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ment et se compose d’un grand nombre de pièces (fig. 573,574).

médiaire de plusieurs os formant ce qu’on appelle \asusj)enseur de celte mâchoire. On y trouve (1) l’os InjornandibuJaire, on temporal

Eig. 573. — Crâne 3o Brocliet {Eso.c lucius) vu tic cèle. — Vrf, prcfroiital ; Sor, sous-orbitaire; PI, arc palato-jitérygoïfle ; Mf, iiiétapléry;^oïde ; H»i, liyoïnaiidihuiaire ; S//, symplectique; Qu, os carré; Ar, articulaire; An, angulaire; D, dentaire; M.r, maxillaire; Pm.r, prémaxillaire; Op, operculaire ; Sop, sous-operculaire ; lop, intcroperculaire ; Pr.op, préoperciiiaire ; Bry, rayons brancliiostèges.

de Cuvier, (]ui s’articule avec le crâne, puis le tympau}(p(e (métaptérygoïde), le symplectique, et enfin l’os canr à la partie inférieure, portant l’arliculatioii de la mâchoire. La nicâchoire elle-

Fu;. 57i. Arc palato-carré du lîrocliet, avec le hyomandilmlaire 11m, et le symplectique

Sy vus du côté iiiicrne. — 1*/, palatin; Ecj4, crtopléry;;oïOe ; E;d. entoptérygoide ; Mp/, nndaptcrygoide ; Qu, os carré; lly, arc liyoidien ; a, cartilage interposé entre le liyomaiidibuiaire et le symiderti(iuc ; b, ce qui forme comme un pédicule à l’arc ptérygo-palatiii; c, apophyse de l’iiyomandihulaire avec hujuelle s’articule l’opercule; d, tète de l’Iiyomaiidibulaire qui s’arlicnle avec le crâne; Art, pièce articulaire do la mâchoire inférieure; ,Mc/i', cartilage de MecUel.

même comprend iilusiours pièces, chacune de ses hranclies étant formée de trois os qu’on désigne sous les noms de dentaire, articulaire et angulaire. Plusieurs os entrent également dans la composition de l’appareil maxillaire supérieur : ce sont les

(1) Les os dont il csl ici (|ueslion ont reçn dincrcnls noms do la part des auteurs, et il en résulte une synonymie assez compliiinéc (voy. Milnc Edwards, Lpçous sur l\malo)nie... t. VI, p. 33 et sniv.).

l'OISSONS.

DESCRIPTIVE

ptéri/goiilions en arrière, puis les palatins, et au-devant de ceux-ci, les os niaxillaires el préniaxillaires. Derrière le snspensenr de la mâchoire se trouvent des pièces osseuses qui constituent l’opercule; elles sont au nombre de quatre: préoper ciliaire, operculaire, sous-operculaire et interopercutaire.

L’aiT. hyoïdien et les arcs branchiaux, dont on compte ordinairement cinqTembrassent le fond de l’arrière-houche et constituent la charpente solide de l’appareil respiratoire. Leurs branches latérales sont réunies inférieurement par une pièce médiane ou copule, et remontent jusque sous le crâne, auquel elles se rattachent par les pièces terminales qu’on apjielle os pharyngiens supcrieurs ; les branches du dernier arc, représentées chacune par une pièce iini([ue et ne portant pas de branchies, ont reçu le nom iVos pharyngiens inférieurs. Le premier de ces arcs, ou arc hyoïdien, sert de base â la langue par sa partie médiane qui se continue en avant avec l’os lingual ; ses branches portent les b,yimçliio^tè,g,e^j,

lesquels en^rejnj^.aY^ l’opercule dansja constitution de l’appareil qurfecôüvre et protège l’ensemble des organes respiratoires.

Les membres des Poissons ont la forme de nageoires placées latéralement et distinguées en nageoires pectorales et nageoires ventrales; ce sont des organes homologues, quoique de forme et de position variables. Les premières, ou nageoires pectorales, sont portées par la ceinture sj^ulaire ; celle-ci est primitivement représentée par nn cartilage simple (Sélaciens), duquel se forment par ossification, chez les Poissons osseux, les deux os correspondant â l’omoplate et au coracoïde. Secondairement, il s’y ajoute aussi des os dermiques, et notamment ceux auxipiels on a donné le nom de clavicules ; une antre pièce, de même origine et placée de chaque coté au-dessus de la clavicule (os sus-claviculaire), s’articule avec le crâne, auquel la ceinture scapulaire se trouve ainsi suspendue.

La ceinture pelvienne, â laquelle sont attachés les membres postérieurs, est constituée, soit par une pièce cartilagineuse unique (Sélaciens), soit par deux pièces osseuses triangulaires représentant un bassin rudimentaire, mais sans connexion avec le raebis.

