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Atrétodères (Salamandres

Les Atrétodères, ou Salamandres, sont caractérisés par leurs vertèbres opisthocœliques et la présence au-devant des yeux de véritables paupières. Ces animaux ont la propriété de modifier la coloration de leur peau par le jeu des chromatophores qui y sont contenus, et. au moment de la reproduction, les mâles se distinguent souvent par des caractères sexuels secondaires; ainsi, l’on voit chez

VEUTÉBKÉS OU USTÉOZOAII; ES.

nos Tritons communs une crête dentelée se développer sur le dos et la (juene.

Les Atrétodères se distribuent en deux ramilles principales, les Tritonidés et les Salamandridés. La première comprend les Tritons, ou Salamandres a([uali(|ues {2'i‘ilon cristatus, 7V. piuictatus,

Fig. G2G. — Triton villalus.

Tr. vittalus (fig. G26), etc...); la seconde, les Salamandres terrestres (Salamandra maculosa, S. atra, etc...). Ici se place TAmblystome, qui habile l’Amérique du Nord (Amblystoma mexicamun) et représente la forme adulte de TAxolotl (fig. 6^3).

ORDRE III. — ANOURES

Les Anoures, c’est-à-dire les Batraciens privés de queue, ont le corps ramassé, les membres bien développés, au moyen desquels ils peuvent progresser par sauts (Salientia, de Merrem). Leur vie est plus spécialement terrestre. Le squelette se compose de vertèbres procœliques en très petit nombre, généralement dix. Il n’y a pas de côtes. Lal7cau iisLaine, riche en glamtb^AÎont la présence la rend souvent verrnqueuse. Les yeux sonfgros, saillants, munis de paupières. L’organe de l’audition comprend une oreille moyeniu> qui conimuni({ue avec la cavité buccale par une IronipelTEusIacbe. La langue fait quelquefois défaut, et ce caractère a 7dé liliT^’mit employé dans la classification; d’ordinaire elle constitue un organe de préliension. La respiration n’est branchiale ipie pendant la jiériode larvaire; elle est pulmonaire à l’àge adulte, mais elle s’effectue aussi iiar la peau ipii intervient pour une part importante dans cette fonction. A l’entrée des voies respiratoires une sorte de larynx sert d’organe vocal, particulièrement chez les mâles (jui produisent des sons éclatants, surtout pendant la saison de la reproduction, grâce à l’existence de poches vocales (jui jouent le rôle d’appareil réson naleur.

Chez les Anoures, il n’y a pas de véritable acconplement et la fécondation est extérieure. Le développement comporte la suite de métamorphoses que nous avons indiipiées et qui conduit la forme

DESCRIPTIVE. I

nATIlACIENS. — ANOUIIES.

larvaire, ou lêtard, à la Ibrine adulte. Ces animaux vivent pour la plupart dans le voisinage des eaux, cependant plusieurs d’entre eux, les Uainetles, par exemple, ont des habitudes tout à fait terrestres. Pendant la saison froide ils se retirent dans des trous, ou s’enfoncent dans la terre et s’y engourdissent.

Les Anoures ont été divisés par Wagler en Aglosses et Phanéroglosscs. x\ux Aglossej appartiennent les Pipidés (Pipa) et les Dacty- LÉTFiuiDÉs (Dactylethra), les premiers américains, et les seconds africains.

Les Phanéro»losses renferment plusieurs familles : Ranidés, Pélobatidés, Bufonidés et Hglidés.

Les Ranidés ont pour type la Grenouille (Rana) (fig. 027). L’espèce la plus connue de nos pays est la Grenouille verte (Rana escu-

Fig. Gfi7. — Hana palustris.

tenta) . Les autres genres de cette famille sont les Discoglosses (Discoglossus), les Pélodytes (Pelodytes), etc.

Les Pélobatides sont semblables aux Crapauds, mais ont des dents à la mâchoire supérieure, tandis que ceux-ci en sont dépourvus. Les principaux genres de Pélobatidés sont les Pelohatcs qui ont donné leur nom a la famille, les Alytes, dont le Crapaud accoucheur forme une espèce (Alytes obstetrkans) (bg. 028), elles ((Sonneurs » (Rombtnafor) ainsi nommés à cause du caractère de leur cri.

Les Bufonidés sont les Crapauds proprement dits dont plusieurs espèces sont répandues dans nos camjiagnes : le Crapaud commun (Rufo vnlgans), le Crapaud vert (Ihifo viridis), etc... Ces animaux sont l’objet d’une réprobation générale à cause de leur laideur repoussante, de leur aspect hideux, et cependant ils méritent d’être appréciés et recherchés pour les services qu’ils rendent à l’agriculture eu détruisant un grand nombre d’insectes, de Vers ou de larves nuisibles.

Les lÏYUDÉs, ou Rainettes {Hyla), ont pour caractère d’avoir les

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doigts munis à leur extrémité de pelotes discoïdes (jiii servent comme de ventouses; c’est pourquoi on leur a donné le nom de Discodactyles.

Fig. G28. — AUjtes obstetricaus.

Outre le G. Hyla, Rainette, qui se trouve en France et vit prin- <“ipalernent sur les arbres (H. arborea), cette famille renferme un grand nombre d’espèces exotiques, p'armi lesquelles nous citeions leNotodelphys qui vit au Mexique et cà Yénézuela, et dont la femelle porte ses œufs dans une poche dorsale (N. oinfera)\ VHylodes qui a été l’objet des curieuses observations de Bavay(l), et qui parcourt <lans l’iiilérieur de l’oeuf toutes les phases de son développement (II. mcirtinicensis).

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