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Octopodes

Les bras sont ici au nombre de huit, et garnis de ventouses sessiles. Les Octopodes forment deux familles: les Octopodidésd les Anjonautidés .

538 MOLLUSQUES OU MALAC^. — MOLLUSQUES PR. DITS. (zoologie

Les OcTOPODiDÉs ont pour type le genre Poulpe (Octopus) , dont le corps a la forme d’une bourse, et dont les longs bras terminés en pointe portent une double rangée de ventouses (fig. 544). Ce Mollus(|ue est commun sur nos côtes. Dans les Elédones (Eledone), les bras n’ont qu’une rangée de ventouses.

Fig. 55i. — Argonauta argo nageant, 1/4. — (La petite flèche iiuliquc la direction du courant sortant de l'entonnoir; la grande flèche, celle dans laquelle l'animal est chassé par le recul.)

Les Argonautidés sont ainsi nommés du G. Argonaute {Argonauta), qui a été l’objet d’un grand nombre de fables. La femelle possède deux bras dont les extrémités forment des expansions membraneuses, qui sécrètent une coquille mince et transparente, dans l’intérieur de laquelle sont déposés les œufs. Cette coquille n’existe pas chez le mâle dont les bras dorsaux ne sont pas dilatés à leur extrémité. Elle ne doit pas être considérée comme l’analogue des coquilles ordinaires, et peut être plutôt comparée au radeau de la Janthine. Les mâles dilfèrent encore des femelles en ce qu’ils sont beaucoup plus petits et ont un bras liectocotylisé.

On croyait autrefois que les Argonautes, dont on ne connaissait que les femelles, se servaient de leur coquille comme d’une nacelle pour naviguer par les temps calmes, à la surface de la mer, en dé})loyant au vent leurs bras membraneux en guise de voiles. 11 n’en est rien ; l’animal nage, ses bras dorsaux applicjués sur les côtés de la coquille, et en chassant l’eau par son entonnoir (fig. 554).

L’Argonaute de la Méditerranée était connu d’Aristote sous le nom de Nautüus. C’est V Argonatita argo de Linné. 11 y en a d’autres espèces dans les l'égions chaudes ; toutes habitent la pleine mer.

DESCRIPTIVE

YERTÉnilÉS OU OSTÉOZOAIRES.

C IN Q U 1 È M J:: E M B B A N C II E M E N T VERTÉBRÉS OU OSTÉOZOAIRES

Des divers enibrancliemeiits dont se compose le règne animal, celui des Vertébrés est le pins nettement délimité. Les traits communs olFerts par l’organisalion de ces animaux avaient déjà frappé Aristote qui les réunissait sous le nom d’animaux sanguins (e^aïua), et avait reconnu chez eux l’existence d’un squelette intérieur, cartilagineux ou osseux. La dénomination de Vertébrés, qui sert à les désigner aujourd’hui, a été proposée par Lamarck, et rappelle le caractère le plus important (jui distingue ces animaux, c’est-à-dire la présence d’un axe squelettique ou colonne veriébrale. Chez eux, on trouve en effet, tout au moins à l’état d’ébauche, une charpente solide interne essentiellement constituée par une tige axiale cartilagineuse ou osseuse, composée de pièces articulées, (jui occupe une position déterminée par rapport aux grands appareils organiques. Au-dessus d’elle sont placés tous les centres nerveux, et au-dessous les organes de nutrition, tube digestif et autres viscères (fig. 555).

Cette tige centrale caractéristique apparaît de très bonne heure dans l’embryon des Vertébrés où elle est appelée corde dorsale ou notocorde. Elle est constituée alors par du tissu cellulaire entouré d’une enveloppe membraneuse, nommée gaine de la corde, et quelquefois elle persiste sous cet état, par exemple dans l’Ampliioxus, le plus inférieur des Vertébrés ; mais, d’une manière géné-

Fiü. 555. — Section transversale du l)rototype vertébré idéal. — n, tube de la moelle épinière; x, corde dorsale ; t, vaisseau dorsal ; v, vaisseau ventral; a, tube digestif; c, cavité viscérale; nu, muscles dorsaux;?/)», muscles abdominaux; h, épiderme (d’après llaeckel).

raie, cette tige se segmente en un certain nomlire de distpies osseux ou vertèbres, comprenant une partie centrale ou corps de la vertèbre, et des lames latérales dirigées les unes en haut, les autres en bas. Ces lames forment donc tleux arcs distingués eu arc supérieur ou neural, et arc inférieur ou hémal. Les premiers circonscrivent la cavité qui renferme les centres nerveux, et les seconds celle qui contient les appareils de la vie nutritive (tig. 556).

A cette partie axiale du sipielette sont rattachés des membres

vEinÉiJUKs or ostéozoaiues.

articulés on appendices locomoteurs dont le nombre est de deu\ paires an plus, et (jui font [)arfois défaut.

1ms pièces qui sont placées à l’entrée des voies digestives, et qui servent à diviser ou à brover les aliments, c’est-à-tlire les mà-

clioires, appartiennent au système axial, et, contrairement à ce qui a lieu chez les Arthropodes, n’ont rien de commun avec les a})pendices locomoteurs. Elles ne sont pas placées latéralement, comme chez ces derniers, mais au-dessus l’iine de l’autre, et se meuvent dans le sens vertical.

Le corps présente une symétrie bilatérale, ([ui est à la vérité plus ou moins altérée dans la disposition de certains organes internes, comme le tube digestif par exemple, mais qui, à part quelques exceptions, se conserve intacte dans le squelette et la forme extérieure de l’animal.

Le système nerveux, très développé chez les Vertébrés, en raison de la supériorité de leur organisation, offre nue disposition caractéristique. Sa partie centrale est constituée par un cordon logé dans la cavité que forment les arcs vertébraux supérieurs (lig. 550, /O et terminé en avant par un renflement de volume plus ou moins considérable et de structure plus ou moins compliquée. Eette dernière portion forme le cerveau ou V encéphale ; la première est appelée moelle épinière, et l’ensendjle est désigné sous le nom daixe céréhro-.spinal. De cet axe partent tous les nerfs (jui se rendent à la péri[)hérie dn corps. On trouve, en outre, chez les Vertébrés, de clia({ue coté de la colonne vertébrale, un ensemble de ganglions nerveux i‘eliés entre eux j)ar des connectifs; ces ganglions, d’une part, sont rattachés au système cérébro-spinal par des filets nerveux, et d’autre pai4, donnent naissance à des nerfs qui se distribuent aux organes nntritifs. Cet ensemble de ganglions et de rameaux nerveux constitue le (jrand sijnipathique (fig. U).

Un caractère essentiel des Vertébrés est d’avoir un système vasculaire complet, c’est-à-dire entièrement clos, et contenant un sang rouge dont la coloration est duc à la lu'ésence de globules ou liémalies. Il existe toujours un organe central (rim[)ulsion, ou cœur, ([ui par des phénomènes alternatifs de contraction et de dilatation met en monvement le sang contenu dans l’appareil circulatoire ; seul l’Ampliioxus est dépourvu de cet organe, et seul aussi il a le sang

Fig. 556. — Verlèl)rc tlioracique de Mammifère. — c, ccnlrum; n, arc neural; h, arc he'mal.

vEUTÉnuÉs or ostéo/.oaires.

DESCaiPTIVE.I

blanc. Indépeiulainment du syslèiuc vasculaire sanguin, les Vertébrés sont pourvus d’un système lymphatique dans lequel circule un liquide appelé chyle ou lymphe, (fui joue dans la nutrition un rôle important.

Tels sont les traits principaux (|ui caractérisent les animaux vertébrés; mais il importe d’examiner succinctement le mode de constitution des grands appareils dont se compose leur organisme.