Les nageoires pectorales sont pins développées que les ventrales. Leur squelette présente chez les Sélaciens la composition la plus compliquée, et, d’après Gegenbaur, de cette forme fondamentale dérivent, par rétrogradation de certaines parties, celles qu’on observe chez les autres Poissons et chez tous les Vertébrés en général.

A la base de ces membres se trouvent trois pièces d’où partent des rayons formés par d’autres pièces plus petites, disposées en séries

vi:i;TÉniiÉs ou ostéozoaiues.

575). (iei^eiibaur U disliiigiié sous les noms de propterijgiiinf , uiosoptaijgium et melaplergg'mm les parties ({ui, dans cet ensemble, sont eonstituées par chaque pièce basilaire avec les

rayons correspondants. Ce squelette se modilie diversement par suite de réductions partielles, et les transformations (jui en résultent conduisent au squelette des Ampbibiens, dans lequel le membre n’est plus représenté que par sa portion la plus constante, c’est-à-dire par le me-^ lapterygium (1). Il faut noter en outre que, chez les Poissons osseux, des productions dermiques s’ajoutent à ce squelette primaire pour compléter les nageoires dont elles forment les rayons.

Les membres, et plus particulièrement les membres postérieurs, peuvent faire défaut (Malacoptérygiens apodes de Cuvier). Leur position est variable et parfois les nageoires ventrales sont portées fort en avant, jusque sous la gorge.

Indépendamment des nageoires latérales, les Poissons sont munis de nageoires impaires, placées sur la ligne médiane, et nommées, d’après leur position, nageoires dorsale, caudale et anale. Ces nageoires sont formées par un repli de la peau, dans lequel se développent des parties solides, ou rayons, qui sont en connexion avec le rachis par l’intermédiaire de pièces, (pi’on appelle os inlerépineux, chez les Poissons à squelette osseux. La nageoire caudale varie dans ses rappoi'ts avec la jiortion terminale de la colonne vertébrale et dans sa forme extérieure; on la dit Jioniocerque, lorsque ses deux lobes, siqiérieur et inférieur, sont égaux et symétriques ; on la dit liétérocerque, dans le cas contraire.

Le système musculaire des Poissons est constitué par les niajiSi^s lalêrgles qui s’étendent tout le long du corps, et dont il a été question plus haut (p, 510).

Le systè^iüûjuy^yeux présente la forme la jilus simple qu’on lui t rouve clieztpi^crtébrés. La partie antérieure, ou encéphalique, se compose de l'enllements, placés à la suite les uns des autres et correspondant aux diverses régions qu’on y distingue (fig. 570). La moelle

l’iG. 575. — Mcnil)rc pcclorahiroil d’un Angelot (Sqiialma). — h, propterygiuni ; 7ns, nicsoptcrygiiini ; mt, nietapterygiiuii.

(I ) Voy. Ocgciibaur, Analomie, composée, td. franr. , |>. Gi5.

1‘OISSÜNS.

DESCRIPTIVE

allongée, qui continue la moelle épinière, est plus large que celle-ci, oTl^rdeux moitiés sont séparées supérieurement par le quatrième ventricule. Le cervelet est très inégalement tiévelopiié chez les (lilîérents Poissons, et s’étend au-dessus de la portion antérieure de ce ventricule. Les lobes^pp tiques (mésencéphale) acquièrent un volume considérable , Aussi ont-ils été décrits quelquefois comme le cerveau proprement dit; ils sont creusés intérieurement d’uu ventricule. Le proseiicépbale comprend des bémispbères cérébraux peu (lév^oppés, réunis parfois en une masse unique; au-devant de

Fifi. 57G. — Ccrvcau.K de Poissons. — 1, cerveau de Pctromyion lluviatUis : A, lobes olfactifs; I, nerfs olfactifs; Ij, lidinisplières cérébraux; G, ceivcau iiilennédiaire de Bacr (couches optiques) ; 1), niésencc'plialc, ou lobes oplifpics; E, nioolle allongée; F, quatrièiue veiitricule; c, baudclelle qui représente le cervelet; G, luoclle épinière. — 2, cerveau de Lepidosteus semiradiatus : l, nerfs olfactifs ; p, lobes olfactifs; r/, béinispbères cérébraux; c, lobes optiques; d, cervelet; f, inocllo allongée; a, (luatrièine ventricule. — 3, cerveau de Brocliel (Esox lucius) : A, lobes olfactifs au-dessus dcscpicls on voit les nerfs o[)tiqucs; B, béinispberes cérébraux ; C, lobes optiques ; 1), cervelet.

ceux-ci SC trouvent deux lobes pédonculés, souvent très gros, tpii donnent naissance aux nerfs olfactifs et portent le nom de loM^. olfact^f.^ Le grand sympatbique n’a qu’une faible importance chez lés î’oissons en général, et parait même manquer chez (|uelques-uns d’entre eux (Cyclostomes).

