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Püliuonés

Ce sons-ordre comprend les Gastéropodes terrestres ou d’eau douce, dont la chambre respiratoire, pourvue d’uii l'iclie réseau vasculaire, est appropriée à la respiration aérienne, et consliliie une sorte de poumon, [.a position du cœur par rapport à cet organe est la même que cliez les Prosobrauches, c’est à-dire (lu’il est placé derrière lui. La plupart des Pnlmonésont unecoquille quiest (|uel- (jnefois rudimentaire et qui peut meme taire complètement défaut (Oncidie). Les uns sont oiierculés, les autres, en nombre beaucoup pins grand, inoperculés. Ces derniers sont audrogynes, tandis (jne les 0})ercnlés sont dio'iqnes. Tous sont ovipares. Ou cite cepeii-

DESCiui'TiVE. 1 CÉPHALOPIlOllKS. — GASTÉPiOPODES. 519

(lant coninip vivipares (juelfjues espèces de Clfiusilies et de Pupci. Ou connaît aussi quelques exemples de reproduction parthénogénéti(jue chez les aniinanx de cet ordre.

Les Pnlinonés se partagent en Operculés et luoperculés.

a. — Op^^rciilés.

Ils forment deux familles seulement ; les Aciculidés et les Cy-

CLOSTOMIDES.

b. — Inopcrculcs.

Ce sont les Gastéropodes les pins conmis, car ils sont terrestres pour la plupart, et certains d’entre eux, Limaces, Aidons, Escargots, sont très communs dans nos campagnes. Ils se dislribnent en cinq familles : Limnœidés, Auriculidés, Oncididés, Limacidés et llélicidés.

Les Limnæidés habitent les eaux douces. Ils ont deux tentacules seulement avec les yenx situés à leur base. Leur coquille est mince, d’ap])arence cornée, à bord tranchant. Quand ils nagent, c’est dans nue position renversée, la coquille en bas. Pendant l’hiver ou en temps de sécheresse, ils s’enfoncent dans la vase. Celte famille comprend les G. Liujuiæa (fig. 538), Physa, PlQt^J^pJs et Ancylus,

^ Fio. 538. — Limnæa stagnalis Lam. — a, tète ; b, cornes ; c, yeux ; p, jiied.

Les Auriculidés, comme les Limnæidés, n’ont que deux tentacules, à la base desquels sont placés les yenx. Leur coquille est épaisse, oblongue, aspire courte, le dernier tour étant au contraire très allongé. Ils habitent les régions chaudes, dans les lieux hnmides on inondés, en particulier dans les eaux saumâtres, voisines de la mer.

Les O.xciDiDÉs n’ont également que deux tentacules, mais ces tentacules sont rétractiles et portent les yeux à leur extrémité. Ce sont des mollusques nus, limaciformes, ayant l’organe copnlaleur éloigné de l’ouverture génitale. Ils vivent dans les endroits mare-

MOLLUSQUES OU MALAC/«L — MOLLUSQUES PU. DITS, [zoologie

cageux ou sur les bords de la mer. Une espèce (Oncidium celticum)

SC trouve sur la côte de Cornouailles.

Les Limacidés possèdent quatre tentacules rétractiles, dont les supérieurs jiortent les yeux à leur extrémité. Ils n’ont qu’une coquille rudimentaire. Leur corps est allongé, et la sole en occupe toute la surface inférieure. Le manteau est petit, en forme de bouclier, avec les orifices respiratoire et excréteur sur le côté droit. L'orifice génital est près de la base du tentacule oculifère droit. Les principaux genres de cette famille sont : IJ^iax (fig. 539), 2'estacella, etc...

I'Tg. 539. — Limace rouge {Umax rufus).

Les Hélicidés ont, comme les Limacidés, qiiaire tentacules rétractiles dont les supérieurs sont oculifères, mais ils sont pourvus d’une coquille externe bien déve!oppée. Ces animaux, pendant l’iiiver, ou en temps de sécheresse, se retirent dans leur coquille, et en bouchent l’ouverture au moyen d’une couche de mucus mélangé de carbonate de chaux, et formant ce qu’on appelle un épiphragme. A celte famille appartiennent les genres : Clausilia, Pupa, Achatina, Ihiiimus, Xy^^^etc... Le nombre des espèces d’Ilélix est immense; on en connaît pins de seize cents. Certaines d’entre elles sont comestibles, et, dans nos pavs, ce sont les Hélices vigneronne {H. pomatia)^ némorale (//. nenwralis) , chagrinée (IL aspersa), etc..., qui sont recherchées comme telles.

