu’il a parfois causés dans nos pays vignobles et a été l’objet d’une remarquable monograpbie d’Audouin, qui avait reçu la mission de cbercber un remède au fléau (l).
« Le Papillon, de la taille de la plupart des Tordeuses, a les ailes jaunes, avec des rellets verdâtres et dorés et des bandes brunes plus ou moins marquées. Il se montre au mois de juillet; la ponte a lieu bientôt après à la face supérieure des feuilles, sons la forme de petites plaques très faciles à apercevoir. Au mois d’août, éclosent les petites cbenilles. Celles-ci, malgré la tenqiérature élevée, ne prenîient aucune nourriture; chacune se suspend à un lil, attendant que l’agitation de Pair lui fasse atteindre le cep ou l’écbalas. Ces cbenilles pénètrent alors entre les llssures du bois ou de l’écorce, commencent leur hivernage, qui doit durer jusqu’au printemps. Au retour de la belle saison, elles grimpent sur les pousses de la vigne et enlacent feuilles et grappes naissantes de fils soyeux, qui les réunissent en paquets. Elles rongent, elles dévorent ainsi, parfaitement à l’abri des dangei's extérieurs; dans l’espace de quelques semaines, les vignes, attaquées par un grand nombre d’individus, sont mises dans la condition la plus pitoyable, toute récolte est
perdue Audouin montra qu’il était facile d’anéantir les œufs en
enlevant les feuilles chargées de plaques bien visil)les pour tout le monde; il avait reconnu en même temps les stations d’hiver des jeunes cbenilles, et cette observation ne devait pas tarder à être mise à profit. L’enlèvement des œufs exigeait, en effet, une main d’œuvre assez considérable. On eut l’idée de procéder, pendant l’hiver, à un écbaudage des ceps et des écbalas ; c’était la certitude «l’atteindre toutes les cbenilles sans exception. Le succès fut com-
(1) Victor Audouin, Hisl.des insectes nuisibles à la vigne, particulièrement de la Pijrale. Paris, t8i2.
clicnille et clirysaliile.
DESCRIPTIVE. 1
INSECTES. — LÉI'IDOPTEHES.
plet, et, aujoiird’luii, jamais les vignes n’ont à soiilîrir de la présence de la Pyrale, si cette simple précaution n’est pas négligée (1). » A la même fannille appartiennent les Aglosses, dont
Fig. il7. — 1, Géomètre elTcuillante màlc {Geometra defoliaria) •, 2, la femelle; 3, la chenille; 4, Géomètre liyémale mâle (Geometra trumaria)-, 5, la femelle; 0, la chenille.
les chenilles présentent cette particularité qu’elles se nourrissent de substances animales, principalement de graisse (Aglossa pin- (jiiinalis).
Les Papillons dont il vient d’etre question sont tons de très petite taille; c’est pourquoi les Allemands les réunissent dans un même
(1) E. Blanchard, Métamorphoses des Insectes, p. 29T. Paris, 1877.
ANNELES OU ENTOMOZOAIUES.
ARTIlliOPOOES. [zoologie
groupe sous le nom de Mic)‘olépidopfères. D’autres, aux antennes également sétilormes, mais de plus grande taille, forment les deux familles des Géomélridés et des Noctiiéiidés.
Les GÉ05IÉTUIDÉS, ou Phalcnidés, méritent surtout de fixer l’attention à cause de leurs chenilles qui sont fort singulières. Elles ne possèdent, en général, que deux paires de jiattes membraneuses situées en arrière, et ont une démarche caractéristique. Quand elles veulent avancer, elles fixent leurs pattes antérieures, et rapprochent de celles-ci l’extrémité postérieure du corps qui forme alors une sorte de boucle (fig. •417) ; elles détachent ensuite les pattes écailleuses qu’elles jiortent en avant par un mouvement d’extension, et recommencent la môme manœuvre, de sorte qu’elles paraissent arpenter le sol ; aussi Uéanmur leur avait-il donné le nom d'Arpenteuses. A l’état de rejios ces chenilles restent souvent pendant des heures entières complètement immobiles et dressées sur leur pattes postérieures, ayant ainsi l’apparence de petites baguettes de bois (fig. 417). La plupart s’enfoncent dans la terre pour se transformer en chrysalides. Cette famille renferme de nombreuses espèces. Les femelles de quelques-unes se font remarquer par l’état rudimentaire, on môme l’absence complète des ailes ; ainsi la Géomètre défeuillante {Geometra defoliaria).