Comme le svstème nerveux, les organes des sens sont relativement peu développés chez les PoissonsTTa^élnrsibrlité tactile s’exerce au moyeu d’organes fort divers. Ce sont principalement les lèvres ou les appendices cutanés portés par le museau et nommés barbillons qui sont affectés à cet usage, mais parfois aussi d’autres parties,

VEKTÉ15KKS OU OSTÉOZOAIMES.

telles que certains rayons des nageoires, peuvent servir an toucher. En outre, il existe généralement chez les Poissons, de cliatine côté du corps, et ordinairenieid; sur toute la longueur, des organes spéciaux qui communiquent avec Pextérienr par une série d’orifices correspondant à une ligne appelée par les zoologistes ligne. lalércilc. On les regardait autrefois comme étant de nature glandulaire, et on les distinguait sous le nom de cancmx injiriueux ; mais les recherches des histologistes modernes ont démontré que c’étaient des organes sensoriels jiourvns de terminaisons nerveuses analogues aux corpuscules du tact (l).

Le §(üiâ..du~|^'odt, fort peu développé, paraît avoir son siège dans la muqueuse buccale. L’existence de l’odorat a été niée chez les Poissons (Constant Duméril), mais cette opinion est démentie par les faits. On trouve chez eux, sur les côtés de la tête, des fosses nasales dont la muqueuse plissée reçoit les extrémités des nerfs olfactifs (hfUonnets olfactifs). En général, ces fo^je^, nasales se terminent en cul-de-sac et ne communiquent pas avec la houchc.

mais s’ouvrent au dehors par deux orifices situés au-devant l’un de l’antre. Quelquefois elles sont représentées par une cavité médiane simjile (Cyclostomes), caractère auquel certains zoologistes ont

attaché une grande importance, et qui a vain aces animaux le nom de Monorrhiniens (Raeckel).

X'’app:ireil de roule est formé uni- (juement par le lalnjrinthe comprenant le vestihnle et les trois canaux semi-circj,ilau:es ; parfois même ceux-ci sont l'éduits à deux (Lamproie) (fig. ü77), ou même à un seul (.Myxine). Chez certains Poissons, l’oreille est reliée, soit par un prolongement tnhnlaii'o, soit par une chaîne d’osselets, à une grande poche aérifèi'e, nommée vessie nalatoire, et regardée comme l’analogue du poumon.

Celte poche, dont le rôle physiologique est complexe, sert dans ce cas à renforcer les sons.

LesjeuJC. des l*oissons sont ordinairement à découvert et dt^purvus d’a[)parcil palpébral, cependant certains Squales possèdent une lianjTîJ^re placée à l’angle interne de l’œil et snsceiitihle de s’étendre au-devant de cet organe; c’est l’analogue de celle ((ni est connue.

Eig. 577. — Laliyrinllie membraneux (lu Pelromjj:ion marinus.

— (i, vestibulo; b, ampoules; c, les deux canaux semi-circulaires; d, leur union et commune oiiverlure dans le vestibule; k nerf auditir.

(I) Voy. J. Ehatiii, Organes des sens, p. ÎOt et sii^v., t'aris, t(S8(>,

POISSONS

DKSciui'Tivp:.] POISSONS. 5il

chez les Oiseaux, sous le iioin de membrane nictUanle. La cornée présente une faible courbure ; le cristallin est très voluinineux, sphérique, et lait saillie au-devant de la pupille, de sorte que la chambre antérieure, occupée par riiuineur aqueuse, est lort réduite. Coinnie dispositions particulières à l’œil des Poissons, il tant noter Pexistence d’un repli de la choroïde analogue au peigne des Oiseaux, et jionimé à cause de sa conliguration ligament falci forme, et, en outre, celle d’un bourrelet formé par uif^liGNus N-asCublTre sanguin autour du nerf opti(iue, et ajtpelé très improj)rement glande choroidienne .

L’a]T|mirüi1*‘Tn^êstif des Poissons s’ouvre antérieurement par un orifice buccal, placé cà l’extrémité du museau ou parfois à sa face inférieure. Chez les Poissons suceurs (Lamproie), la bouche est disposée en^Kud^^^ et munie de papilles cornées

{odôîïïôîÏÏéT). Elle a la forme d’un disque circulaire, ce qui a valu à ces^îinimaux le nom de Cgclostomes. En général, cette portion veslibulaire du tube digestif constitue une cavité spacieuse située à la base du crâne et entourée par les arcs branchiaux. Elle est ordinairement garnie de dents nombreuses, portées non seulement par les mâchoires, mais souvent aussi par d’autres pièces osseuses, vomer, palatins, etc. Ces dents sont [>our la plupart en forme de cônes ou de crochets, et formées par de la dentine sans couche extérieure d’émail ou de cément (dénis gÿmnosomes, de Milne Edwards). Elles se développent sur un mamelon vasculaire placé â la surface de la muqueuse (dénis phanérogénètes), et sont dépourvues déracinés; elles ne sont donc pas implantées dans des alvéoles, excepté chez (luehjues Canoïdes, et quand elles adhèrent â l’os, c’est par suite d’une simple soudure.