Le squelette intérieur rornie, comme nous l’avons indiqué, la charpente du corps; le squelette tégumentaire, si répandu chez les Invertébrés, n’olîVe en général qu’un faible développement, mais il est représenté parmi nombre pins ou moins grand de plaques osseuses qui se développent dans les téguments, et qui s’unissent souvent au squelette interne d’une façon intime, par exemple dans la carapace des Tortues. Certains os même, paraissant appartenir à ce dernier, sont des os dermiques : tels sont la clavicule et quelquesuns de ceux dont se compose le crâne.

Dans le squelette proprement dit, on distingue une parlie.axile et une partie appendiculaire. La première, colonne vertébrale ou épine du dos, est formée de segments vertébraux (ostéodesmes) qui se composent d’une partie centrale, ou corps de la vertèbre {cycléal de Geoffroy Saint-IIilaire, centrum d’Owen), et de deux arcs, l’un supérieur, l’autre inférieur. Le cycléal se développe aux i>i'a dépens de la gaine (iiii entoure la

corde dorsale, sous forme d’un anneau cartilagineux qui s’étend de plus en plus vers le centre ; chez les Vertébrés

iid'érienrs cet anneau reste perforé, mais le plus souvent il se remplit intérieurement, et le disque ainsi constitué varie dans sa forme suivant que ses deux faces sont concaves, ou que l’une est concave, tandis que l’autre est convexe, on enfin qu’elles sont toutes deux planes et parallèles.

Fie. 557. — Coinposilioii de la vertèbre. — C, centre de la vertèbre; na, neiirapophyscs ; spn, ap. épineuse on neurépine; n, coupe de la moelle épinière; ha, hémapopbyses; sph, héiné|)ine; h, coupe du vaisseau sanguin; pla, pleurapopliyses; da, diapopliyses ; pra, parapophyses; za, zygapopbyse.s (d’après Owen).

L’arc supérieur circonscrit le canal rachidien dans lequel est renfermée la moelle épinière, c’est pourquoi on l’appelle arc neural. L’arc inférieur forme la cavité viscérale où sont logés les organes nutritifs, et en particulier l’appareil circulatoire; de Là le nom èCarc hémal qui lui a été donné. Les lames qui constituent l’arc neural ont été appelées neurapophyses par Owen ; elles se proion-

YERTÉimÉS OU OSTÉOZOAIRES.

[zoologie

geiit, après s’être rencontrées siipérieiiremenl, en une épine médiane ou apophyse épineuse, représentée parfois par un os distinct, c’est la neurépine . Les lames qui forment l’arc liémal ont reçu le nom d’ hémapophy ses ; cWes soïii Mmes en dessous par une pièce impaire ou hémêpine. Chacun de ces arcs peut se compliquer par le développement de pièces ou d’apophyses secondaires, qui s’ajoutent aux précédentes et entrent dans la composition de la vertèbre ; ce sont, dans la terminologie d’Owen, \o^zyfjapophyses,\o^parapophyses, les pleurapophyses, e\c. ((\^. ^ôl). Aussi, les divers segments, quoique construits sur un type commun, étant composés d’éléments qui varient dans leur nombre et dans leur forme, sont-ils loin d’être semblables les uns aux autres, soit qu’on les envisage dans des animaux différents ou dans différentes régions d’un même animal. Des caractères particuliers distinguent en effet certains groupes de vertèbres, constituant alors dans la colonne vertébrale des régions plus ou moins nombreuses, telles que les régions cervicale, dorsale, etc. A son extrémité antérieure, le squelette axial présente une portion renflée qui constitue la tête, et qui fournit une enveloppe solide protectrice à l’extrémité correspondante de la moelle épinière transformée en cerveau. L’homologie des pièces qui entrent dans la composilion de la tête osseuse avec des éléments vertébraux, suivant l’idée émise par Gœtbe, est généralement acceptée en principe, mais les anatomistes sont loin d’être d’accord sur le nombre des vertèbres dont serait formée la tête et sur la signification des divers os qui en font partie. Nous ne saurions tenter ici de donner même un simple aperçu des opinions soutenues à cet égard et des discussions auxquelles elles ont donné lieu (1).

On admet généralement que le cn'ine se compose de trois segments : l’un postérieur ou occipital, l’autre moyen ou pariétal, et le troisième antérieur ou frontal. Aux pièces osseuses qui entrent dans la composition de ces segments s’ajoutent des os membraneux. C’est dans le segment postérieur (|ue le caractère vertébral s’accuse le plus nettement; le centre de la vertèbre y est représenté par cette partie de l’occipital qui en foiane rapojibyse basilaire chez rilomme et qu’on nomme os hasi-occi pilai. Les parties latérales, ou os exoccipitaux, en constituent les neuropopbyses, et le sus-occipital la neurépine ; les pleurapopbyses appartiennent cà l’appareil hyoïdien.

Les deux segments suivants ont pour centres le sphénoïde postérieur ou hasi-sphénoHe, et le sphénoïde antérieur ou pré-sphê-

(I) Voy. sur la Composilion vertébrale du crâne, Geoffroy Saint-Hilaire {Ann. des sciences nnt., série, (. III, 1824). — Owen, Principes d'ostéologie comparée, etc... Paris, 1855.

descriptive.] vertébrés OU OSTÉOZOAIRES. 543

noUe. Leurs ueurapopliyses sont formées pour le premier par les o-raiules ailes du sphénoïde, ou aiisphénoïdes, pour le second parles ailes orbitairesdu même os, ou orbito-sphénoides. Ou peut considérer les pièces qui consliluent les arcs hyoïde et maxillaire comme représenlant les pleurapophyses de ces segments vertébraux. Plusieurs anatomistes admettent une quatrième vertèbre céphalique, owvertèhre nasale, qui aurait pour centre Vethmoide. Il y a en outre des pièces osseuses au nombre de trois, quelquefois quatre, désignées sous les noms de pro-otique, opisthoiique, épiotique, qui constituent la charpente solide de l’appareil auditif, et qui s’intercalent entre le segment pariétal et le segment occipital. Chez les Vertébrés supérieurs, ces pièces se réunissent en un seul os, formant la partie pétreuse ou mastoïdienne du temporal. Enfin, la boîte crânienne se complète par l’adjonction de divers os membraneux: les nasaux, \es frontaux, les pariétaux, de même que la portion écailleuse des temporaux, appartiennent à cette catégorie.

On voit par ce ({ui précède que les arcs céphaliques inférieurs fournissent les pièces solides qui dans la région faciale entourent l’entrée des voies digestives et respiratoires, c’est-à-dire les arcs maxillaire et hyoïde. Derrière ceux-ci, il s’en trouve d’autres, les arcs branchiaux, qui forment avec les premiers un ensemble auquel Gegenbaur donne le nom de squelette viscéral. Ce squelette présente de grandes modifications dans les diverses classes : l’arc hyoïdien seul est constant et se rencontre chez les Vertébrés supérieurs; les suivants, nommés arcs branchiaux parce qu’ils portent les branchies chez les Vertébrés à respiration aquatique, sont en nombre variable; le plus souvent il y en a cinq paires. Ils ne se montrent que transitoirement, pendant la période embryonnaire, chez les Vertébrés àres}>iration aérienne. Chez ces animaux, au lieu de constituer des organes permanents, ils s’atrophient et disparaissent.

La colonne vertébrale, ou rachis, qui fait suite au squelette céphalique, présente une très grande variété, tant sous le rapport du nombre de segments osseux qui la constituent que du nombre de régions qu’on y peut distinguer. Quelquefois, en effet, on n’ycomiite pas plus de dix vertèbres, par exemple chez la Grenouille, tandis qu’il y en a plusieurs centaines chez certains Serpents. D’un autre coté, on n’y distingue pas loujours le même nombre de régions. On en reconnaît cinq chez les Vertébrés supérieurs: ce sont les régions cervicale, dorsale, lombaire, sacrée ou pelvienne, et coccyqienne ou caudale ; chez les Poissons on n’en trouve que deux, l’antérieure qui correspond au tronc, et la postérieure à la queue. En outre, chacune de ces régions considérée en elle-même varie aussi beaucoup

Tl

5ii VEKTÉi)UÉS OU OSTÉOZOAIRES. [zoologik

au point de vue de sa longueur, connue du nombre de vertèbres ([u’elle comprend.