Les Noctüélidés forment une vaste famille de Papillons nocturnes, aux couleurs sombres, qui, à l’état de chenilles, se nourrissent de plantes basses ou de racines, et sont parfois très nuisibles à l’agriculture, par exemple : la Noctuelle des moissons {Noctiia ou Agrotis segetum); la Noctuelle des choux {hkidena brassicœ)\ la Noctuelle potagère {Iladena oleracea), etc.
h. — Nématocèrcs ou Eilicornes.
On donne aussi aux Papillons qui appartiennent à ce groupe le nom de BombgcincSy tiré du grand genre Bombyx^ dont l’espèce la plus connue, à cause de son importance industrielle, est le Dombyx du mûrier, vulgairement appelé Ver à soie. Ils sont caractérisés par la forme de leurs anlennes ijui sont ordinairement pectinées ou plumeuses, lœurs chenilles sont pourvues de seize pattes et s’entourent d’un cocon soyeux pour se transformer en chrysalides. A l’état adulte, ils ont une trompe rudimentaire, et ne prennent aucune nourriture.
Le Domhyx du mûrier {Bombyx ou Sericaria mori)esi originaire de la Chine, et l’histoire en a été faite avec détail dans un grand nombre d’ouvrages spéciaux ; nous n’en reproduirons ici que les traits essentiels. Les œufs de ce Papillon portent dans le commerce le nom de graine de ver à soie. Quand on en veut amener l’éclosion.
DESCIUPTIVE.I INSECTKS. - LÉNDOPTÈUES.
au inoineiit où la feuille de mûrier, qui doit servir à la nourriture est assez développée, ou les soumet à une incubation artificielle. Les chenilles qui en naissent sont appelées magnans le midi
de la France, et on nomme magnaneries les batiments dans lesquels on les élève. L’éducation des Vers à soie dure environ trentequatre jours et se partage en un certain nombre de phases ou d dgcH
Fie. 418. — 1, chenille de Bombyx du mûrier, dite \er à soie, dans son plus grand de'veloppement, parvenue à son cinquième âge; 2, chrysalide; 3, cocon; 4, chrysalide; 5, Papillon femelle; 6, Papillon mâle.
séparés par des mues; celles-ci sont au nombre de quatre. La durée des âges successifs n’est pas la même; elle est de cinq jours pour le premier âge, de quatre pour le second, de six pour le troisième, de sept pour le quatrième et de dix pour le cinquième. Chaque mue est précédée par une période d’engourdissement pendant laquelle les Vers cessent de manger ; elle est suivie, au contraire, d’une période de voracité qu’on appelle frèze. Arrhék la fin du cinquième âge, le Ver commence à jeter autour de lui des fils de soie destinés SICARD. 26
iO'2 ANNELÉS OU ENTOMOZOAIUES. — AllTHUOPODES. [zoologie
à servir de sujiports an cocon dont il s’enveloppe, pour y passer l’hiver à l’élat de chrysalide. La soie est sécrétée par une paire de i^iandes, en forme de tnhes enroulés sur eux mêmes, et occujiant presque tonte la longueur dn corps, snr les côtés de l’appareil digestif. Chacune de ces glandes se continue par un tnbe très grêle, ou filière, ei \es deux (ili-ères se réunissent eu uii canal commun, dans le([uel les deux tils sont tordus ensemble de manièi*e à ii’en faire pins qu’un. Ce canal aboutit à uii petit orifice percé dans la lèvre inférieure. Le Ver à. soie met trois on quatre jours à filer son cocon, puis il snbit une cinquième mue, et se transforme en chrysalide. Il reste dans cet état pendmt un temps qui varie de quinze à vingt jours; alors, après une dernière mue, le papillon sortant de sa coque se montre sons sa forme ailée. C’est le moment de la reproduction; l’accouplement a lieu et les femelles fécondées pondent des œnfs destinés à éclore an printemps suivant On a observé quelquefois des cas de parthéiiogéiièse, mais ce mode de reproduction ne se monti’e qn’exceptionnellemeut chez ces Insectes.