Les dents usées tombent, et sont remplacées par d’autres qui naissent près premières; le renouvellement de ces organes s’clfectiie ainsi pendant toute la vie de l’animal.

Chez les Poissons, il n’y a pas de glandes salivaires, excepté chez les Lamproies, où on en trouve nue })aire dont les canaux excréteurs débouchent dans l’intérieur de la ventouse orale. Lalaimue est rudi-

mentaire; l’œsophage large et court se continue sans ligne de démarcation tranchée avec l’estomac, qui se recourbe d’ordinaire et forme un cul-de-sac dirigé en arrière. Le j)ylore est maiaïué â l’intérieur par un repli annulaire, ou valvule pgJorique. 11 existe lVé({uemmenl dans son voisinage des appendices en cæcum, connus sous le nom d' a ppend ice.y pgloriques, variant beaucoup dans leur nombre et leur disposition. Ils ont été considérés par Cuvier, et â son exemple par d’autres anatomistes, comme représentant le lianciéas de ces animaux; mais c’est lâ une opinion qu’on a dû

VEIlTÉnUÉS ou OSiÉOZOAlRP:S.

abandonner, car ou a constaté chez certains l'oissons la coexistence des deux organes, et, en outre, Claude Bernard a reconnu que le liquide contenu dans ces appendices n’avait aucun des cai'actères du suc pancréatiijue.

L’intestin, qui tait suite à l’estomac, est quelquefois droit, mais souvent il se replie sur lui-même et décrit des anses ou des circonvolutions. La tunique mu(|ueuse, qui le tapisse intérieurement, présente en général des plis nombreux à direction longitudinale, et [larfois ^ellc furine.un large i;eid^^irt^rné en hélice et nommé valvule spirale (Séjaciens). Le rectum est court et lie se distingue de l’intestin que par un peu pins de largeur; chez les Sélaciens, il aboutit avec les conduits génitaux et urinaires dans une portion commune ou cloaque; mais, chez tous les autres Poissons, il débouche au dehors par une ouverture anale isolée, située à la face ventrale. Le foie .existe toujours; il est volumineux, tantôt formant une masse uni(jue,et tantôt divisé en deux ou troi.s lobes, quelquefois plus; il est poui’vu, à quelques exce})tions près, d’une vés,iç2ile hiliaire. Le pancréas fait souvent défaut et n’est jamais bien dévelop[)é.

On sait que chez les Poissons la circulation est simple (tig. 578). Le^ur estsitué dans la région jngnlaii*eetentonrépar le péricarde qui est ordinairement fermé, mais qui communique parfois avec la cavité péritonéale (Plagiostomes). Ce cœur se compose d’une oreillette et d’nn ventricule; il reçoit le sang veineux rapporlé par les

veines des diflérentes parties du corps, et versé dans un réservoir on sinus qui précède l’oreillette. Le ventricule est en général suivi d’un renflement, appelé bulbe artériel, formé iiar la hase élargie du tronc d’où partent les artères. Tantôt le hnlhe est pourvu de valvules semi- 1 U 11 ai res multiples disposées en séries (Ganoïdes, Plagiostomes) (fig. o80), tantôt il n’en présente (|ue deux placées à roritîce ventriculaire (Poissons osseux). Le tronc qui lui fait suite, nommé aorte asi:.CUiilante, fonniit à droite et à gauche des liranches, ou crosses aorllques, transformées en artères branchiales chez les laissons. Llles suivent, en effet, le bord infériem* des arcs branchiaux correspondants, et se l'ésolvent en réseaux vasculaires qui occupent les hi-anchies. De ces réseaux naissent des vaisseaux elTérents qui reçoivent le sang ajirès (pi’il a traversé l’organe respiratoire et constituent les arfères épibranchiales, ou veines branchiales, logées comme les précédentes à Ta face inférieure des arcs branchiaux, mais |)lns profondément qu’elles. Ces artères se réunissent pour former V aorte Ajescendanle on dorsale, d’où partent les vaisseaux ([ni distribuent le sang ai'téi’iel dans l’organisme; en outre, celles de la [iremière paire donnent naissance do chaque côté à une

POISSONS

DKSCKII’TIYK.I

brandie dirii-ée en avant et destinée à la tête ; c’est V artère caroti(.h* OU cé0nlique. Ces deux vaisseauxcéplialiiiuess’anastomosentgénéraTenient entre eux sous la base du crâne, et constituent ainsi un anneau vasculaire auquel on donne le nom de cercle artériel ou céphalique.

