i MOLLUSQUES OU MALAC^-^ — MOLLUSQUES PH. DITS |zoülogie
certains cas, la brancliie coiisisle eu une seule rangée de lamelles disposées, comme les dents d’un [)eigne, à la voûte de la cavité respiratoire, d’où le nom de Peclinibranclies donné par Cuvier aux Gastéropodes qui présentent cette disposition. Ces tiges lamelleuses sont creusées de canalicules sanguins, et leur surface est garnie de cils vibratiles.
Les organes dont la bouche est armée pour la division des aliments, c’est-à-dire les mâchoires et en particulier la râpe linguale, ont fourni des caractères dont quelques naturalistes se sont servis pour établir des groupes secondaires dans la classification des Gastéropodes. G’est à ïroscliel principalement que l’on doit les essais qui ont été tentés dans ce sens (1).
Parmi les Gastéropodes, les uns ont les sexes séparés et les antres réunis. Nous avons vu plus haut, dans ses traits essentiels, quelle était la constitution de l’appareil génital. Ceux de ces animaux qui sont hermaphrodites doivent néanmoins s’accoupler pour que la fécondation ait lieu, et cet accouplement se fait suivant divers modes. Tantôt il est simple, c’est-à-dire que deux individus étant réunis, l’un fonctionne comme mâle et l’autre comme femelle (Ancyles, Valvées), mais plus souvent il est réciproque, c’est-à-dii‘e que chacun des individus joue à la fois le rôle de mâle et de femelle vis-à-vis de son conjoint (Limaces , Hélices...). PaiTois même Paccouplement se fait entre plus de deux individus ; ainsi les Limnées forment de longues chaînes, chacun d’eux agissant comme mâle
vis-à-vis de celui qui le précède, et comme femelle vis-à-vis de celui qui le suif.
Ces animaux sont généralement ovipares. Les œufs des esj)èces terrestres ont d’ordinaire une coque solide , ceux des es[)èces aquati<jues sont réunis en masses arrondies ou en cordons tantôt cylindricjues, tantôt aplatis, quel(|uefois enroulés sur eux-nièmes. Souvent ils sont renfermés, en nombre plus ou moins grand , dans des capsules dont la forme est très variable (tig. 531). Ces capsules elles-
FlG. 531. — Capsules nidamciilaires de Buccin fixées sur une coquille d’iluilre; cliaipie capsule coiilieiiL cinq ou six jeunes. — a représente le coté interne d’une capsule laissant voir le trou |iar lequel le jeune est sorti ; h, jeune Buccin venant d’cclore.
(!) Troscliel, Das Gebiss (1er Schnecken Dcrlin, 185G.
CÉl‘llALOI‘lIOHt:S. — GASTÉIIOPODES.
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mémos sont agi>lomérées de dilTéreiiles façons ; ainsi, cliez les Aplvsies, elles formenl par leur réiitiioii un cylindre gélatineux, fixé à des corps sous-marins. Chez les Janthines le jiied sécrète une matière glutineuse, qui prend l’aspect d’un radeau tlottant et (jiii, d’après certains observateurs, porte les œufs attachés à sa surface (fig. 532).
Fig. 532. — J:nitliine cl son radeau (Janlliina fragiUs). — a, nolloiir; b, capsules d’œufs; c, branchies; d, tentacules et pédoncules oculaires (d’après Quoy et Gainiard).
Le développement des Gastéropodes ne se fait pas loujours de la même façon. II se connilitpie de métamorphoses chez ceux qui ont des branchies, tandis qu’il est direct chez les Pulmonés. Ceux-ci, dans leur jeune âge, sont donc dépourvus de l’expansion membraneuse ou vélum que portent les larves des premiers, et ils présentent au sortir de l’œuf la forme de l’adulte.
Les Gastéropodes sont en grande majorité des animaux atpiatiques et la plupart marins ; les formes terrestres sont relativement fort peu nombreuses. Ils sont très répandus et se rencontrent sous toutes les latitudes. Ils sont en général carnassiers ; toutefois il y a des espèces herbivores comme les Escargots, les Limaces...
Des fossiles appaidenant à cet ordre se trouvent dans les terrains les })lus anciens (silurien), et leur nombre va croissant jusqu’à l’époque actuelle.