Les arcs inférieurs des vertèl)res présentent un développement en rapport avec le volume de la cavité viscérale qu’ils entourent, et sont formés par des pièces distinctes et articulées sur le corps vertébral, connues sous le nom de côtes. Cependant, on voit ces arcs

inférieurs, dans la région caudale des Poissons, montrer une ressemblance complète avec les arcs supérieurs, et former un canal sous-racbidienqui loge des vaisseaux sanguins, comme le canal rachidien loge la moelle (fig, 558). Les os en V que l’on trouve dans la même région chez les Crocodiliens, les Sauriens, représentent les arcs inférieurs. Le nombre des côtes est extrêmement variable ; elles peuvent être réparties sur toutes les vertèbres du tronc (Poissons, Serpents), mais souvent elles n’existent que dans certaines régions, dans la région thoracique en particulier. Parfois elles sont rudimentaires, ou manquent complètement (Cyclostomes, Chimères). En général, elles sont unies sur la face ventrale par l’intermédiaire de pièces médianes (héinépiueSy 0\v.) qui constituent par leur assemblage le sternum; celui-ci apparaît chez les Amphibiens, et varie beaucoup dans sa forme chez les différents Vertébrés; il fait défaut chez les Ophidiens.

Les membres se distinguent en antérieurs ou thoraciques, et eu postérieurs ou abdominaux, d’après la position qu’ils occupent (fig. 550, 500). Ils présentent une grande variété de formes, en rapport avec les usages auxquels ils sont adaptés. Organes de locomotion, ce sont des pattes chez les animaux terrestres, des ailes chez les animaux aériens, des nageoires chez les animaux aquatiques; mais, quelle que soit la différence qu’on observe dans leur conformation, ce sont toujours des organes homologues, composés des mêmes éléments morphologmiues. Dans leur squelette, il y a d’abord une portion basilaire et pins ou moins tixe rattachée à la colonne vertébrale; on appelle cchünve scainUaire ou thoracique celle qui porte les membres antérieurs, et ceinture pelvienne celle qui porte les membres postérieurs. L’une et l’autre, primitivement formées par une pièce cartilagineuse unique, sont plus tard composées de plusieurs os.

La ceinture scapulaire est constituée de chaipie côté par une ])ièce dorsale, Vonioplate, et deux pièces ventrales, le coracoïde c\ ie procoracoide. Ce dernier disparaît chez les Crocodiles et ne se

Fig. 558. — Vertèbre caudale do Turbot. — c, centrum ; n, arc neural; h, arc bernai.

DESCRIPTIVE

VKUTÉ15RËS ou OSTÉOZOAIUES.

Fig. 559.

Fig. 559. — Membre thoracique de l’Homme en pronalion. — 4, omoplate; 2, clavicule;

3, humérus ; 4, cubitus ; 5, radius ; <3, os du carpe ; 7, os du métacarpe ; 8, phalanges ; t, tète de rimmérus; o, olécrane; s, apo- ])iiyse slyloïde ; s', petite cavité sigmoïde Ttl (Chauveau). Anatomie compvée des ani- ■•Imaux domestiques, (lig. 62).

Fig. 560. — Membre abdominal de l’Homme. — i, os iliaque; 2, fémur; 3, rotule; 4, péroné ; 5, tibia ; 6, calcanéum ; 7, astragale ; 8. cuboi.le; 9, os du métatarse; 10, phalanges; P, épine (lu pubis; m, malléole; t, trochanter (Chauveau).

VEinÉlUiÉS OU OSTÉOZOAIHES.

rencontre pins chez les Vertébrés supérieurs; à son tour, le coracoïde se réduit chez les Maininileres à une simple apophyse, mais souvent il se développe une pièce nouvelle, un os dermique, la clavicule^ qui joue un rôle important dans la constitution de l’épaule.

La portion basilaire des membres postérieurs est aussi composée de trois pièces, Vilium, Vischion et le pubis, qui par leur union rorment chez les Vertébrés supérieurs l’os delà hanche, ou os iliaque 500, 1). Les os iliaques, généralement unis entre eux sur la ligne médiane et iiderieure du corps par la symphyse pubienne, s’articulent supérieurement avec les vertèbres sacrées, constituant ainsi une ceinture qu’on appelle bassin.

Dans leur portion mobile, les membres sont composés de pièces articulées qui peuvent jouer les unes sur les autres comme des leviers. Au bras et à la cuisse correspond un seul os, Vhumérus pour run,le fémur pour l’autre. Le segment suivant renferme deux os : le cubitus et le radius à l’avant-bras; le tibia et le péroné à la jambe. Enfin, la portion terminale qui constitue soit un pied, soit une main, comprend un certain nombre de pièces disposées en séries transversales, et distinguées sous les noms de carpe et de tarse, de métacarpe de métatarse, auxquels font suite les doigts et les orteils divisés eux-mêmes en phalanges.

L’appareil actif de la locomotion présente chez les Vertébrés des complications qui sont en rapport avec le développement du squelette interne ; en elTet, des muscles nombreux servent à mettre en mouvement les diverses pièces (ini composent cette charpente osseuse, et montrent dans leur disposition des variations qui correspondent à celles du squelette lui-même. Ils se partagent naturellement en muscles du tronc et muscles des membres. Les premiers sont très développés chez les Poissons, où ils constituent de chaque côté du corps et sur toute sa longueur des masses musculaires appelées masses latérales. Chacune de ces masses est divisée longitudinalement en deux parties, l’nne supérieure, l’autre inférieure, })ar une membrane tendineuse, de sorte ({u’il y a c[^uaü*e muscles latéraux, deux dorsaux et deux ventraux. Ces muscles euxmêmes sont divisés transversalement par des ligaments intermusculaires, en autant de segments (ju’il y a de vertèbres. C’est jiar dilférenciation de ces masses musculaires (jiie se forme chez les Vertébrés supérieurs le grand nombre de muscles distincts qui appartiennent au système rachidien, et parmi lesipiels il faut ranger les intercostaux, et probablement aussi les muscles droits de l’abdomen. A ces muscles qui proviennent des masses latérales s’ajoute on petit groupe de muscles abdominaux (|ui ne se trouve pas chez

DESCHIPIIVE.] VIilKTÉlJKÉS ou OSTÉOZÜAIUKS.

les Poissons, les Myxinoïdes exceptés. Ce sont les muscles oblique exlenie, oblique interne et transversal de l’abdomen.

Le diaphragme, qui sépare en deux parties la cavité viscérale des Mammifères, n’existe pas chez les Poissons ; il se montre à l’état rudimentaire chez les Tortues; il est représenté chez les Oiseaux par lin double plan muscnlo-fibreux (Sappey).

A la tête, on distingue deux groupes de muscles : les muscles masticateurs et les muscles de la face. Les premiers {temporal, masséter...) servent à mettre en mouvement la mâchoire inférieure; les seconds donnent aux parties molles de la face, aux lèvres en particulier, une mobilité plus ou moins grande. Ils ne sont bien développés que chez les Mammifères, et ils font complètement défaut chez les Poissons.

Les muscles des membres qui, en agissant sur les leviers dont ceux-ci se composent, jouent le principal rôle dans la locomotion, présentent, comme ces membres eux-mêmes, la plus grande variété de dispositions, suivant les usages auxquels ces parties sont adaptées. D’une manière générale, on les distingue en muscles extenseurs, fléchisseurs, abducteurs et adducteurs, selon le sens des mouvements qu’ils impriment aux membres quand ils se contractent.