Fio. 578. — Appareil circulatoire de la Perche. — a, oreillette du cceur; b, ventricule; c, hulhe artériel; d, sinus veineux précédant l’oreillette; e, tronc et sinus veineux de la tète; f,f, grands troncs veineux des organes du mouvement (l’un est situé sous l’épine, el l’autre passe par le canal vertébral, au-di ssous de la moelle épinière; il reçoit les veinnli's du dos et des reins); g, tronc des veines des organes digestifs, d.es reins, du foie et de la vessie natatoire; h, artère branchiale; i, rameau qu’elle donne à chaque hranchie; k, veines branchiales dont la réunion forme la grande artère l, on l’aorte qui envoie le sang dans les différentes parties du corps, excepté à la tète et au cœur qui le reçoivent des branches m, m, émanées des arcs branchiaux (d’après Cuvier).

Le sang retourne au cœurpardeux troncslongitudinauxpostérieurs, ou veines cardinales, et deux troncs longitudinaux antérieurs, ou veinej^jü-^i^iawcs.hei veine cardinale et la veine jugulaire du même côté se réunissent pour former le canal de Cuvier dirigé transversalement en dedans, et aboutissant au sinus qui sert de vestibule à

VERTÉP.HKS OU OSTÉOZOAIUES.

[zoologie

l’oreillette. Les veines cardinales font suite à un vaisseau impair situé dans la région j)ostérieure du corps, on veinj caudale, mais sur leur parcours un système poi-te- rénal se trouve interposé, de façon que le sang veineux (|ui arrive par cette voie traverse les reins soit en totalité, soit seulement en partie (1), La veine porte liépati(|ue, constituée par les veines de l’estomac, de l’iideslin et da la rate, se ramifie dans le foie, d’où le sang revient au cœur par les veines hépatiques qui déhouchent dans le sinus précardiaque.

Le systt^aaiyinpiiatique est constitué par des^^urs.qui, s’étendent sons la colonne vertébrale, et sont en communication avec un ensemhTe de cavités ou de réseaux appartenant aux parois du corps et aux différents viscères.

La respiration s’effectue chez les Poissons au moyen de branchies dont la conformation générale a été précédemment indi- Tfîféê, mais qui présentent dans leur disposition des modificaiions

Fio. 579. — Appareil l)rancliuil du Broclict (d’après Émile lllancliard).

importantes. Chez Pi)issûjis,p§senx et , chez les Ganoïdes, ces (irganes sont - dans, la chmnbiœ respiratoire (lig. bfO); ils

sont formés par un grand nomhre de lamelles rangées en deux séries le long du bord externe de chacun des arcs hranchiaux. Ces lamelles hranchiales sont soutenues par une tige solide, et sont recouvertes par une muqueuse qui forme sur chacune d’elles des plis nomhreux disposés en travers. La surface de l’organe respiratoire est ainsi considérahlement accrue. Au-dessous de cette memhrane s’étend un réseau serré de capillaires sanguins fournis par un rameau de l’artère hranchiaie. L’hématose se lait sur toute

(1) Vüy. Jourdain, llecherches sur la veine porte rénale, tlièsa de la Faculté des sciences de Uaris, 180Ü.

POISSONS

DESCRIPTIVE 1

rélendue des lamelles, et le sang revient par un petit vaisseau qui, longeant le bord externe, aboutit dans l’artère épibrancliiale (fig. 580).

En général les quatre paires d’arcs brandi iaux portent des brancbies composées cbacune de deux rangées de lamelles, mais ces organes peuvent subir des réductions. Ainsi quelquefois il n’y a sur le dernier arc qu’une rangée de lamelles constituant la branchie (Labroides), ou même celle-ci manque entièrement (Baudroies, Diodons). Chez les Maltliées on ne trouve plus que deux branchies complètes et une branchie unisériale ; chez l’Ampliipnous, on n’en voit plus que deux, dont une rudimentaire. Par contre, chez certains Poissons, il existe une branchie accessoire placée à la face interne de l’opercule; elle est très développée chez l’Esturgeon, chez la Chimère.

Chez les Cvclostomes et les Sélaciens, les hranchlH^au Ifeu d%e libres dans la chambre respiratoire, sont adhérentes dans toute leur longueur auTparols tîê*cavités séparées, qui communiquent chacune avec 1 extérieur parmi orifice spécial, et avec l’arrière-houche par une fente pharyngienne. C’est à ces branchies que Cuvier a donné le nom de branchies fixes. Cette disposition, si difiérente en apparence de la précédente, n’en est pourtant qu’une modification. Qu’on suppose, en effet, qu’entre les deux rangées de lamelles branchiales qui régnent sur chaque arc viscéral il se déyeloppejine cloison unissante, et que cette cloison prenne une extension suffisante pour rejoindre la paroi operculaire et se souder avec elle, on aura la chambre branchiale subdivisée en cinq compartiments distincts ; sur les parois antérieure et postérieure de ces compartiments seront les branchies adhérentes dans toute leur étendue.

