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Tétramères (Cryptopenlamères

Ce sous-ordre, beaucoup plus considérable (|ue le précédent, renferme plusieurs familles importantes.

Les CuRYSOMÉLiüÉs ont pour type le genre Chrjisomèle dont le nom rappelle les brillantes couleurs à reflets dorés. Ces Insectes, à l’état de larve et à l’état parfait, se nourrissent de feuilles; c’est ainsi ([ue jilusieurs d’entre eux sont fort nuisibles à Tagriculture.

INSECTKS. — COLÉOI’TÈHES.

Fig. 437. — Eumolpe adulte {Eumolpus vitis).

ÜESCRn'TIVE.J

La Chrysomèle du peuplier {Lina populi) est très commune sur cet arbre dont elle détruit le feuillage. Le Doryphore de la pomme de terre {lA*plinotarsa decemlhicala), originaire d’Amérique, a acquis une triste renommée par les ravages qu’il exerce dans les champs où l’on cultive cette solaiiée. Un Eumolpe {Emnoipus vUis)

(fig. 437) généralement connu sous le nom d’Ecrivain à cause des dessins particuliers qu’il trace sur les feuilles en les rongeant, dévaste parfois les vignobles de nos pays.

Les Altises {Allica), vulgairement appelées Puces de terre parce ([u’elles ont la faculté de sauter, font beaucoup de mal aux plantes potagères et particulièrement à celles de la famille des Crucifères.

Il y a des Clirysomélidés dont les larves ont la singulière habitude de se recouvrir de leurs excréments (jui les enveloppent d’un manteau protecteur; ainsi, les larves des Criocères dont une espèce, d’un très beau rouge, se trouve sur les lis {Crioceris merdi(jera) (tig. 438). Certaines espèces enfin, par exemple les Üonacies {Domicia)^ vivent au bord des eaux sur les plantes aijuaticpies ; les larves se transforment en nymphes dans des co<iues fixées sur les racines de ces plantes.

Les CÉnA.^iiîYciDÉs, ou Lowiicorne.s de Latreille, se font remarquer par leurs aiiteniies d’une longueur considérable et dépassant en général celle du corps, surtout chez les mâles (fig. 139). Elles sont jilus courtes chez les femelles qui, eu outre, se distinguent souvent par certaines différences de forme ou de coloration, et par (|ueb|ues autres caractères sexuels secondaires. Chez elles, l’abdomen est terminé par un pondoir tubuleux, au moyen duquel les œufs sont <léposés dans les fentes de l’écorce des arbres. Les larves sont munies de mandibules puissantes, et se creusent des galeries dans

ïù

Fig. 438.

lis, grossi 'ner digéra).

Criocèrc des {Crioccris

m A^NKLl^S OU ENTOMOZOAIUES. — AUTUliOUODES. [zooLOGii;

riiitôrieur des Ironcs el des brandies, dont elles rongent le bois ()iii leur sert de nourriture {Xf/Iophriges).

Cette famille est exirêmenient nombreuse et eontienl de trois à ({iiatre mille espèces. Nous citerons comme lui appartenant : les Cajiricorncs {Cerambijx) dont l’un, le grand Capricorne (C. héron)^ se rencontre sur les chônes, (|ui sont parfois minés à l’intérieur par les ravages de sa larve; les Callidies {Callidiim), ainsi nommés (de xa).).ô:, beau) à cause

de leurs couleurs; les Lamies (Lamia); les Leptures {Lepliira)', les Priones {Prioiiu>i), etc... Les ScoLYTiDÉs sont des Insectes xylophages de petite taille, mais

Fig. 4H.

Fig. 443.

FiG. 440.

Fig. 440. — Charançon du blé (Calandva granaria).

Fig. 441. — Cliarançon des noisellcs {Balaninus /luciiin).

Fig. 442. — Bruche de la lentille (Bruchus pallidi comis).

Fig. 443. — Larin du Trchala. — a, coque; b, Larin au moment où il vient d’en sortir.

(jui causent de grands ravages dans les forets. A l’état parfait comme à l’état larvaire, ils s’attaquent aux arbres et particulièi-ement aux Conifères, qu’ils sillonnent de galeries, creusées d’ordinaire entre le bois et l’écorce. Ils conqu’cnnent les G. Scolylus^ Toiiucu-^, Itjllesinus...

Les CuRCULiOMiUKS ou Cbaraii(,‘ons, vnlgairement appelés Porte-

Fig. 442.

INSECTES. — COLÉOl'TËUES.

DKSCltll'TlVE.

liCGS pai-ce (|ii’ils oui la tète prolongée en une sorle de rostre, ee (jiii leur a valu aussi le nom de Jiltj/nchophorc.s, foriuenl une famille immense, la plus vaste (jue l’on connaisse. Elle renferme un grand nombre d’espèces nuisibles, parmi les(juelles la plus connue est le Charançon du blé (Calandra granaria) (fig. i iO) dont la larve vit dans le grain et le dévore, de sorte (|ue ces Insectes causent des perles considérables, (piand ils envahissent les greniers où l’on emmagasine le blé.

Le Charançon des noisettes {Ikilcüiunis tiucuni) (fig. iil); la Bruche des pois {Bruchus Pisi)] celle des lentilles {Brudiiis pal- Udi cornis) (fig. 412); celle des fèves {Bruclius rnfunanus); le Charançon des pommiers (Anthono)tnis ponioriim)-^ celui du poirier {Anlliononuis pyri); le Coupe-bourgeon {Rhyncliiles conicus); l’Altelabe de la vigne {llhunchites betiiletï), etc... sont autant de Cumilionidés qui méritent une mention par les dégâts qu’ils occasionnent.

C’est aussi dans cette famille que prend place un Insecte du C. Larinus dont la larve se transforme en nymphe dans une sorte de co(pie portée par les tiges d’une espèce iVOnopordon de Syrie (fig. 41:1). Ces coques, connues sous le nom de Tricala ou Ti'éliala, sont employées en Orient contre certaines affections des voies respiratoires.

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