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MOLLUSQUES OU MALA^/*^ — MOLLUSQUES PU. DITS

[»lus grandes, et présente à son extrémité nn ajipendice tlabelliforme, on fouet, renfermé dans une petite poche vésicnlense, mais qui devient libre à nn moment donné (fig. 5fQ). Longtemps on a méconnu la vraie nature de ces corps (pie l’on a pris d’abord pour des vers parasites, et pour les([nels Cuvier, les regardant comme tels, avait formé nn genre nonvean sons le nom (V llectocotyle. Ce nom est resté attaché au bras copnlateur qui se détache de l’individu mâle et porte dans la cavité palléale de la femelle le spermalophore qu’il renferme. Steenstrnp a démontré que les bras bectocotylisés à des degrés variables, et ne se séparant pas de l’individu mâle auquel ils appartienneni , existent d’une manière générale chez les Céphalopodes.

Les œufs de ces animaux sont le siège d’une segmentation partielle (œufs méroblastes). La partie segmentée du vitellus forme une tache embryonnaire qui, en se développant, se sépare de plus en plus du vitellus nutritif. Plus tard celui-ci forme une vésicule vitelline extérieure placée sur la tête, et (pii communique audessous de la bouche avec l’intérieur de l’embiTon.

Tous les Céphalopodes sont marins, les uns vivant près des côtes, les autres en pleine mer. Us sont très voraces et se servent de leurs bras musculeux pour s’emparer de leur proie ; parfois même ils sont dangereux pour l’iiomme dont ils paralysent les mouvements en l’enlaçant ainsi avec force. Ils comprennent un grand nombre de formes fossiles, qu’on trouve surtout en abondance dans les terrains secondaires, par exemple les Ammonites et les P)élemnites.

Cette classe se divise en deux ordres caractérisés par la présence de deux ou quatre branebies, et nommés en conséquence Dihranchiaux et Tétrahranchiaux.

ORDIIE I. — TÉTRAORANCniAUX

Cet ordre n’est plus représenté dans la faune actuelle que par le genre Nautile. Les Céphalopodes (pii le composent se distinguent des Dibranebiaux non seulement par le nombre de leurs branchies, mais encore par leur co(piille cloisonnée, et par leurs tentacules (jui sont nombreux, rétractiles et dépourvus de ventouses ; d’où le nom iVInacétabulés par lequel on désigne aussi parfois ces animaux.

L'anatomie du Naiitile(fig. 550) jirésente, en outre, certaines particularités dont nous avons indiqué les plus importantes â propos de l’organisation des Céphalopodes en général.

Cet ordre se partage en deux familles: les Nautilidés et les Ammonilidés.

UESCRIPTIVE.] CÉPHALOPODES. — TÉTRABRANCllIAUX. 535

Les Nautilidés, outre le genre vivant Nautile {Nautiiiis), en roinprennent un certain nombre de fossiles: Orthoceras, GompJioceras, etc... Le Nautile est remarquable par sa 'grande et belle coquille cloisonnée, à sipbon central, à ouverture simple, et fermée par une espèce de capuchon que forment, en se soudant, les deux tentacules brachiaux de la paire dorsale. Ces appendices sont nom-

Fig. r>50. — Naulüus pompilius. — ca, dernière chambre occupée par l’animal; sp, cloisons' qui séparent les chambres; si, siphon; p, manteau; pil, son lobe dorsal; in, muscle rctrac- Icnr; gn, glande nidamenlaire ; if, entonnoir; t, tentacules internes ou labiaux; t' , tentacules externes ou brachiaux; oc, yeux; eu, capuchon formé par deux tentacules dorsaux

(d’après R. Owen).

breux et on en distingue de deux sortes : les tentacules externes ou brachiaux , et les tentacules internes ou labiaux (fig. 550, t, t'). Les premiers, rangés de chaque côté de la tête sur une double série, sont au nombre de trente-huit, indépendamment de la paire qui constitue le capuchon (tig. 550, eu). Les seconds, ou tentacules labiaux, sont répartis autour de la bouche en quatre groupes (jui en comprennent chacun douze; ceux-ci sont un peu plus petits que les premiers et d’une couleur plus blanche (1).

Le Nautile llambé {Nautilus pompilius) habite la mer des Indes.

(1) Oweii, Sur l’animal du Nautile {Annales des sciences naturelles, L'" série, t. XXVIIl, 1833).

[ZOOLOf.lE

53() MOLLUSQUES OU MALA(;“=^ — MOLLUSQUES l’i;. DITS.

De iioinbreuses espèces se cencoiilreiil jusque dans les leiTaiiis les plus anciens.

Les Ammonitîdés sont tous lossiles. Leur coquille se distingue de celle des Naiitilidés par la })Ositioii du siphon qui est externe (dorsal), par la forme des cloisons repliées en zigzags souvent très compli(|ués. Les Ainmouites {Ammonites) (tig. 551), qui ont donné

leur nom à la famille, ahomleiit dans les terrains secondaires ; ou en connaît environ 7(H) espèces. Les Goniatites, les Ceratites, etc... appartiennent à la même famille.

ORDHK II.

O I n W A N C. Il I A U X

Les Céphalopodes, dont les hranchies sont au nomhi’e de deiix seulement, sont désignés parfois sous le nom d'Acétâhnlifèrcs, parce qu’ils ont les hras pourvus de ventouses. La plupart d’enti'e eux n’ont pas de coquille extérieure et leur peau nue renferme des chromatopliores. Tantôt la coquille fait entièrement défaut ; tantôt elle existe à l’état de lamelle calcaire ou cornée, dans l’épaisseur du manteau. Les hras sont au nomhre de huit ou de dix, et, d’après ce caractère, on a divisé les Dihranchiaux en deux sections ou sous-ordres, les Octopodes et les Décapodes.

i. Décapodes.

Les dix hras, dont sont pourvus les Déc;q>odes, n’ont j»as tous la même longueur; il y en a deux heaucoup jilus longs ipie les autres, et avant la forme de tentacules dilatés à leur exti’émité (|iii

ULSCKiPTlVE.j

CÉIMI.VLOPÜDES. — DIlUiANCUIAUX.

parfois est seule i;arnie de ventouses (Seiclie) (tig. 55:2). Ces ventouses sont pédoncnhk'S. Le corps est allongé et [)résente deux expansions ou nageoires latérales. 11 y a toujours une co(juille interne.

Fig. 55:2. — Suiilie oHicmale [Sepia officinalis).

Les Décapodes se distribuent en (|uatre familles:

Les Si’iRULiDÉs, qui se distinguent par leur coquille extérieure^ à tours séparés, et ne renferment qu’un seul genre, le G. Spirula :

Les Bklemmtidks, tons fossiles, ai)pelés autrefois pierres de la fondre (tig. 55o);

Fig. 553. — Belemnites hiparlitus.

Les Sépiadés, dont la coquille interne consiste en une plaque calcaire lamelleuse (os de Seiche). La Raidie (Sepia officinalis) est commune sur les cotes de rKuro|)e, et on en trouve souvent les co(iuilles sur la plage ;

Les fFüTiiiDES, dont la coquille est coniée, en forme de [ilume. A cette lamille appartiennent les Calmars (L0////0), les Calmarels {Lolufopsis), etc.

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