Qu’un orifice expirateur s’ouvre sur la paroi externe pour mettre en communication avec l’extérieur chaque cavité ainsi formée, et on aura le mode d’organisation que présente l’appareil respiratoire des Sélaciens. Cliez ces Poissons, il y a effectivement de chaiiue côté cinq branchies en forme de sacs, communiquant avec la bouche par les fentes hyoïdiennes, et avec l’extérieur par les ouvertures operculaires. Dans chacune de ces poches se trouvent deux rangées de lamelles branchiales, sauf dans la dernière qui n’en contient qu’une

Fig. .580. — Schéma de la circulation’ du sang dans les branchies. — a, veine branchi.ale ( artère épibranchiale); è, arceau branchial (coupe transversale) ; c , branches de l’artère branchiale ; d, branches de la veine branchiale.

YEUTÉBHÉS OU OSTÉOZOAIOES.

seule, et cet arrangement est obtenu avec les mêmes éléments qui conslituent les branchies des Poissons osseux, mais qui sont ici groupés d’une autre fa(;on. C’est ce que montre clairement laformule suivante donnée par Milne Edwards. La lettre B représente une branchie complète et la lettre b une demi-branchie, les accolades indiquant le mode de groupement de celles-ci, et les exposants le rang de chaque braucbio :

Poissonn osseux.

1>. ac.

ir

Sélaciens ,

ir-

Fig. 581. — Pai’lie anlérieure du corps du Pelromyzon Plancri (d’après E. Blanchard).

L’apjiareil respiratoire des GyclostjOüi^s est également composé de sacs brpLçhiaux, mais il présente diverses modifications. Chez les Lamproies, on voit extérieurement sept orifices très étroits placés ' à la suite les uns des autres (fig. 581),

et donnant dans un même nombre de sacs branchiaux qui contieimeut chacun deux séries de lamelles branchial^. ClieFrés larves de ces poissons (Ammocètes), les ouvertures de communication entre ces sacs et l’arrièrebouclie sont très larges; chez les Lamproies adultes, ces orifices internes débouchent dans un canal commun placé sou^J’œsophage ; ce canal s’ouvre au tond de la cavité l)uccalF°S" se terimne èn arrière par un cul-de-sac (fig. 58:2).

Les Myxines ont de chaque côté six ou sept poches branchiales en forme de disques aplatis (fig. 588). De chacune d’elles part un canal interne qui s’ouvre isoljément dans. l’oesophage, et un canal externe qui se réunit avec ses congénères en un tronc unique. Celui de gauche" débouche dans un canal percé au centre de l’œsophage, canal (mophago-ciilané, ([iii vient s’ouvrir à la face ventrale du corps.

cause de celle disposition, de Blainville a donné a ces Poissons le nom de Gastrobranches. Le tronc commun de droite débouche directement au dehors par un orifice situé à côté du précédent.

Chez les Cyclostomes, la charpente solide formée par les arcs branchiaux fait presque entièrement djîfîiut.

Certains Poissons présentent des dispositions spéciales de leur appareil respiratoire qui leur permettent de vivre plus ou moins longtemps hors de l’eau. Ainsi ceux ([ue Cuvier a appelés Pluti ijiifli(‘nslabjfrinlhifoP}}ics{\niih‘às, Gourami) sont })ourvus de j;^^^’voirs pTaccls au^c^sus^’d^s branchies, etjvery^^ a emmagasiner de Peau. Ces réservoirs sont conqiosés de cellules formées par de>

POISSONS

DESCRIPTIVE

lames foliacées qui dépeudeiit des os pharyngiens supérieurs (fig. 58i) el sont recouvertes d’une membrane riche en vaisseau.x sanguins.

Fig. 582. Fig 583.

Fie. 582. — Appareil rcsfiiratoire île la Lamproie (d’après R. Owen).

Fig. 583. — Appareil res])iraluire de la Myxinc. — m, sacs branchiaux ; k, leur canal elTérenl commun; h, son orifice; i, orifice communiquant avec l’œsophage l; f, trou de communication de l’œsophage avec les sacs (d’apres R. Owen').

Fig. 58i. — A|>pareil branchial du Gourami [Osphromeniis olfax).

Chez le Saccobranchiis singio, poisson du Gange, il règne de chatjuecôté du corps, au-dessus des apophyses transverses, un long sac qui contient de l’air et reçoit du sang par l’intermédiaire d’une artère branchiale ; ces organes servent certainement à la respiration. Chez V Amphipnom on trouve deux sacs analogues tlerrière la tête.