O U DUE ni. — IlÉTÉROPODES

Les Ilétéropodes ont été ainsi nommés par Lamarck (de creooç, différent; mZ;, pied) à cause de la disposition particulière de leur pied qui, au lieu de former un disque ventral, comme dans les Gastéropodes, constitue une nageoire impaire et médiane (fig. 510). Souvent cette nageoire est munie d’une espèce de ventouse qui représente la partie centrale du pied, le mésopodiuni de Huxley, tandis qu’une queue ou nageoire terminale correspond an métapodium. Le corps de ces animaux est transparent, gélatineux; la tète

DESCRIPTIVE.] CÉlMlALOl'llüKES. — IlÉTÉROPODES. 521

très développée se prolonge en une trompe eylindri(iiie ; elle porle une paire de tentacules et des yeux d’une organisation très complète. Le système nerveux se compose des mêmes masses gangiioiiiiaires (jiie celui des Gastéropodes, mais les dilïérents centres sont éloignés les uns des autres; ainsi les ganglions sous-œsophagiens ou pédieux sont placés fort en arrière des ganglions cérébroides, et forment avec eux un collier œsophagien très allongé. De même les ganglions viscéraux, au lieu d’être rapprochés des ganglions pédieux, en sont à une grande distance. Les'vésicules auditives sont placées auprès du centre sus-œsophagien d’ou émanent les nerls acoustiques, chacune d’elles ne renferme qu’un otolithe. Les viscères sont réu-

Fig. 540. — Carinaria mediterranea, 4/2.

nis en une masse d’un petit volume formant une sorte de nucléus, qui a valu à ces animaux le nom de Nncléohranches par lequel les désignait de Blainville. L’appareil circulatoire est principalement lacunaire. Le cœur composé d’une oreillette et d’un ventricule a une disposition prosobrancke. L’aorte fournit plusieurs artères qui s’onvrent dans la cavité générale par des extrémités béantes. Il n’y a pas de veines pour le retour du sang au cœur. Quelquefois l’enveloppe téguinentaire sert seule à la respiration, mais d’ordinaire il existe des branchies sous forme de lamelles ciliées placées à la partie antérieure du sac viscéral, dans le voisinage du cœur.

Les Ilétéi’opodes sont tous dioïques. La glande sexuelle est logée avec le foie dans la partie postérieure du nucléus, et son conduit évacuateur, canal déférent ou oviducte suivant les sexes, déhouche sur le côté droit du corps. Chez les mâles, le pénis est à quelque distance de l’ouverture génitale à laquelle il est relié par une gouttière ciliée; il se compose de deux parties, le pénis proprement dit et un appendice glandulaire. Chez les femelles, on trouve une poche

5“22 MOLLUSQUES OU MAL\(7'^L — MOLLUSQUES NI. DITS, [zoologie

séminale et une glande albnminipare annexées à rovidncte, dont la porlion terminale élai‘gie forme le vagin.

Les œufs sont réunis en cordons cylindriques. Les larves qui en naissent sont munies d’un voile cilié, d’une coquille très mince et d’un opercule, puis le voile subit un dévelopj)ement rétrograde, l’opercule disparaît le plus souvent, et quelquefois aussi la co(iuille (Lirole), et le jeune prend la forme de l’animal adidte.

J'Tg. 541. — Atlanle Pcronü.

Les Ilétéropodes sont des Mollusques pélagiques qui nngeut à la sni‘f,ice de la mer dans une position renversée, c’est-à-dire leur nageoire ventrale dirigée eu liant. Ils habitent les régions cbandes, cependant on en trouve (juebjues-uns dans la Méditerranée. Ils Ibrmeiit deux familles : les Firolidés et les Atlanlidés.

I.es Firolidés sont nus ou n’ont (ju’une coijuille petite, hyaline, recouvrant seulement le nucléus, et hors de laquelle les branchies font saillie. A cette famille appartiennent les Firoles (Firola) qui n’ont pas de coiinille, et les Gariiiaires (Carinaria) dont la coquille est remaniuable par sa délicatesse et sa transparence (lig. 540).

Les Aïlaintidés sont pourvus d’une coquille bien dévelojqiée, (inebjnefois avec un opercule, dans hujuelle l’animal peut se retirer. Chez eux les branchies sont cachées dans la cavité du manteau.

(’.Él'llALOl'ODES.

DKSClUPTIVK.]

Celte famille est formée par le i-eiire Atlante, aetuellemeiil vivant (fig. 541), et plusieurs fossiles parmi lesquels le genre Bellerophon.

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