P. MONORRHINI ENS ORDRE DES CYCLOST OJ! E S
Les Cvclostomes ont été ainsi nommés à cause de la forme cir-
ciliaire de leur bouche (de xéx/oç, cercle; mouv., houche) dépourvue
de mâchoires et disposée pour la succion (fig. 588).
Ils sont cylindriques, vermiformes et privés de memhres, c’est-à dire de nageoires pectorales et ventrales. Leur peau est lisse, sans éèailles.
Leur squelette est cartilagineux , peu développe ; l’axe vertébral est représenté par une corde dorsale persistante qui u’olfre ([ue des traces de segmentation ; le crâne est constitué par une capsule cartilagineuse incom[)lète.L encéphale, quoique petit et ti'ès simple, est divisé en cerveau postérieur, moyen et antérieur; il présente des lohes olfactifs volumineux. L’organe de l’odorat fournit un caractère distinctif important; il n’existe, en effet, chez les Cyclostomes qujiiie^^ seule fosse nasale placée sur la ligne mhWnnQ (Monorrldniens)',
Fig. 588. — Rouflic ilc la Lam|iroic marine [Pelromywn marinus).
DESCRIPTIVE. I POISSONS MONORRHINIENS. — OVCLOSTOMES. 585
cette fosse est tantôt terminée en cnl-tle-sac (Lamproie), tantôt en coinmniiication avec le pharynx (Myxine). Les yeux sont an nombre (le tleii\',Tnars"])arrois riidimenlaires et cachés sous la peau. Les ofipfnes auditifs ne se comjiosent ({ue du vestibule, et d’un ou deux canaux semi-circulaires.
L’appareil respiratoire est constitué par six ou sept sacs branchiaux dont la disposition a été indic[uée plus haut (p. 57G), disposition qui a valu à ces animaux le nom de Marsipobranches. Il n’y a pas de vessie natatoire. Le cœur est entouré par un péricarde qui communique avec la cavité péritonéale; il est suivi d’un bulbe aortique non musculeux, muni de deux valvules seulement. Les reins (reins primitifs) sont formés d’éléments constitutifs, ou corpuscules de Malpighi, isolés et débouchant séparément dans les uretôriîs; ceux-ci se réunissent en un tronc commun qui aboutit à un^jjare abdominal placé derrière l’anus. Les glandes génitales sont impaires et sans canaux"e.\'creteurs ; leurs produits, œufs ou spermatozoïdes, tombent dans l’abdomen et arrivent au dehors par le porc abdominal. On a constaté chez les Lamproies l’existence de métamorpKoses; ces animaux à l’état jeune diffèrent notablement de la forme qui leur appartient à l’âge adulte. Les larves ont été regardées longtemps comme constituant un genre spécial sous le nom à' Ammocètes.
Les Cyclostomes se partagent en deux familles, les MyxinkJés et les PétromyzoniiUs.
Les Myxinidés sont de petits animaux marins nui vivent en iiara-
. ‘ ^ J»«Uws!aasr>~-
sites-^ur d’autres Poissons, et qui parfois môme {lénètrenl dans leur cavité abdominale. Linné les rangeait parmi les Vers, dont ils olfrent l’apparence. On en connaît deux genres : les My;xines {Myxine) qui n’ont que deux ouvertures branchiales externes, une de chaque côté, et les Bdeliôstomcs {Bdellosloma), (jui en ont six ou sept.
Les Pétromyzonidés comprennent les Lamproies {Petromyzon). Les unes vivent dans la mer et remontent à l’époque du frai les fleuves et les rivières. Ce sont : la Grande Lamproie {Petromyzon marinns), et la Lamproie fluviatile (P. //icrm07ü). Celle-ci, de taille beaucoup plus petite que la première, n’habite pas exclusivement les eaux douces, comme sou nom semblerait l’indiquer et comme on l’a cru longtemps. Cela n’est vrai que pour une autre espèce, la petite Lamproie de rivière {P. Planeri), vulgairement nommé(' « Suce t», dont la larve est VAmmocetes branchialis ([ue Aug. Millier a suivi dans ses métamorphoses (1).
(1) Aug. Millier Verlciu figer Berichl über die Eniwicldung der Neunaugen, {Archiv. deMüUer, 1850, p. “223).
VEUTÉ15HÉS OU OSTEOZOAIUES.
[zoologie