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Coureurs

Les Coureurs se distribuent en quatre familles.

Les Fouficulidés (G. Forficula)se distinguent par les appendices en forme de pince qui terminent leur abdomen. C’est à cause de cette particularité (jue Duméril les a appellés Lahidoures (de ).aÇiç, t^oç, pince, ovpâ, queue). Les ailes supérieures constituent de petits élytres, courts et tronqués, et ne se croisant pas sur la ligne médiane; les ailes postérieures, membraneuses et très grandes, se replient non seulement dans le sens de la longnenr, mais encore deux fois entravers, pour se loger sous les élytres ; de là le nom (.VEuplexoptères donné par ipielques entomologistes à ces Insectes, considéréscomme formant un ordre à part.

Les Forficules, dont l’espèce la plus commune est le Perce-Oreille {Forficula auricularia) (fig. 1211) ont des habitudes nocturnes. Les femelles pondent leurs œufs entas, sous une pierre ou dans tout autre coin obscur, et veillent sur eux avec une sollicitude qui rajipelle celle des Poules pour leurs poussins (de Geer). D’après une croyance populaire, qui paraît avoir donné lieu à cette dénomination de Perce-oreille, les Forficules pourraient, dans certains cas

Fig. 4:29. — Perce-oreille (Forficula auricularia) .

descriptive.] insectes. — 0KTII01‘TÈRES. il"

occasionnel* les accidents les pins graves en s’introduisant dans les oreilles, perçant le tympan et pénétrant jusque dans le cerveau !... D’un autre côté, l’oriiïine de ce nom serait diiïérente, à en croire Duméril. Il aurait été donné à ces Insectes cà cause de la ressemblance que leurs appendices abdominaux présentent avec la pince dont se servaient autrefois les bijoutiers pour percer les oreilles, de manière à y attacher des pendants, et c’est par une fausse interprétation du nom qu’aurait pris naissance le préjugé que nous rappelions. Quoi qu’il en soit, les Forficnles sont des animaux tout à fait inolTensifs.

Les Blattidés (G. Blatta) sont des Insectes nuisibles et fort désagréables, bien connus de tous sous les noms de Cancrelats, de Grt/’ccrrfs*, car ils ne se rencontrent que trop fréquemment dans nos maisons, et en parliculier dans les cuisines, les boulangeries. Ce sont des animaux pourvus de longues antennes sétacées, dont le prothorax fort grand recouvre la tête, et dont le corps aplati leur permet de se glisser dans les fentes les plus étroites. Ils courent avec une remarquable agilité et fuient la lumière; c’est la nuit ipi’ils se montrent en troupes nombreuses dans les lieux qui en sont infestés, attaquant nos denrées, nos provisions, et d’une manière générale, les substances animales et végétales les plus diverses. Ils exhalent une odeur repoussante dont les matières qu’ils onttouchées restent imprégnées.

Les femelles, très fécondes, pondent leurs œufs renfermés dans une capsule ou oothèque (cocon de Léon Dufour), en forme de fève on de haricot, et improprement appelée parle vulgaire oeuf de cafard. Llles traînent pendant quelque temps cette capsule formant à l’extrémiléde l’abdomen une saillie qui augmente peu à peu jusqu’à ce qu’elle soit expulsée. La substance qui constitue Toothèque est fournie par un organe glandulaire (ylande sérici/ique de Léon Dufour), composé de tubes en cæcum, et annexé à l’appareil génital.

On connaît plusieurs espèces de Blattes répandues dans toute l’Europe, mais on trouve principalement en Allemagne et en Bussie, la Blatte germanique (IJlatta rjernianica) ; en Laponie, la Blatte laponne (Blatta laponica), et, chez nous, la Blatte commune ou Blatte des cuisines (Beriplaneta orientaiis) (lig. 430), ainsi nommée parce qu’elle nous est venue d’Orient.

Les Mantidés (G. Mantis) (fig. 431) sont remarquables par leur corps allongé et par la conformation de leurs memlires antérieurs qui

siCAiin.

ArsNELÉS OU ENTOMOZOAIRES. — ARTHKOEODES. Izoologik

coaslitiieiit des pattes rarisseases ; les janil)es sont dentelées et se replient contre les cuisses où elles se logent dans une gouttière dont les bords sont aussi garnis d’épines (fig. 372, 17, F). C’est au moyen de cette arme puissante que ces Insectes, qui sont carnassiers, saisissent leur proie. Ils sont d’une grande férocité et se tiennent à l’alfiit, la partie antérieure du corps et les [)atles dressées, immobiles pendant des heures entières, pour guetter les petits animaux (jiii passent à leur portée. Cette attitude, qui ressemble à celle de

Fig. i30. — Blatte des cuisines [Periplanela orientalis). — a, inàlc; b, foiuelle; c, ootlièquc; d, la niLMiic, vue d’en liant; e, la incine, vue par un bout ; f, la nièine, ouverte.

la prière et de la méditatiou, a inspiré sur le compte des Mantes un grand nombre d’idées superstitieuses que rappellent les noms

divers par lesquels on les a désignées. Ce mot Mante vient du grec ry.avTt; qui veut dire devin; dans le midi de la France on les appelle Prcaa-iJioa, Frie-Dieu; les dénominations données’aux dillerenles espèces : iManiis relUjiosa, sancla, oratoria, ont une signification analogue. Les Mantes pondent leurs œufs dans une coipie ((u’elles fixent conire une pierre ou contre une branche d’arbre.

Les FiiASMiDÉs (G. Vhasma) comprennent des Insectes aux formes les plus bizarres, au corps allongé et parfois linéaire, aux ailes sou-

DESCRIPTIVE

INSECTES

OUTlIOi'TÈliES.

vont nul i me lit aires ou milles, aux pattes longues et grêles. La plupart sont exotiques ; loutelbis, on trouve dans nos (lépartements

méditerranéens le Bacille de Bossi {Bacillus Rossii), qui est aptère et ressemble à une mince baguette de bois. Certaines espèces pourvues d’ailes ont l’apparence de feuilles {Phy Ilium).

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