Souvent il existe chez les Poissons, à la partie supérieure de la cavité viscérale, une grande poche membraneuse et remplie d’air, qu’on appelle Mafn/oire. Celte poche constitue un appareil hydrostatiipie, grâce ampiel les poissons qui en sont pourvus peuvent faire varier le poids spécifi([ue de leur corps, et changer la position de leur centre de gravite (Monoyer), conditions qui favori-

SICAUD. 37

578 VEUTÉnnÉS ou OSTÉOZOAIRES. ]zoologie

sent leur locomotion dans l’eau. La vessie natatoire, de forme variable, est tantôt close {Plu/soclistes), tantôt pourvue d’un canal pneumati(pie {PJiysostomes) qui s’ouvre généralement dans Lœsopliage. On la considère comme l’iiomologue du poumon, et, en elfet, la transition s’établit entre ces deuv organes par une série de lôrmes intermédiaires. Ainsi, parfois la vessie présente à sa surface interne une structure celluleuse et est pourvue d’un réseau vasculaire bien développé {Ainia, Lepidosteus.) Chez le Polyplère cet organe est double ; on trouve en communication avec Lœsopliage deii^sac'â ifiénibraneux pleins d’air, dont les parois sont sillonnées de plis très fins et reçoivent du sang par des vaisseaux qui viennent des derniers arcs l)rancliiaux. Enfin chez le Lepidosiren (Dipneustes) une ouverture placée à la partie supérieure du pharynx donne accès dans deux grandes poches aériennesquiont tous les caractères de véritables poumons.

Chez les Poissons, les reins sont formés parles corps de Wollf ou reins [)rimitifs; ils sont au nombre de deux, mais souvent unis en une veille masse. Ces organes ont un volume considérable et occupent d’ordinaire toute la longueur de la cavité viscérale. Les canaux excréteurs, ou uretères, se j’éunissent en un tronc commun qui jirésente généralement une dilatation en forme de poche servant de réservoir (vessie urinaire), et Tiui débouche -au dehors par un orifice placé derrière l’anus. Cet orifice est tantôt confondu avec le pore génital, et tantôt il en est distinct. Quelquefois les organes génito-urinaires s’ouvrenl avec le rectum dans une cavité commune ou cloaque (Plagiostomes, Dipneustes).

Sauf quelques cas exceptionnels d’hermaphrodisme (Serrans), tous les Poissons ont les sexes séparés. Parfois les glandes génitales sont dépourvues de conduits '‘évacuateurs, et les produits sexuels tombent dans la cavité abdominale, d’où ils arrivent au dehors par un pore£énital (Cycloslomes, Anguilles). Cette disiiosilioii se rencontre aussi chez les femelles des Salmones, tandis que chez les males il existe des canaux vecteurs, ou canaux déférents. Le plus souvent des canaux spéciaux servent au transport soit des œufs, soit de la semence, mais ils ne sont pas toujours constitués de la même façon. Tantôt, en elTel, ils consistent eu un simple prolongement tid)uleux de la glande elle-même (Téléostéens) , tantôt ce sont des organes surajoutés dérivant des corps de Wollf (Plagiostomes). Les deux oviductes, ainsi (|ue les deux canaux déférents, s’unissent pi’esipie toujours en un canal commun (jui se jèlle dans le canal urinaire, ou qui débouche directement au dehors. Chez les Plagiostomes et les Dipneustes, ces conduits vont s’ouvrir dans le cloa(pie.

DESCRIPTIVE. I

POISSONS

Les Poissons sont pour la plupart ovipares, quehjues-uns sont vivipares, comme la Blennie vivipare, les Anableps, les Pœcilies parmi les Téléostéens, et divers Squales {Muslelus, Carcharias) parmi les Plagiostomes. Les œufs se développent alors dans l’ovaire, ou dans une portion élargie de Poviducte qui a reçu le nom d'utérus, mais en général, ils sont expulsés avant même que la lêcoiidation ait eu lieu. Celle-ci se fait extérieurement, sans aucun rapprocliement sexuel, le mâle arrosant les œufs de sa laitance après la ponte. 11 y a cependant certains Poissons qui s’accouplent, et chez les Plagiostomes des appendices cartilagineux, appartenant aux nageoiiœs abdominales, sont transformés eu organes copulateurs.