Indépendamment des muscles du squelette, dont nous venons de parler, il y en a qui sont unis à l’enveloppe tégumentaire, et qu’on désigne sous le nom de muscles de la peau. Ils sont développés surtout chez les Vertébrés supérieurs, dans les régions dorsale et cervicale, et en particulier chez les animaux qui ont la faculté de se rouler en boule (Hérisson, Echidné).

L’enveloppe tégumentaire des Vertébrés se compose de deux parties: l’une profonde, appelée derme ou cliorion, l’autre superticielle, nommée épiderme. Le derme est formé essentiellement par des fibres entre-croisées de substance conjonctive au milieu desquelles on rencontre des éléments musculaires épars; dans son épaisseur, on trouve des nerfs, des vaisseaux et des glandes, à sa surface, des éminences, ou papilles, qui ont une importance particulière comme orgnnes tactiles. L’épiderme consiste en un revêtement cellulaire qui se subdivise en deux couches : le réseau muqueux de Malpighi et la couche cornée. La première est formée par des assises de cellules jeunes, sphéroïdales ou polyédriipies, tandis que la seconde est constituée par des assises de cellules plus anciennes, aplaties et lamelleuses, dont les plus extérieures se détachent et tombent par desquamation. La membrane épidermique donne naissance à des prolongements appelés poils on plumes, selon leur forme ; les écailles, au contraire, ne sont pas.

VEHTÉUHÉS OU OSTÉOZOAI UES.

[zoologie

(‘onime ou Fa cni longtemps, des productions épidermoïdes, mais se tbrment dans l’épaisseur du derme.

L’axe cérébro-spinal, dont il a déjà été question pins haut, constitue la j)artie centrale du système nerveux. L’encéphale, qui est le siège des perceptions sensitives et des lacultés intellectuelles, atteint un développement d’autant plus grand que les animaux occupent un rang plus élevé dans la série des Vertébrés.

Chez le plus inférieur d’entre eux, VAinphioxm^ ce renflement antérieur n’existe pas, et l’on ne trouve qu’un simple cordon nerveux qui s’étend d’une extrémité à l’antre du corps. L’axe cérébrospinal est logé dans le canal formé par les arcs vertébraux supérieurs, et entouré par des enveloppes membraneuses, au nombre de trois, (|ui sont, en allant de dehors en dedans: la dure-mère^ V arachnoïde et la pie-mère. Cette dernière est riche en vaisseaux sanguins et envoie des prolongements dans l’intérieur de la masse nerveuse dont elle recouvre exactement la surface interne. Ces (rois membranes réunies constituent ce (jii’on appelle les méninges. Un liquide, liquide céphalo-rachidien, est contenu dans les mailles du tissu cellulaire sous-arachnoïdien.

Deux substances différentes d’aspect entrent dans la composition de l’axe cérébro-spinal: la substance grise et la substance blanche. La première est essentiellement formée de cellules et constitue les centres nerveux proprement dits; la seconde consiste dans un amas de fibi ■es primitives qui relient ces centres les uns aux autres et les rattaclient aux nerfs périphériques.

L’encéphale, bien qu’il présente de très grandes modifications chez les dilTérents Vertébrés, comprend toujours les mêmes parties essentielles qui, chez l’embryon, se montrent sous forme de trois dilalations ou cellules cérébrales, distinguées, d’après leur position, en antérieure, moyenne et postérieure (fig. 00). L’encéphale se partage en trois portions qui corresponilent à ces cellules et (ju’on a[)pelle prosencéphale, niésencéphale, épicncéphale. Le mésencépbale ne donne naissance (ju’à une seule paire de vésicules cérébrales, les lobes optiques. Les deux autres parties, au contraire, se subdivisent: le prosencéphale forme les hémisphères cérébraux et les corps striés d’une part (cerveau antérieur de Baer), les couches optiques d’autre part (cerveau intermédiaire de Baer). L’é[)iencéphale forme le bulbe rachidien, ou moelle allongée, et le cervelet.

Le centre de l’axe cérébro-spinal est occupé par un canal longï- (udinal ([ui provient de ce que ce cordon nerveux se forme chez l’embryon par le relèvement des bords de la bandelette primitive, d'où résulte la formation d’une gouttière qui se ferme ensuite })ar

DESCRIPTIVE. I VEI>T1LI> n ÉS ou os I ÉOZOA I n hS. 54U

la réiHiioii de ces mêmes bords. Dans l’encépliale; ce canal se transforme en cavités creusées à rintérieur des dilférents lobes et nommées rculricules.Kw prosencépbale appartiennent les ventricules latéraux et le troisième ventricule ; au mésencépliale, le ventricule optique qui devient Taqueduc de Sylvius chez les Mammifères; à la moelle allongée, le quatrième ventricule. Ces cavités sont en communication les unes avec les autres.

De l’axe cércliro-spinal (lig. 501) partent des cordons nerveux qui vont se distribuer à la péripliéric*du corps; on les distingue en nerfn rachidiens el nerfs crâniens ou cérébraux, suivant qu’ils naissent de la moelle épinière ou de l’encéphale. La })lupart des nerfs sont mixtes, c’est-à-dire composés de deux sortes de fdjres, les unes motrices et les autres sensitives, de sorte qu’ils servent à la fois de conducteurs aux excitations qui, partant des centres nerveux, provoquent des contractions musculaires, et aux impressions qui, produites à la périphérie, sont perçues par les centres nerveux. Tous les nerfs rachidiens sont ainsi constitués et naissent de la moelle épinière par deux racines, appelées à cause de leur position chez l’Homme, racines antérieures et racines postérieures ; les premières sont motrices, les secondes sensitives, suivant une découverte dont l’honneur revient à Magendie.

A chaque segment vertébral appartient une paire de nerfs rachidiens; aussi le nombre en est-il variable comme celui des vertèbres elles-mêmes.

Les nerfs qui naissent de l’en-

Fig. 561. — Moelle cpinicro vue par sa face anterieure. — A AA, racines antérieures rachidiennes naissant par des divisions radiculaires qui se réunissent ensuite pour constituer les faisceaux de la racine; P P P, racines postérieures; cd, filaments anaslomoliques existant parfois entre les racines postérieures; g, gang^lion des racines postérieures; m, nerf mixte (Claude Bernard, Leçons sur le système nerveux, lig. 1).

B, section transversale de la moelle au milieu du bulbe cervical (d’après Todd and Bowman).

céphale sont au nombre de douze paires au plus et diffèrent entre eux au point de vue de leur rôle physiologique: les uns, en effet, sont affectés à la sensibilité spéciaJe: i\. olfactifs, N. optiques; d’autres sont exclusivement moteurs: i\. spinaux; d’autres, enfin, sont à la fois sensitifs et moteurs : N, trijumeau.

VEUTÉBRÉS OU OSTÉOZOAIRES.

I ZOOLOGIE

Le grand sympathique, appelé par Bicliat « système nerveux de la vie organique », se rencontre chez tons les Yertéhrés, à l’exceplion de rAinphioxus et des Cyclostornes. 11 est conslilué par un grand nombre de ganglions relies an système cérébro-spinal et unis entre eux par des cordons de communication. Les rameaux ellerenls fournis par ces ganglions et destinés aux organes nutritifs s’anastomosent le plus souvent par des branches multiples, et forment des plexus qui comprennent dans leur réseau des ganglions secondaires (plexus hypogastrique, solaire, etc.).

