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Gyinnosornes

Les Gyimiosomes (de yuy.vôç, nu ; au>uoc, corps) sont dépourvus de coquille et de manteau ; chez eux la tête est distincte, les branchies manquent ou sont extérieures, les nageoires sont séparées du pied. Leurs larves présentent des cercles ciliés.

Ils forment deux familles : les Glionidés et les Pneumodermidés.

ORDRE II. — GASTEROPODES

Les Gastéropodes constituent la division la plus importante des Céphalopliores, celle dans laquelle le type de la classe se trouve en quelque sorte réalisé, aussi a-t-on souvent donné ce nom à la classe elle-même, soit qu’on y réunît la totalité ou seulement une partie des Mollusques céphalopliores.

La tête des Gastéropodes est bien développée et porte une paire ou deux de tentacules. Le pied qui occupe la région ventrale (yacrrio.

EiG. 5:29. — Conus textilis.

ventre; -rrouç, })ied) est de forme variable, mais en général large, discohle, et sert à ranimai pour ramper; sa face inférieure est souvent désignée sous le nom de sole (tig. 529). Le manteau plus ou moins étendu, et placé dans la région dorsale, sécrète d’ordinaire une coquille univalve ; cependant, plusieurs parmi ces Mollusques sont nus.

Les organes respiratoires sont ceux dont les caractères ont été utilisés pour la subdivision de ce vaste groupe- Tantôt, eu ellet,il y a des poumons, ettanlôt des branchies ; de plus celles-ci atlectent des dispositions diverses que Guvier avait prises pour bases de sa classification. il avait ainsi établi, outre les Pulmonés, sept ordres de

animaux qu’il partage eu deux groupes seulenieut ; celui des Oimthobrcuiches et celui des Prosobranches, suivant que l’oreil-

veutricule ou eu avant, disposition qui est liée à celle des organes respiratoires eux-mêmes (1).

Les l’rosohrauches comprennent les quatre premiers groupes de Cuvier, et les Opistliobrauclies correspondent aux trois derniers. l*armi ceux-ci se trouveidles Nudibranclies qui respirent soit par la peau , soit par des appendices branchiaux à découvert sur la surface du corps. Quelquefois ces appendices renferment des prolon-

gements du tube digestit (Æolidiens) (fig. 530). Les autres Gastéropodes opistliobrauclies ont les branchies cachées sous un repli du maiileau, soit qu’étant paires elles soient placées des deux cotés du corps, comme ou l’observe chez les Phyllidies (Tnférobranclies), soit qu’il n’y en ait qu’une impaire, et située alors latéralement, comme ou le voit chez les IMenrohranches , les Aplysies (Tectibranches). Dans les Prosobranches, en règle générale, les branchies sont renfermées dans nue cavité ou chambre spéciale, formée par le manteau dans la région dorsale; ebez les Cyclobranches seulement, elles sont disposées en cercle dans le sillon (jui sépare le maideau du pied (Patelles).

Envisagées au point de vue de leur conformation, les branchies sont ordinairement constituées par une tige principale qui porte des lamelles secondaires placées latéralement, mais de forme très variable; quelquefois elles sont étroites, d’autres fois élargies comme de petits feuillets ; elles peuvent aussi se plisser latéralement, se ramifier ou se subdiviser en lanières plus fines. Dans

(1) Milae Edwards, Note sur la classification naturelle des Mollusques Gastéropodes [Annales des sciences naturelles, 3® série, 1848, t. IX, p. 102).

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Fig. 530. — Æolis papillosa.

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