CLASSE. — REPTILES
La classe des lleptiles appnriient à la division des Vertébrés allautoïdiens. Circonscrite comme elle l’est aujourd’hui, après séparation des Batraciens, elle correspond aux Reptiles vrais ou écailleux de l’ancienne classitication.
La forme extérieure du corps est variable, mais le plus souvent allong e, excepté chez les Tortues. Les membres sont au nombre de lieux paires, mais ils sont parfois nidimentaires ou réduits à une seule paire (quelques Scincoïdes), et souvent ils manquent entièrement (Orvet, Serpents). A cause de leur direction latérale, ces membres ne peuvent porter le tronc au-dessus du sol, mais ils lui
(I) Rnvay, Sur VHylodes morlinice'nsis et ses métamorphoses {Hevue des sciences naturelles, t. T, p. “281, 1873).
r,i;i>TiLKS.
DESCIUPTIVK.J
louriiissent des points d’appui pour se .pousser eu avant par une sorte de reptation. Dans les lorines apodes, ce sont les inonveinents seuls de la colonne vertébrale et des cotes qui interviennent pour produire la reptation, et c’est à ce mode général de locomotion que les Reptiles doivent leur nom.
La peau de ces animaux forme un revêtement solide composé <l’écai les ou de scutelles, qui sont parfois imbri(piées comme les tuiles d’un toit ; chez les Tortues, il se dévelopjie dans le derme de
grandes plaques osseuses qui s’unissent avec le squelette interne et conslitiient la cuirasse dont le corps est entouré. Les glandes cutanées, moins nombreuses que cdiez les Batraciens, soûr OTdniaîrcment grou[)ées dans.xeiTaiiies régions; ainsi, chez les Lézards, elles sont rangées en séries k la face inférieure des cuisses; chez les Crocodiles, elles forment des amas sous la gorge et au voisinage de l’anus. La peau est généralement riche en pigments qui pi‘odnisent souvent des colorations très vives, quelquefois changeantes, comme un peut le voir dans les Caméléons, que cette faculté de changer de couleur a rendus célèbres (1). 11 y a des Reptiles chez lesquels l’enveloppe épidermique se renouvelle périodiquement, et cette mue peut se répéter plusieurs fois par an (Serpents) ; l’animal se dépouille alors de son vieil épiderme comme d’un fourreau.
l'iG. 629. — ; Squeletlc de Serpent.
Le squelette (fig. G29) présente des variations assez grandes, mais il est toujours développé à un plus haut degré que chez les Batra-
(1) Voy. Rrüi ke, IJeher den Fnrbemuechsel der Chamœleonen {Silzungsberichte der Akad. der Wissenschaflen. Wien, 1851).
YEUTÉBRÉS OU OSTÉOZOAIRES.
IZOOLOGIK
ciens. La caude^tlorsalG n’est pas persistante, excepté chez les Geckos; la boîte crânienne est pins complètement ossifiée; la colonne vertébrale montre des régions pins distinctes, sauf dans le cas où l’absence des membres les fait disparaître. Les vertèbres sont généralement opistbocœliqnes; on ne leur trouve la forme biconcave que^cbez des espèces aujourd’hui éteintes (Hydrosauriens) et, par exception, chez les Geckos, parmi les animaux vivants. Leur nombre varie beaucoup et souvent il est très considérable; chez certains Serpents, en effet, il dépasse quatre cents.
La tête s’articule sur la colonne vertébrale au moven d’un seul c O n dy^jQxxipi ta 1 . Il existe des côte^sur toutes les vertèbres du tronc, hormis sur les deux premières. Dans les formes apodes elles se répètent uniformément le long du corps, et les dernières vertèbres seules en sont dépourvues ; elles sont mobiles et libres à leur extrémité ventrale, et le steriuim fait défaut d e même que les membres. Chez les Sauriens, au contraire, les côtes sont réunies dans la région thoracique par un sternum. Une disposition particulière est offerte par les Tortues dont le squelette dermique uni au squelette interne forme, comme on sait, une cuirasse qui comprend deux parties, l’nne dorsale, désignée sons le nom de carapace, et l’antre ventrale, sous le nom de plastron. Il entre un certain nombre de pièces osseuses dans la composition de chacune de ces })arties, et parmi celles qui forment la carapace se trouvent les côtes qui sont intimement unies à des })laques appartenant au squelette dermique. Il n’y a ni côtes sternales, ni sternum, et le plastron est tout entier composé d’os dermiques; dans la région cervicale les côtes font complètement défaut.
La mâchoire inférieure s’articule avec le crAne par l’intermédiaire d’un os carré, mais cet os et ceux qui forment l’appareil maxillaire supérieur ne sont pas toujours unis entre eux au même degré. Chez les Tortues et les Crocodiles, ils sont solidement fixés, et aucun d’eux n’est mobile; chez les Lézards ot surtout chez les Serpents, ils présentent une mobilité plus on moins grande. De plus, chez ces derniers, les deux iTrancbes de la mâchoire inférieure peuvent s’écarter considérablement.
Le squelette viscéral est réduit à l’hyoïde, lequel porte la langue. Chez un certain nombre de Reptiles, les ceintures thoracique et pelvienne manquent ainsi ({ue les membres, ou ne sont représentées que par des vestiges. Quand les membres sont développés, leur forme varie suivant les conditions d’existence de l’animal auquel ils appartiennent. Chez les Icbtyosanres de l’époque jurassique, ils constituaient des organes de natation, et de même chez les Tortues marines de Tépo(pie actuelle, ils sont transformés en nageoires.