Les organes des sens présentent de nombreuses particularités et atteignent à un haut degré de complication. Le tact a pour siège la peau, et pour organes des corpuscules de nature spéciale (corpuscules du tact, de Pacini), qui forment les terminaisons des nerfs sensitifs. Le goût réside dans la muqueuse qui recouvre la partie postérieure de la langue et rarrière-houche ; les impressions gustatives y sont recueillies par des papilles où viennent se terminer des filets nerveux émanés du glosso-pharyngien et du lingual. Les organes de l’odorat consistent en deux cavités ou fossettes placées sur la tête et tapissées par une muqueuse dans laquelle vient se distribuer un nerf spécial, le nerf olfactif. Ces cavités sont presque toujours paires, cependant quelquefois il n’en existe qu’une seule (Cyclostornes). Chez les Yertéhrés à respiration aérienne, elles communiquent en arrière avec la bouche, et forment alors un orifice d’entrée pour les voies respiratoires ; chez les Poissons, à quelques exceptions près, cette communication n’existe j)as.

L’organe de l’audition est essentiellement constitué par une vésicule primordiale, développée de chaque côté de la tète et portant sur ses parois les appareils terminaux du nerf acoustique. Son intérieur est rempli d’un liquide transparent dans lequel se trouvent des otolithes. Cette vésicule, (fig. 502) presque toujours divisée en deux parties, ufricule et saccule, prend le nom de vestibule et se complique par le développement de (1 i ve r t i c U 1 e s (crt n a ux s cm i-ci r- Cît/ciîTCS. /5nr/f0??)qui forment avec elle lin ensemble nommé oreille interne ou labyrinthe. L’oreille moyenne et l’oreille externe ne sont que des parties complémentaires de cet appareil et font souvent défaut.

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te—

Fig. 5C)2. — Oreille interne de la Murène. — il$, canaux semi-circulaires ; a, leurs dilatations ainpullaires ; u, utriciilc; s, sacculc; c, cyslicule (d’après liasse cl Nulin).

MiUTÉnUÉS ou OSTÉOZOAIÜUS.

Fifi. 5G3. — Coupe du globe oculaii'e. — 1, sclérotique; 2, choroïde; 3, rétine; 4, cristallin; 5, nienibrane liyaloïde ; 0, cornée ; 7, iris; 8, corps vitré (d’apri'S Dalton).

DESClill'TIVK.I - -

Les yeux des Vertébrés, au nombre de deux, sont des organes compliqués à la composition desquels prennent partie système nerveux et les téguments. Les nerfs opti((ues émanés du mésencépliale s’épanouissent en une membrane sensible aux impressions lumineuses, la ucL'nc(fig. 5()3, 3). Au devant de celle-ci se trouve un appareil dioptrique représenté par divers milieux réfringents :

cornée, hiuneiir aqueuse, cristallin, humeur vitrée. k ces parties s’ajoutent, d’une part, les enveloppes de l’œil, sclérotique et choroïde, d’autre part, des appareils annexes tels tpie muscles, paupières, etc. Cdiez l’Ampliioxus, comme chez certains Invertébrés, l’œil consiste en une simple tache de pigment.

Les organes de nutrition sont situés au-dessous du squelette axial, et contenus dans la cavité viscérale. Le tube digestif s’ouvre à l’extrémité antérieure du corps par uii orifice d’entrée, ou orifice buccal, et compreud une première portion qui lui est commune avec les organes respiratoires : c’est la cavité buccale. Cette disposition présente une remarquable analogie avec celle que l’on rencontre dans les Ascidies, et fournit nu argument en faveur du raj)proebemeut établi parquelques naturalistes entre cesanimaux et les Vertébrés. La cavité buccale ne reste simple (pie chez les Poissons et les Batraciens ; dans les autres classes elle est divisée eu deux étages par une cloison qu’on nomme palais; d’où résulte la séparation d’une cavité supérieure, ou nasale, de la cavité buccale proprement dite ; il reste en arrière une portion commune ([u’ou appelle phanjnx. D’une manière générale, la bouche des Vertébrés constitue un appareil propre à diviser les aliments parle jeu des màcboii-es qui se meuvent dans le sens vertical. Souvent le'bord libre des mâchoires est recouvert par nu repli de la peau formant des lèvres qu’on trouve hien développées chez les Mammifères.

La bouche est armée, dans la plupart des cas, de pièces dures appelées dcuf.s', parmi les([uelles il faut distinguer celles ({ui sont

VEIITÉHIIÉS OU OSTÉOZOAIUES.

de simples fonnalioiis épilhéliqiies {odontoïdes Miliic Edwards), des dents proprement dites qui sont produites par la muqueuse et

constituées par un tissu spécial analogue au tissu osseux. Comme exemple des premières, on pent citer les pièces cornées qui composent l’armature buccah* des Gyclostomes, les fanons des Baleines; le revêtement corné, qui constitue le bec des Oiseaux et de quelques autres animaux, appartient aussi à cet ordre de formations.

Les dents proprement dites sont formées par trois tissus différents qui sont : Vivoire ou dentine, Véniail et le cément (fig. 5Gf). L’ivoire constitue la majeure partie de la dent. Il est caractérisé par la présence d’une multitude de canaliciües parallèles entre eux et dirigés de la cavité du bulbe vers la surface de l’oraano. L’émail revêt extérieurement la courüTTTTF dentaire, et se compose de prismes microscopiipies serrés les uns ^^TnrtrtHfës antres. Le cément ressemble beaucoup à de l’os, et forme principalement l’enveloppe de la racine. Quand l’émail et le cément ne forment qu’une couche superficielle de revêtement, on dit que les dents sont simples; mais parfois ces substances pénètrent plus profondément et remplissent des sillons ou des anfractuosités creusés la

Il G E i: I) c A

rjêàî

Fig. 50i. — Coii|ie lungitiulinalo d’une dent incisive. — A,c'niail; B, ivoire; G, cavité dentaire; I), collet de la dent; F, cément (Magitüt).

Fig. Ü05. — Dents de l’Homme. — A, premiire incisive; B, seconde incisive; G, canine; D, E, petites molaires; F, G, 11, grosses molaires.

dje juiitui, donni nt lieu ainsi à des dispositions varices; on désigne les dents ( onstitnées de la sorte sons le nom de dents con//io<sccx.

VEIlTÉnUÉS ou ostEozoaimes.

DESCRIPTIVE. 1

Chez les Mammifères les dents ne se trouvent que sur les bords des mâchoires, mais chez les Vertébrés inférieursellespeiivent exister sur diiïérents points de la cavité buccale. Il y en a quelquefois sur le voilier, denti^ vomériennes,ènv les dents imlat Inès, etc.

Tantôt les dents qui garnissent les bords des mâchoires sont semblables entre elles, et tantôt elles sont de plusieurs sortes (fig. 5(r)). Ouïes distingue alors par des noms particuliers: ou appelle incisives les dents qui sont implantées sur les os intermaxillaires ou incisifs à la mâchoire supérieure, et celles qui leur correspondent à la mâchoire inférieure; canines, celles qui de chaque côté viennent immédiatement après les précédeides, et molaires, celles qui sont situées en arrière des canines sur les os maxillaires. Parfois les dents qui arment les mâchoires sont susceptibles de renouvellement, et peuvent être remplacées })ar d’autres dout les germes sont disposés derrière, les premières sur une ou plusieurs rangées. Chez les Mammifères, en général, celles qui apparaissent les premières n’ont qu’une existence temporaire ; on les nomme dents de lait. Elles tombent à un moment donné, et alors se développent les dents permanentes, nommées aussi dents de reniplacenient. Il y a donc chez eux deux dentitions qui se succèdent, et qui le plus souvent diffèrent par le nombre de pièces dont chacune d’elles SC compose. Toutes les molaires, eu elïet, ne sont pas représentées dans la première dentition, et Tou distingue sous le nom de prémolai}‘es, ou fausses molaires, celles d’entre elles qui sont précédées piu' des dénis de lait.