Il y a d’autres Bombyces producteurs de soie, dont on a cherché, avec pins ou moins de succès, à tirer parti industriellement; par exemple : les Bombyces dn ricin et de l’ailante (AHacus arriudia et Atfacus cynthia)] VAttacus Yama-maï ou Ver à soie du chêne; VAüacus cecropia, etc.
On trouve communément dans nos pays certaines espèces euro- [léennes, comme le Bombyx quercûs on Minime à bandes; le Bombyx neustrien on Livrée, etc... Parmi ces Papillons il en est un (jui offre un intérêt particulier : c’est [g Bombyx processionea, dont les chenilles dites Processionnaires ont des mœurs fort singulières. Ces chenilles réunies en grand nombre vivent abritées sons des toiles qui leur constilueut une sorte de nid. Elles doivent leur nom à l’habitude qu’elles ont de former, quand elles sortent de leur demeure, une véritable procession. En tète, marche une chenille que les antres suivent à la file, et par rangs bien alignés, qui vont s’élargissant de la tète à la queue de la colonne; les mouvements de la troupe sont réglés d’après ceux de la chenille conductrice. Une autre particularité des Processionnaires, c’est qu’elles ont le corps couvert de po is qui se détachent avec une très grande facilité, et causent de très vives et pénibles démangeaisons, quand ils sont portés au contact de la peau ; aussi ne faut-il toucher à ces chenilles on à leurs nids qu’avec beaucoup de précaution. Béaumur a fait connaître avec détails les accidents causés par ces poils urticants (1). (Juand vient le moment de la métamoi’phose, cha([ue chenille se file
(1) Rcaumnr, Mémoires..., l. Il, p. 179.
DESCUll'TIVE.j
INSECTES. — LÉPIDOPTEUES.
(lan.s le nid commuii un cocon particiiliec, où elle se chanf^e en chrysalide.
Parmi les Papillons appaiienaiit à quehjues familles voisines des lîombycidés, il y en a qui sont fort nuisibles à la végélaiion; ce sont surtout les Liparis dont plusieurs espèces sont communes eu France: le Cul-brnn (Liparis chrysorrhœa), que les ordonnances relatives à l’échenillage ont pour but de combattre; le Cul-doré (Liparis aurifhia); le Zigzag (Liparis dispar), etc.
Fig. 419. — Orgyia antiqua. — I, màlc; 2, femelle; 5, clicnillc.
L’Orgye antique (Orypia auliqaa) est un joli Papillon dont la femelle n’a que des rudiments d’ailes (lig. il'.)). Les chenilles ont le corps garni de poils disposés en aigrettes sur des mamelons; elles se trouvent parfois en grand nombre sur les arbres fruitiers ({u’elles dépouillent de leurs feuilles.
Les Psychés (Psyché) ont également des femelles aptères, verni ilormes; on a observé chez elles des phénomènes de parthénogénèse. Ces chenilles habitent dans des fonrreaiiv qu’elles confectionnent avec des débris végétaux', fragments de leuilles ou de bois.