La reproduction n’a lieu qu’une fois par an, à des époques variables selon les espèces. Souvent il se produit alors des cbangcments remarquables dans l’aspect extérieur des mâles, dont les téguments se colorent de nuances vives et brillantes, qui constituent ce qu’on a appelé leur « parure de noce ». On observe aussi, au moment de la l’eproduction , des particularités intéressantes dans les habitudes et les mœurs des Poissons. Il en est qui exécutent

Fig. 5S5. — Œuf tio Saumon cl animal après éclosion. — 1. œuf de Saumon après la fécondation, de grandeur naturelle; le même, grossi; 3, œuf dont l’embryon est distinct au travers de la corpio; i. Saumon venant d’écloro, grossi (d’après Ém. Blanchard).

des voyages pour lesquels ils se réunissent en troupes nombreuses. Ceux qui habitent les grandes profondeurs les quittent pour se rapprocher des rivages à l’époque du frai. Certains d’entre eux venant de la mer remontent le cours des fleuves et des rivières pour y déposer leurs œufs (Saumons...), tandis que d’autres émigrent des eaux douces vers la mer (Anguilles). En général, ces animaux ne prennent aucun soin des jeunes, et, après la fécondation, les œufs sont abandonnés à eux-mêmes ; mais quelques-uns cependant font exception, et il y en a même qui construisent de vé-

VKRTÉUHÉS OÜ OSTÉOZOAIUES.

ritables nids et veillent sur leur progéniture avec une réelle sollicitude.

Les œufs des Poissons, étant pourla plupart de ceux qu’on nomme méroblastes, subissent une segmentation partielle. L’embryon est en connexion par sa face ventrale avec la vésicule vitelline, d’où il tire les matériaux nutritifs nécessaires à son développement, et, quand il éclôt, le jeune porte encore cette vésicule suspendue à la régionabdominale (fig.585). On sait que pendant la période embryonnaire ces animaux ne possèdent ni amnios^ ni vésicule allanfo'ù/c (1) ; ils présentent en naissant la forme qui appartient à l’adulte, c’est-à-dire qu’ils ne subissent pas de métamorphoses, sauf dans quelques cas exceptionnels (Lamproies).

Les Poissons, en grande majorité, sont carnassiers, et plusieu;'.j d’entre eux sont même puissamment armés pour la chasse. Quelques-uns sont pourvus d’organes électriques qui leur servent, par les commotions qu’ils produisent, soit à paralyser leur proie, soit à se défendre contre leurs ennemis : tels sont les Gymnotes, les Torpilles, etc... Ces organes, de forme et de position variables, sont constitués d’une manière générale par des prismes hexagonaux entourés de tissu conjonctif et placés à côté les uns des autres. Ces prismes sont divisés transversalement en segments superposés ]iar des diaphragmes qui alternent régulièrement *avec des couches de substance gélatineuse, et qui reçoivent par une de leurs faces un rameau nerveux dont les terminaisons forment ce qu’on nomme la plarjue électrique. On a comparé cette disposition à celle d’une pile voltaïque à colonne. Les filets nerveux terminaux qui constituent les lames "électriques émanent soit des nerfs trijumeaux et pneumogastriques (Torpille), soit des nerfs spinaux. Ces organes offrent avec les muscles une analogie complété; l’électricité produite sous l’influence de l’excitation nerveuse excito-motrice n’est pas autre chose qu’une transfonnation de la force qui se traduirait en mouvement si ces parties étaient formées de tissu musculaire normal.

Les Poissons ont fourni un grand nombre de fossiles aux diverses couches géologiijues, dejniis les terrain^.tlévoniens jusqu’aux formations récentes; c’est à eux qu’appartiennent les premiers rejn-ésentants du type vertébré.

(( La classe des Poissons, a écrit Cuvier, est de toutes celle ipii offre le ])liis de difficultés, (juand on veut la subdiviser en ordres d’après des caractères fixes et sensibles » (:2). Avant lui, un premier

( 1 ) Voy. cliap. IV, p. 7G.

(2) Cuvier, Hegne animal, ü.’' éd., t. Il, p. 128.

DESCRIPTIVE

POISSONS

et remarquable essai avait été tenté par Pierre Artedi, zoologiste suédois, contemporain de Linné qui, ajirès sa mort, publia ses travaux (1738). Les Poissons étaient déjà divisés par lui en Choiidroptérygiens, Malacoptérygiens et Acantlioptérygiens, dénominations qui lurent adoptées par Cuvier, et qui sont encore communément employées pour désigner, la première ceux de ces animaux qui ont un squelette cartilagineux, les deux autres ceux qui ayant un squelette osseux ont des nageoires pourvues ou dépourvues de piquants. Linné conserva d’abord la classification d’Artedi ; plus tard, il la modifia, mais avec peu de bonheur, en éloignant des Poissons pour les rapprocher des Batraciens, sous le nom de Amphibia nantes, des formes dont la véritable place élait avec les premiers (tous les Cartilagineux et quelques autres. Baudroies, Coffres, etc...); il fut mieux inspiré en rangeant parmi les Mammifères les Cétacés réunis jusque-là aux Poissons. Dans cette classe ainsi réduile, il établit quatre ordres d’après les caractères tirés de l’absence ou de la situation des nageoires ventrales (Apodes, Jugulaires, Thoraciques et Abdominaux). Après Linné vient Cuvier, dont la classification, suivie par la généralité des naturalistes pendant une période qui s’étend jusqu’à nos jours, est résumée dans le tableau suivant ;

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