Un grand'lîTnM^~g*nt+m4i^^ les naturalistes à la considération des caractères tirés de la dentition des Mammifères, parce (jne les particularités qu’elle présente sont très utilement employées dans laclassification. Aussi a-t-on cherché à exprimer brièvement ces caractères au moyen de ce qu’on appelle une formule dentaire. On établit cette formule en désignant chaque espèce de dents par la lettre initiale de son nom, puis en représentant par des chiffres superposés et séparés par un trait horizontal, le noml)re de ces dents sur chacun des côtés des mâchoires supérieure et inférieure. Ainsi, la formule dentaire de l’Homme adulte sera la suivante :

Ce qui veut dire qu’il existe à chaque mâchoire et de chaque côté, deux incisives, une canine, deux prémolaires et trois molaires vraies, soit en tout trente-deux dents.

En général, on trouve dans la bouche un organe important par son rôle physiologique, en connexion par sa base avec l’os hyoïde et

vEirrÉnnÉs ou ostéozoaiues.

libre par sou cxtrémiié antérieure : c’est la lancjue{\.). La structure eu est très vnriable : quelquefois elle consiste simplement eu un prolongement médian de l’os byoïde recouvert par une coucbe de tissu conjonclif, et tapissé parla muqueuse buccale (Poissons), mais le plus souvent cet organe est musculeux, protractile et propre à exécuter des mouvements variés.

L’cesopliage, qui lait suite à la bouche, est large et court chez la plupart des Vertébrés inférieurs, long et étroit chez les Mammifères etles Oiseaux. Chez ces derniers, il présente fréquemment une dilatation, ou une expansion appendiculaire qui sert de réservoir alimentaire, et qu’on désigne sous le nom de jabot. Par son orifice postérieur ou cardiaque, Pœsophage s’ouvre dans l’estomac, portion élargie du tube digestif, mais dont la forme varie beaucoup. Le plus souvent il est constitué par une seule cavité et on le qualifie alors de simple; parfois, il se compose de plusieurs pocbes, el, dans ce cas, on\e dit multiple (Piuminants).

L’intestin est séparé de l’estomac par la valvule pylorique et s’étend jusqu’à l’anus. Cette partie du tube digestif a une longueur Irès variable, mais qui d’ordinaire représente plusieurs fois celle du corps; aussi forme-t-elle un certain nombre de circonvolutions. On la divise en intestin grêle et gros intestin, le premier étant, comme l’indique son nom, beaucoup plus étroit que le second. Tous deux se subdivisent à leur tour, l’intestion grêle en duodénum, jéjunum et iléon, le gros intestin en côlon et rectum ; mais ces dislinctions sont purement artificielles. Souvent, chez les Poissons, l’intestin présente, au voisinage du pylore, des prolongements en forme de cæcum, simples ou ramifiés, (pi’on appelle à cause de leur situation appendices pyloriques, et qu’on regardait aulrefois comme représentant le pancréas de ces animaux. Chez les Verlébrés supérieurs, on trouve au commencement du gros inleslin, un appendice caæal plus ou moins développé; (|ueh|uefois, c’est un large ca;cum, quelquefois un tube t;réle nommé appendice rermi forme, chez l’Homme j)ar exemple. Certains animaux en soûl dépourvus, tandis (pie d’autres on possèdent deux, ainsi la jilupart des Oiseaux. Le canal digestif aboutit à un orifice terminal, généralement situé à l’extrémité postérieure du tronc; cependanl chez beaucoup de Poissons l’anus est porté en avant et parfois même [ilacé sous la gorge. Souvent aussi l’intestin, au lieu de s’ouvrir au debors isolément, déboucbe dans une cavité qui lui est commune avec les organes génito-urinaires et à laquelle on donne le nom de cloaque.

liO tube digestif est enveloppé et suspendu en (pielque sorte dans la

(1) Voy. pour l’ensemble de l’oppareil digestif, lig. 5:2, |>. 02.

vKUTt:nni':s ou ostéozoaihus.

OESClUPTIVE-l

cliambi e viscérale par un repli de la membrane péritonéale ([ni s’étend sur les parois de cette cavité ; ce repli porte le nom de mésentère.

Des glandes nombreuses servant à lasécrétionde li(|uides propres à modifier les aliments et à les rendre assimilables sont annexées an canal intestinal. Dans la région buccale, il existe nn appareil salivaire en général bien développé, mais qui fait défaut on ne se trouve qu’à l’état rudimentaire chez les animaux aquatiques (Poissons, Batraciens, Cétacés). Deux glandes importantes, le foie et le pancréas., sont en connexion avec la première portion de l’intestin. Le foie est volumineux, ordinairement divisé en lobes et ti'aversé par le sang veineux qui parcourt le système de la veine porte. Les conduits excréteurs qui en partent s’unissent entre eux de laçon cà constituer un, deux ou quelquefois plusieurs troncs qui s’ouvrent dans l’intestin. A ces canaux hépatiques se trouve généralement annexé un réservoir où s’accumule la bile, et qu’on appelle vésicule du fiel.

Le pancréas, situé dans le voisinage du foie, manque chez un certain nombre de Poissons, mais se rencontre dans toutes les autres classes de Vertébrés. Il est pourvu d’un canal excréteur ([ui débouche dans l’intestin à côté du canal hépatique, et souvent se réunit à lui; il y a parfois deux conduits excréteurs au lieu d’un. Indépendamment de ces glandes qui forment des organes distincts, il en est d’autres dont le rôle physiologique est considérable, mais qui sont logées dans l’épaisseur des parois du tube digestif: ce sont dans l’estomac les glandes pepsiques ou follicules gastriques, et dans l’intestin les glandes de LieberküJm et de Brunner.

L’appareil circulatoire des Vertébrés est formé par un système vasculaire clos. Le liquide nourricier qui se meut dans ces canaux tient eu suspension des globules rouges qui lui donnent sa coloration ; il contient en outre des corpuscules, ou globules blancs, analogues à ceux qu’on trouve dans le sang des Invertébrés. Cet appareil présente diverses modifications en rapport avec la disposition qu’aftectent les organes respiratoires. Chez tous les Vertébrés, l’Ainpbioxus excepté, il y a un cœur qui est situé dans la portion thoracique de la cavité viscérale, au-dessous de l’œsopbage, et qui est entouré par une double enveloppe ou péricarde (tig. 51, p. 4()); mais cet organe n’est pas toujours constitué de même, et on lui reconnail trois formes principales. Tantôt il se compose de deux cavités seulement, une oreillette et un ventricule, et il est [dacé sur le trajet du sang veineux: c’est un cœur veineux (Poissons) ; tantôt il comprend trois cavités, deux oreillettes et un ventricule, celui-ci contenant alors du sang artériel et du sang veineux plus ou moins mélangés (Batraciens, Beptiles); tantôt enfin il est séparé en deux moitiés, formées chacune par une oreillette et un ventricule, et sans

VEUTÉnUÉS ou OSTÉOZOAIllES.

cüinniiinicalioii entre elles; celle de droite reçoit excliisivemeid du sang veineux et celle de gauche du sang artériel. Entre ces trois formes il existe des degrés iidermédiaires établissant le passage de l’uiie àl’autre. La circulation subit des changements qui correspondent à ces modifications de l’organe central. Dans le premier cas,

le sang en parcourant le cercle circulatoire ne traverse le cœur qu’une fois ; on dit alors ([ue la circulation est simple.

On la dit double, au contraire, quand le sang est ramené deux fois au cœur avant de revenir à son point de départ (grande et petite circulation) ; mais elle est double et incomplète, s’il y a iuélangedu saim artériel et du sang veineux dans un ventricule unique, tandis qu’elle est double et complète quand tout le sang artériel et tout le sang veineux traversent le cœur sans se mêler (tig. 500).