D’autres espèces ont des chenilles qui vivent dans l’intérieur du
perce-bois {Cossus ligniperda), remlu célèbre par le Mémoire (b* Lyoïinet « sur la chenille ({ui rouge le bois du saule ».
A ce groupe appartiennent les familles des Zyg.enidés, des SésiÂDÉs et des Sphingidés.
Le type de la première nous est fourni par la Zygène de la Filipendiile {Zygcena fdipendnlæ) très répandue dans nos pays; celui de la seconde par la Sésie apiforme (Sesia apiformis), qui offre une singulière ressemblance extérieure avec certains Hyménoptères. La troisième comprend les Sphinx dont les nombreuses espèces ont été
Heure de leur corps, rester ainsi immobiles pendant des heures entières dans une pose qui rappelle celle qu’on attribue au monstre de la Fable. La plus grosse espèce de Sphinx {Ackerontia atropos) porte sur son corselet de couleur sombre, une tache claire (jui figure grossièrement un crâne humain; de plus, ce Papillon a la faculté d’émettre un son aigu auquel la superstition populaire prête une signitication sinistre ; aussi a-t-il été regardé comme présage de malheur et de mort.
Les ailes de ces Papillons sont dépourvues de frein et redressées pendant le repos. Leurs antennes se terminent en massue (Uhopalocères, de Duméril). D’ordinaire, les chrysalides, plus ou moins anguleuses, ne s’enferment pas dans un cocon, mais se suspendent au moyen de fils. Ce groupe comprend les Papillons diurnes, généralement remarquables par la beauté et l’éclat de leurs couleurs. On |)eut le partager, avec Blanchard, en quatre grandes familles : les Hespériidés, les Ergcinidés, les Nymphalidés et les Popilionidés.
c. — Clostôrocères ou Fusicornes.
Fig. i20. — Sphinx de la vigne.
{Deilephila elpenor).
réparties en différents genres :
Sphinx, Deilephila, Acherontia , Mac7^oglossa, etc... Le nont de Sphinx vient de l’attitude particulière des chenilles ([ue l’on voit souvent appuyées sur leurs pattes abdominales, et redressant la partie anté-
*2. Aclialinopléres.
ÜESClîIPTlVE.I
INSECTES. — LËPIDOPTEnES.
Les IIespéuiidés (IL llesperia) sont île petits l’apillons aux eoiileurs ternes, aux ailes niéilioiTenient développées, au vol lent et saccadé. Les chrysalides, contrairement à ce qui a lien chez les autres Uhopalocères, s’enveloppent d’une mince coque soyeuse.
Les Érycinidés sont assez petits de taille, mais ornés de couleurs variées ; la plupart d’entre eux ont les ailes postérieures prolongées en une sorte de (jiieue, aussi les anciens entomologistes leur donnaient-ils le nom de PetUs-porte-queac. Les chenilles de ces Papillons se distinguent par leur forme particulière; elles ont le corps large, déprimé et une apparence qui rappelle celle des Cloportes. Les Polyommates (PolyoïnmatiLS), les Théclas (Tliécla), les Lucines {Nemeobius lucina) composent cette famille.
Fig. i-2\. — Nymplialidô (Argijnnis Papliia) avec paltcs anterieures atrophiées.
Les .Nymphalidés comjirennent un grand nombre d’espèces diverses, mais qui présentent pour caractère commun d’avoir les pattes antérieures atrophiées (fig, 1 ). Ces pattes courtes et velues sont appliquées sur la poitrine, simulant autour du cou une sorte de palatine,
iUG ANNKLÉS Oli KNTOMOZOAIKES. — ARTHROPODES. [zoologie
c’esl [tounjuoi ou les a nommées quelquefois pattes palatines. Elles sont impropres à la marche, aussi ces Oajiillous ue se poseut-ils que sur quatre pattes. Les chrysalides des Nymphalidés sont suspeiiilues par l’exti'émité du coiqis et la tête eu has. Nous meutiouueroiis dans cette tamille : les Satyres {Satynis), qui sont répandus dans tous les pays, et (jue Linné appelait Plébéiens, parce qu’ils oui des teintes grises et ternes, au lieu des couleurs éclatantes des autres Papillons ; les INyiujihales {Nymphalis), dont nous avons
Fig. 4“22. — Vaiiesse Graiulc-Tortuc {Vanessa poUjchloros).
