III. — P. AMPHIRRHINIENS OUDUE I. — SÉLACIENS
Les Sélaciens, on Élasinohranches, fornient un groupe très naturel regarde par les uns coinine un ordre, par les antres comme une sons-classe. Ce sont des Poissons cartilagineux (crÉAcx^i^oç, poisson cartilagineux). Leur colonne veidéhrale est composée de^^Ttèbres biconcaves, on ampliicœliques, plus on moins développées, avec les restes de la corde dorsale an centre. Le crâne consiste en une boîte cartilagiimnse, qui tantôt s’articule an moyen de deux condyles et tanlôfne présente pas d’articulation avec l’axe vertébral. La bouche fournit un caractère important par sa position à la face inférieure de la tète. Elle est constituée par deux mâchoires, dont rinférieure est suspendue au crâne par l’os byomandibulaire, et dont la supérieure est également mobile, excepté chez les Chimères. Ces mâchoires portent des dents qui varient beaucoup par le nombre et par la forme, mais ne sont jamais implantées dans des alvéoles. Les Poissons de cet ordre sont caractérisés par la structure des pièces solides développées dans l’épaisseur du derme, et nommées j)la^ coiV/c.'» par Agassiz ; parfois ces pièces sont petUes, très rapprochées les unes des autres, el dniPuênt à lîT^eatrirné disposition rugueuse, parfois elles ont la forme de plaques portant des appendices épineux {boucles des Haies). Les nageoires sont très grandes; souvent les pectoraTe's sontTtèndues horizontalement sur les côtés du corps qui acquiert ainsi une largeur considérable et une forme toute particulière (fig. 501); les venti'ales sont situées près de l’anus, et ont chez le mâle plusieurs de leurs rayons transformés en appendiciis^xû^lateurs ; la nageoire caudal^çst hétérocerque.
l.es Sélaciens l’emportent sur les autres Poissons par le développement de leur cerveau; les hémisphères sont relativement volumineux; le cervelet recouvre en totalité ou en partie le (juatrième ventricule, et peut même avancer au-dessus du mésencépliale. Les nerfs optiijues, par l’entre-croisement d’une partie de leurs libres, forment un chiciSMii. Les yeux sont jiourvus chez les Squales d’une paupière analogue à la membrane clignotante.
[/appareil respiratoire est constitué par des sacs branchiaux, qui sont d’ordinaire au nombi'e de cinq et s’ouvrent par à'ulant de fentes situées sur les côtés de la région cervicale chez les Squales, rejetées à la face inférieure du corps chez les Haies; il n’y a qu’une seule fente branchiale externe recouverte par un riidinient d’opercule chez les Chimères. La vessie natatoire fait lonjours délaut. En général, la cavité de l’arrière-bouche communique avec Pexté-
l’intérieur de valvules uudtildes disposées sur plusieurs rangs (fig.
581) ). »i’ès les re-
cherches de llalfour et Seinper, oü’rent chez remhryon une remarquable analogie avec les organes seementaires des Vers. Les ure-
tères présentenl d’ordinaire une j 7 dilatation tonnant vessie, et s’unis- e
sent dans leur partie terminale en lin f-anal commun.
les Sélaciens le rapprochement
des sexes et une fécondation intérieure. Les glandes génitales I'7g. 589. — Buli)C aortique tl’un Squale
sont pourvues de conduits excrc- musculaire, teuj’s particuliers. L?s testicules
possèdent un épididyme d’oii naît le canal déférent qui va déboucher de chaque côté dans l’uretère correspondant. Les ovaires sont généralement au nombre de deux, mais quelquefois réduits à un seul; ils ne sont pas en continuité avec les oviductcs. Leux-ci, rapprochés à leur extrémité antérieure dans la cTUVln^tlliduiiiinale, ont une entrée. comnnuieji.nlïindibuliforme, qui a reçu le nom de pavilfon. Souvent ils se^tlTlatent dans leur partie postérieure de façon à constituer des chambres utérines, et s’unissent ensuite l’un cà l’autre avant de s’ouvrir dans le cloaque.
Parmi les Sélaciens les uns sont ovipares, les autres vivipares. Les œufs des premiers sont entourés d’uue enveloppe dure comme du parchemin et de forme très singulière, quadrilatérale, avec une corne ou un long appendice contourné sur lui-même à chacun de ses angles. Ceux des espèces vivipares n’ont qu’un mince chorion et séjournent dans la cavité utérine 011 s’accomplit le développement de l’embryon. Dans quelques cas, des connexions s’établissent entre cet embryon et l’organisme maternel au moyen d’une sorte de pla-
sole (Mustelus lœvis). Par une disposition comparable à celle que présentent les Datraciens, les jeunes embryons sont pourvus de filaments branchiaux externes (jui, à la vérité, n’ont qu’une exis-
588 VERTÉBRÉS OU OSTÉOZOAIRES. [zoologie
lence temporaire fort courte, et disparaissent longtemps avant la naissance.
Les Sélaciens sont des animaux essentiellement marins; quelques-uns cependant se rencontrent dans les grands fleuves de l’Amérique et de l’Iude. Certains d’entre eux sont électriques (Torpilles). Ces Poissons ont laissé des restes fossiles dans les dilférentes couches géologiques, et déjà leur existence se révèle à l’époque silurienne par des débris de dents et d’épines (tchtyodorulites).
On divise les Sélaciens eu deux groupes : les Ilolocéphales et les IHagiostomes.