OU DUE VI. — COLÊOPTÈUES
Les Coléoptères (de xo/eôç, étui, nzEçyj-j, aile) sont caractérisés par leurs ailes antérieures, de consistance cornée, en forme d'éJytres. Pendant le rejios, ces élylres sont en contact l’un avec l’autre par leur bord interne qui est droit, et l’on donne le nom de suture à leur ligne de jonction; (|uelquefois ils sont soudés entre eux, et, dans ce ca.s, les ailes membraneuses font défaut (Carabe). Celles-ci sont les seules qui servent au vol ; elles se rejilient transversalement au-dessous des élytres ([iii les recouvrent et les protègent.
Les antennes présentent une conformation varice dont on a tire parti pour caractériser certains groupes; elles sont tiliformes ou
INSECTES. — C0LÉ01>TËRES.
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sélirornics, en ruscau ou on chapelet, en |)eigne on en scie, etc... tantôt droites, tantôt coudées on brisées. A rexception de (jiielques formes qui vivent dans des cavernes obscures et sont devenues aveugles par rétrogradation des organes visuels, ces Insectes possèdent des yeux à facettes bien développés, mais sont généralement dépourvus de stemmates.
Les appendices buccaux sont conformés pour broyer (tig. 375); le labre s’articule avec le bord de la pièce frontale appelée épiatome ou chaperon; viennent ensuite les deux mandibules, puis les màcboires portant une ou deux paires de pal[)es maxillaires. La lèvre inférieure est articulée sur un prolongement de la gorge (|u’on désigne sons le nom de ganache ; elle est munie de deux palpes labiaux.
Le protborax, souvent apjielé corselet, est libre, très développé et de forme variable : carré, triangulaire, ovale, etc... Les autres segments Iboiaiciques, mésotborax et métalborax, sont recouverts par les élytres; toutefois ceux-ci sont ordinairement séparés à leur base par une pièce visible du mésotborax (iui forme ce (pi’on nomme V écusson. L’abdomen est sessile, c’est-à-dire qu’il se continue avec le thorax sans présenter aucun étranglement ; il est mou dans sa partie snpérieiire protégée par les élytres; il porte sur les côtés les orifices des trachées ou stigmates.
Les pattes varient dans leurs formes, dans leurs proportions, et subissent des modifications en rajiport avec les conditions d’existence des animaux auxquels elles appartiennent. Les tarses ne sont pas toujours composés d’un même nombre d’articles et fournissent ainsi un caractère qui, depuis Geolfroy, a été utilisé pour la subdivision de l’ordre. Le système nerveux préseide parfois une coalescence marquée des ganglions de la chaîne ventrale. Chez les Coléoptères carnassiers, le tnbe digestif est jiourvu d’un gésier bien conslitné, garni, à l’intérieur, de pièces dures, cornées. Les vaisseaux de àlalpiglii ne sont pas nombreux, comme chez les OUTlioptères; il y en a (juatre ou six seulement.
Les mâles et les femelles se distinguent par des caractères sexuels secondaires ; dilférences dans la taille, la couleur, dans la forme des antennes, etc... Ce sont des Insectes à métaniorpbosescomplètes. Les larves sont en général munies de six pattes, marsparfois elles sont ajiodes, vermiformes; elles ont une tète distincte et des pièces buccales disposées sur le môme ly|)e (|ue chez l’adulte; quebjues-unes sont parasites. Elles se transforment en nymj)bes immobiles, ayant l’apparence de momies, et sons cet état ne prennent aucune nourriture.
Les mœurs des Coléoptères sont fort diverses; il en est dont la vie est aqnati(|ue et dont l’organisation présente des particularités
m ANNELÉS OU ENTOMOZOAIKES. — AUTHUOUODES. [zoologie
[iroduites par adaptation a ce genre d’existence (Dytiques, etc.). Leur régime est également très varié; la plupart sont phytophages et se nourrissent de différentes substances végétales, mais certains ’ d entie eux se nourrissent de matières animales et de proies vivantes.
De tous les ordres d Disectes, celui des Coléoptères est le plus vaste, car il renferme plus de cent mille espèces. En se fondant sur le nombre d’articles dont se composent les tarses, on l’a subdivisé en quatre sous-ordres : les Pentamères, qui ont cinq articles à tous les tarses; Hétéro mères, qui ont cinq articles aux tarses des
deux paires de pattes antérieures, et seulement quatre à ceux de la paire postérieure; les Tétramères ou Cruptopentamères, ([ui ont
aux tarses quatre articles distincts et un cinquième rudimentaire ; les Trimères enfin ou Crijptotétramères, qui n’ont ja- [ v [ mais plus de trois articles distincts
^ et un quatrième rudimentaire.