deux espèces européennes, le Grand-Mars (A. iris) et le Petit-Mars {N. ilia) \ les Sylvains {Limenitis), dont l’un, le Petit-Sylvaiii [L. sibylla) est commun dans nos bois ;les^ anesses ( bien connues de tous sous .les noms de l*aon-de-jonr ( 1 /o), Pelle-
Dame (V. Vulcain (L. a t alan ta), i^ivixndc -T oriue (1. poly-
cliloros) (tig. etc. ; les Ariivnnes, vulaairement ajipelés Nacrés, à cause des taches blanches et brillantes (jue leurs ailes portent en dessous; les Mélilées { Melitœa) on Damiers, aux ailes jaunes quadrillées de noir.
Les Paj'ilionidés ont les l'.atles iintérieures bien dévelo[»pées ; les ailes postérieiiri's portent d’ordinaire un prolongement caudilornie, ce qui leur a vain le nom de Portc-fjucue. Les chenilles
FiG. 423. — Pievis bvassU'X. Graïul l*apillon du cliou feiuelle.
l>}Sli(:TlvS. — INKVUOI'TÈllKS.
OESCIUPTIVE.
.sont fixées jiar des fils füniiaiit ceinture autour du corps. Celle l'ainille reideruie pliisieui's genres parmi lesquels : les Piérides iPieris), ou Papillons blancs, doni le type nous est olTert par une espèce très commune dans les Jardins, le Papillon du chou {P. hra.sslcæ) (tig. iP23), el dont les chenilles font beaucoup de ravages ; les Coliades {Colias), dont les diverses espèces répandues dans nos campagnes doivent à la couleur jaune de leurs ailes les noms de Soufre iC. Injalc), de Souci (C. ediisa), etc...] les Parnassiens [Parnassius) dont Pmi, l’Apollon {P. Apollo), remarquable pai* ses grandes ailes blanches tachées de noir et de rouge, se trouve communément dans les montagnes des Alpes, du Jura...; les Machaons {Papilio Machaon), répandus dans toute l’Europe , etc...
ORDRE IV. — NÉVROPÏÈRES
Les Aévro})tères appartiennent à la catégorie des Insectes dont les appendices buccaux sont disposés pour la mastication. Ils sont pourvus de quatre ailes membraneuses et parcourues par des nervures nombreuses qui , en généi al , forment un réseau serré (veO^ov, nerf, Tzrtooy^ ailc) ; mais cet ordre ne constitue pas un groupe aussi naturel et aussi bien caractérisé (pie les autres. On y range des Insectes (|ui ont entre eux d’assez grandes dillerenccs, tant sous le rapport des mœurs que sous le rapport de Porganisation, el Itarini eux, il en est qui se rapprochent à beaucoup d’égards des Orthoptères. La conformation des pièces de la bouche n’est pas la même chez tous ; aussi Fabricius dans sa classification les séparait-il en deux ordres distincts : les O louâtes et les Sijnistates : les premiers ayant les mâchoires cornées el dentées, les seconds ayant les mâchoires soudées avec la lèvre inférieure. Au point de vue du dévi'loppement, ils se j)arlagent en deux catégories ; les unS; en elfet, ne présentent, comme les Orthoptères, que des métamorphoses incomplètes, tandis que les autres subissent des métamorphoses complètes, et, d’après ce caractère, on les a divisés en deux sous-ordres ; les Pseado-Névropléres el les Névroplercs proprement dits.