Pendant les premières j)ériodes de la vie embryonnaire, l’appareil circulatoire est constitué de la même façon chez tous les Vertébrés, et les dinerences qu’on y observe ensuite, se produisent au cours du développement; ainsi, les dispositions diverses que l’on rencontre cliez les animaux adultes dérivent d’une même forme primitive, permanente chez les uns, transitoire chez les autres. Le sang, au sortir du cœur, passe dans un tronc vasculaire, artériel ouaoide ascendante, qui naît du ventricule, et fournit deux séries de vaisseaux artériels, ou arcs aortiques, situés les uns à droite, les antres a gauclie. Ces arcs, généralement au nombre de cin([, soid recourbés

J'k;. 5i!(i. — Scliéina de l’appareil circidatoirc. — o,o, (trcillcües ; v,v, venlriciilcs ; a, a, aorte; c, rcsean capillaire; v c, veine cave; ap, artère pulmonaire; p, ca[)illaires du poumon ; vp, veines pulmonaires. (Les llèclies iudiqueiit la dirertioii du courant sanguin. Nouveau üictionn, de mcd. et. de Cliiv.)

OESCKIPTIVE.J

VEIlTÉnRÉS OU OSTÉOZOAlIiES.

Fig. 5G8.

eiuieliors et en haut, puis se rcuuisseiil (uilro eux de duuiue côté pour constituer deux vaisseaux qui se coiiroudent eu un troue luédiau dirigé eu arrière et iiomuié aorte dorsale (fig. 507). Du premier de ces arcs |)art une artère qui se distribue à la région céphalique : c’est la carotide. Ce système de crosses aortiques se modifie de diverses façons, soit par l’alrophie de certaines de ses parties, soit parle développement de parties nouvelles. Ainsi, chez les Vertébrés à respiration aquatique, il se forme sur le parcours de cbacuiie d’elles un réseau capillaire braucliial qui divise l’arc primitif eu deux portions : une portion atférente portaid aux branchies du sang veineux, «rtères JÆonchiciles, et une portion effetente amenant dans 1 aorte lesaug hématosé, artères épibranckjates

Fig. 567.

l'iG. 567. ‘ Schéma des arcs aortiques priniilifs.

^ a", aorte dorsale ; c, carotide.

Img. 568. Système veineux primitif. — 1, canal de Cuvier; 2, tronc veineux commun primitif; 3, veine cardinale antérieure ou jugulaire primitive; i, jugulaire iuterue; 5, sousclavière ; 6, veine ombilicale; 7, la meme veine au niveau du foie; 8, veine omplialomesentérique ; 9, veine cave inférieure; lü, anastomose entre la veine cave inférieure et les veines cardinales, à l’endroit où celles-ci reçoivent les veines crurales; M, veines crurales; 12 et 13, veines cardinales postérieures.

(veines branchiales). Chez les Vertébrés à respiration pulmonaire les artères qui se distribuent aux poumons tirent leur origine de la dernière paire d’arcs aortiques; plusieurs des arcs primitifs disparaissent ou se transforment, et il n’en reste plus qu’une paire on même un seul, soit à droite (Oiseaux), soit à gauche (Mammifères), qui se continue avec l’aorte dorsale.

Le sang transporté par les artères se répand dans un riche

VEIlTÉnRÉS OU OSTÉOZOAIMES.

[zoologie

réseau capillaire, et est ensuite ramené au cœur par les veines. La disposition de cette partie du système vasculaire présente aussi de nombreuses modifications : primitivement elle est très simple (lig. 508). Le sau^' est ramené au cœur par quatre vaisseaux longitudinaux, deux antérieurs et deux postérieurs, les premiers appelés veiïie^.ju^}idaires y les seconds veines ç,axdin(iles. De chaque côté, la veine jugulaire et la veine cardinale s’unissent pour former un tronc commun, canal de Cuvier , qui se porte en dedans et débouche dans un réservoir veineux, sorte de vestibule précédant l’oreillette et désigné sous le nom de sinus précardiaque, ou sinus de Cuvier. En outre les veines qui viennent du tube digestif forment une autre voie de retour, mais qui ne conduit pas directement le sang au cœur; en effet, ces veines se réunissent en un vaisseau, la veine porM, qui se rend au foie et s’y ramifie en un réseau vasculaii'e'iïïïnT les branches efférentes constituent ensuite la veine hépatique, laquelle débouche dans le sinus précardiaque. Parfois on trouve aussi un système .ptûi^te iœi.ial placé sur le trajet des veines cardinales.

La portion veineuse de l’appareil circulatoire subit diverse^tl’âusformations,dont les plus considérables sont produites par réduction de quelques-uns des troncs primitifs. Ainsi, les veines cardinales perdent de leur importance, ne reçoivent plus qu’une petite (juantité de sang, et deYieimenÜes veines azygos, dont parfois même une seule persiste tà droite, celle de gaucTie étant alors représentée, sous le nom d' héniiazygos, \^?ir une branche de la première. La plus grande partie du sang qui provient des viscères et des membres postérieurs retourne au cœur par un tronc impair unique qui reçoit les veines hépatiques, et qui porte le nom de vein(^aiu\ inférieure ou postérieure. Les troncs antérieurs primitifs se modifient par suite du développement des veines appartenant aux membres tboraciijues, et qui, en s’unissant aux veines jugulaires, forment dans le voisinage du cœur les troncs qu’on nomme veines caves antérieures. Souvent (chez la plupart des Mammifères) il n’y a qu’une veine cave antérieure, celle de droite, où viennent déboucher les vaisseaux du côté gauche par une branche anastomoti(|ue transversale considérablement élargie, tandis que la veine cave antérieure du même côté s’est atroi)biée.

On a vu (|ue la présence d’un système lymphatique était spéciale à la classe des Vertébrés ; c’est un appareil de perfectionnement (jui manque chez l’Amphioxiis et qui est d’autant plus développé que l’organisation est plus élevée. Chez les Vertébrés inférieurs, les lymphatiques sont représentés par des cavités qui entourent les vaisseaux sanguins, et qni se continuent à la périphérie dans une sorte de réseau lacunaire sans parois propres; ces cavités ont avec

VEIITÉIUIÉS OU OSTÉOZOAIIIES.

DKSCIlIl'TlVi;.!

10 système veineux des coiniminications nombreuses. Chez les Vertébrés supérieurs, la portion périphérique de ce système est constituée par de très fins réseaux capillaires, d’où naissent des vaisseaux, (jiii se réunissent les uns aux autres, et forment en définitive nn patit nombre de troncs terminaux débouchant dans les grosses veines voisines du cœur. Le principal de ces troncs est connu sous le nom de canal thoracique; c’est à lui qu’aboutissent, outre les lym}»hati({ues des membres postérieurs, les chylifères, ou lymphatiques de l’intestin, qui apportent dans le courant sanguin une partie des matériaux nutritifs élaborés par la digestion. Parfois, notamment chez les Batraciens, les vaisseaux lymphatiques préseivfmit en certains points des dilatations à parois musculaires et contractiles, qu’on appelle cœurs lymphatiques.

Enfin sur le trajet de ces vaisseaux, on trouve des organes particuliers qui produisent des globules blancs destinés à se transformer ultérieurement en globules sanguins ; ce sont les ganglions lymphatiques (tig. 500) et les follicules clos, on glandes disséminés sous

la muf|ueuse intestinale. A côté de ces organes,

11 faut ranger la et les autres glandes vasculaires sanguines (corps thyroïde), comme ayant une structure analogue, et comme servant aussi à la formation des globules blancs.

Chez les Vertébrés les organes de la respiration alTectent la forme de branchies ou de poumons, suivant que ces animaux respirent dans l’eau ou dans l’air. La peau reste toujours à la vérité, quand elle est souple et molle, le siège de phénomènes respiratoires, mais elle n’a qu’un rôle accessoire dans l’accomplissement de cetle fonction. Les branchies sont constituées par de petites lamelles triangulaires, disposées le plus souvent en deux rangées sur le bord externe des arcs branchiaux. Ces arcs forment par leur bord concave ou interne le plancher de la bouche, et sont séparés par des fentes à travers lesquelles passe l’eau qui arrive aux branchies. En dehors, la chambre branchiale est limitée par nn repli de la peau, simplement membraneux (Batraciens), ou pourvu de pièces solides {opercule et rayons branchiostèges des Poissons). La fente formée par le bord postérieur de ce repli porte le nom (V ouverture des ouïes et sert d’orifice expirateur. Parfois les branchies sont extérieures, ainsi

FiG. 569. — Ganglion lympliatiquc.

5GU VERTÉBUÉS OU OSTÉOZOAIRES. [zoologie

(jii’oii le voit chez les jeunes Têtards, chez les Batraciens dits pérennibranches.

Les poumons (fig'. 54-, p. Ci) consistent d’une manière générale en poches ou sacs memhraneux d’une structure plus ou moins compliquée, qui reçoivent l’air atmosphérique, et renferment dans leur paroi un riche réseau vasculaire desliné à mettre le sang en rapport avec le Iluide respirahle. Ils sont au nombre de deux, et, en général, d’un volume à peu près égal, mais dont l’un peut rester rudimentaire (Ophidiens). Ces organes sont renfermés dans la partie antérieure ou thoracique de la cavité viscérale; ils communiquent avec l’extérieur par un conduit plus ou moins long qui s’ouvre au fond de la houche, et qui est également en rapport avec les fosses nasales, ouvertes en arrière dans la cavité buccale. Chez les Vertébrés supérieurs (Mammifères) un voile memhraneux nommé voile du palais s’étend du bord antérieur des arrière-narines vers la hase de la langue ; il sert à établir une séparation entre les voies aériennes et digestives au moment de la déglutition.

Les voies aériennes proprement dites commencent à l’ouverture pratiquée au fond delà bouche, derrière la base de la langue. Cette ouverture donne accès dans un tube placé sous l’œsophage et destiné à porter l’air aux poumons ; la portion antérieure de ce tube qui présente une organisation spéciale en rapport avec la production de la voix, constitue le larynx^ et le tube lui-même est appelé trachéeartère. Dans certains cas, la trachée-artère arrive aux poumons sans se divisèr, mais généralement elle se bifurque pour aller se ramifier plus ou moins dans chaque poumon, et on donne le nom de bronches à ces ramifications. Enfin, l’appareil respiratoire, constitué comme nous venons de l’indiquer, est renfermé dans une sorte de cage formée par les parois de la partie antérieure du corps, et dont les mouvements interviennent dans le mécanisme de la respiration, pour déterminer soit l’entrée, soit la sortie de l’air. Les conduits respiratoires qui amènent l’air aux i)oumons sont tapissés jiar une membrane mmj lieuse recouverte d’un épithélium vibratile. Parfois les [loumons coexistent avec les branchies, mais, en règle générale, leur développement entraîne la disparition de ces derniers organes.

Les organes d’excrétion urinaire owreins (fig. 570), sont constitués essentiellement par un nombre jilus ou moins grand de petits cæcums renflés en ampoule, renfermant chacun un peloton de vaisseaux sanguins, et appelés gloniérules de Malpighi. Ces cæcums forment la portion terminale de tubes étroits ou canalicules urinifères, qui tantôt se réunissent entre eux, et tantôt débouchent isolément dans un conduit excréteur commun nommé uretère. Celui-ci s’ouvre

DKSCRIPTIYE.I VKRTÉ15RÉS ou OSTÉOZOAIRl'S. 5G1

parfois directement an dehors, mais d’ordinaire il aboutit à un réservoir placé sur son trajet et qu’on appelle vessie urinaire. Chez la plupart des Vertébrés, les Poissons seuls exceptés, les reins qui apparaissent dans l’embryon n’ont (ju’une existence temporaire ; 011 donne à ces or-

«anes transitoires le nom <1

de corps de WoJ/f, ou reins primitifs. Ils sont remplacés par les reins permanents, ou reins proprement dits, qui se développent sur les canaux excréteurs des premiers, mais s’en séparent ensuite complètement.

Les Vertébrés se reproduisent tous par voie sexuelle, et chez eux, à part quelques exceptions (Serrans), les sexes sont séparés. Les glandes génitales, ovaires et testicules, sont paires et logées dans

la cavité viscérale ; elles se développent sur le côté interne des reins primitifs, et présentent au début une entière similitude. Parfois les produits sexuels tombent simplement dans la cavilé viscérale et, de là, arrivent au dehors par des pores abdominaux situés auprès de l’anus (nombreux Poissons) ; le plus souvent ils sont évacués par des conduits particuliers qui dérivent des reins primordiaux.

Ceux-ci, en effet, sont munis d’un canal excréteur primitivement simple, mais duquel se sépare un second tube désigné sous le nom de canal de Miiller. De ces canaux, le jiremier, ou canal de Wollf, devient le canal déférent chez le mâle; le second devient Poviducle chez la femelle. Dans leur portion terminale, les canaux déférents et les oviductes se modifient de diverses façons. Souvent chacun se réunit à son congénère, et le canal ainsi formé débouche soit dans le cloaque, où s’ouvrent aussi le rectum et les organes urinaires, soit dans le voisinage de l’anus, par un orifice commun aux organes génitaux et urinaires. Ils peuvent se compliquer en outre par la formation de glandes annexes, et par le développement d’organes copu-

SICAHI). 3r,:i;

Fig. 570. — Coupe du roiu moiilrunt les calices, le bassinet et les infundibula (Lionel Beale).

VEUTÉBKÉS OU OSTÉOZOAIRES.

lateur», d’où résultent des dispositions variées propres aux diflérents groupes de Vertébrés.

Parmi ces animaux, les uns sont ovipares, les autres vivipares. Chez ces derniers, l’œuf fécondé séjourne et se développe dans une poche incubatrice qui n’est autre chose qu’une partie différenciée de l’oviducte à laquelle on donne le nom à'utérus. Celui-ci est généralement simple par suite de la réunion des deux oviducles. On a vu ailleurs (p. 80) quels sont les phénomènes principaux qui se manifestent dans le développement embryonnaire des animaux vertébrés; nous n’y reviendrons pas. D’ordinaire ce développement est direct ; on n’observe des métamorphoses que chez les Batraciens et quelques Poissons.

Linné avait établi quatre classes de Vertébrés : Mammalia, Aves, Amphibia, Pisces, et cette division, adoptée par Cuvier, a été universellement admise jusque vers le milieu de ce siècle. Cependant de Blainville, dès 1816, avait séparé les Beptiles des Amphibiens et porté ainsi le nombre des classes à cinq. La légitimité de ce changement fut confirmée par les données de l’embryologie. On sait, en effet, que certains Vertébrés, au cours de leur développement, sont munis d’une vésicule allantoïde, tandis que d’autres en sont dépourvus. Milne Edwards a basé sur ce caractère la subilivision de l’embranchement en deux groupes principaux : celui des Allantouliens et celui âes Anallanto'idie'us. Or les Beptiles se rangent avec les Oiseaux et les Mammifères parmi les premiers ; les Batraciens au contraire, ou Amphibiens, prennent place à côté des Poissons parmi les seconds. On admet donc aujourd’hui cinq classes de Vertébrés réparties en deux sous-embranchemeiits, comme l’indique le tableau suivant :

CJ

Une vésicule allantoïde et un amnios chez l’embryon.

Allantoïdiens

Des mamelles et des poils.

Des plumes..

Des écailles .

Ni vésicule allantoïde ni amnios.

Anallantduliem

Pas de mamelles

' Des métamorphoses; des poumons

^ chez l’adulte

i Point de métamorphoses; des bran-

\ cl

chies à tous les âges.

Mammifères .

Oiseaux.

Reptiles.

Batraciens.

Poissons.

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