V K HT K HUÉS OU OSTKOZOAIHKS
({uo Leydig a nommé onjane de Jacob^on et qu’il considère comme servant à l’odorat. 11 consiste en deux sphères creuses qiii communiquent avec la bouche et reçoivent des libres du jierf oll'aclif (Sauriens et Ophidiens). L’appareil de l’audition se montre développé à divers degrés. L’oreille externe fait toujours défaut; parfois même les parties qui constituent l’organe de l’ouïe sont entièrement cachées sons la })eau.Chez les Serpents, l’oreille moyenne man(|ne, mais elle existe dans les antres ordFesrdénéraîetnOTTtïïmiemhrane du tympan est visible au dehors et de forme convexe. A sa face intenie s’applique une columeUe en partie cartilagineuse, qui chez les Serpents, malgré l’absence de la caisse, est représentée par une petite pièce étendue entre la peau et la fenêtre ovale. L’oreille interne se compose de trois canaux semi-circulaires et d’un liiu^on qu’on voit apparaître pour la première fois. Un plan cartilagineux le divise en deux ram))es, l’une vestibulaire et l’autre tympanique. Toujours on trouve sur la paroi qui sépare l’oreille moyenne de l’oreille interne une fenêtre ovale et un*e fenêtre ronde. L’organe de la vue présente aussi quelques variations. Chez les Serpents et les Geckos, l’appareil palpébral manque et les yeux sont recouverts par la peau formant une capsule transparente. Chez les Chéloniens et les Crocodiliens, il y a à l’angle interne de l’œil une troisiè'me 'paupière, ou niemlji’ayie nictitante, et une glande pnrticulière, dite glande de lUiv^r. Le gloUe oculaire est de forme sphérique mais de grosseur variable. La sclérotique est cartilagineuse et souvent munie d’un anneau osseux qui entoure la cornée; celle-ci est plus ou moins convexe. La pupille est ordinairement cii-culaire, verticale chez les Crocodiles. Un repli choroïdien, analogue au ligament falciforme des Poissons, se mronTrë plus ou moins développé dans l’œil de beaucoup de Ilcptiles, et constitue chez les Sauriens un peigne coinpal'ahle à celui des Oiseaux.
L’appareil digestif des l»e))tiles présente des particularités dilférentes suivant h*s ordres. On a vu que les divei'ses pièces (jui forment la charpente buccale étaicmt tantôt très mobiles les unes |)ar rapport aux auties, tantôt, au conti-aii’c, solidement unies entre elles. Chez les Tortiu's, les mâchoires sont revêtues d’une sorte de bec corné, mais, en général, (dles sont armées de dents; celles-ci sont conifjues, souvent i*ecoui-hées en arrière et homomorphes. elles ne servent |)as à diviser, mais senhunent a saisir la proie qui est ensuite engloutie. l’arfois il y a aiissi des dents sur les os palatins ’et ptérygoïdiens. On observe qi'.ehjue vai'ic'te dans le mode d’implantation de ces organes; tantôt les dents sont soudees à la face interne du bord alvéolaire des mâchoires (I^leiU'odontes)’^ tantôt elles sont lixées au sommet de ce bord alvéolaire (Acro-
lU'PTlLKS.
DKSCIUPTIVE.J
dautes)-, quelquefois elles sont iniplanlées clans des alvéoles (Crocodiles).
Dans certains cas, il existe «les dents particulières qui sont en connexion avec des glandes à venin et constituent ainsi des armes dangereuses. Ce sont celles qu’on trouve chez les Serpents venimeux et (ju’on désigne sous le nom de crochets (tig. 030). Ces crochets sont sillonnés par une cannelure, ou parcourus par un canal servant à conduire le liquide toxique dans la plaie qu’ils ont faite. Les glandes à venin ne sont que des glandes salivaires modifiées, mais, en général, chez les Reptiles, les orgànÏÏTIJcitivaires ne sont guère représentés que par des glandules sous- muqueuses logées dans la langue ou au voisinage des nicâchoires; pourtant, chez les Tortue?, il existe une paire de glandes suhdinguales.
La langue varie beaucoup dans sa forme et dans ses usages, tantôt large, courte et épaisse, tantôt étroite et bifide. Chez les Ch( Ioniens elle est peu mobile, tandis que chez les Serpents et les Lézards elle est protractile, et (jue chez les Caméléons elle constitue un véritable organe de préhension. L’œsophage est j)lus ou moins long, et se continue souvent sans ligne de démarcation tranchée avec l’estomac, qui est droit chez les Ophidiens et les Sauriens, mais qui se recourbe transversalement et forme un cul-de-sac chez les Cliéloniens et les Crocodiles. L’intestin est séparé de l’estomac par un bourrelet ou une valvule pylorique; sa longueur varie suivant le régime de l’animal, m a i s ~ÎT "e s f gé n é r a l e nu* n l court et ne décrit qu’un petit nombre de circonvolutions; sa muqueuse est sillonnée de plis longitudinaux. Le gros intestin, très large, aboutit à un cloafpie. Il y a toujours un foie et un pancréas annexés au tube digestif; le comluit pancréatique est ordinairement simple et s’ouvre à côté du canal cholédoque.
Chez les Reptiles, la respiration est toujours pulmonaire. Les poumons communiquent avec l’extérieur au moyen d’une longue trachée, pourvue d’une charpente solide formée par des anneaux cartilagineux complets ou incomplets. Ils présentent entre eux de gi-.iiufes didérences sous le rapport de la forme, du volume, de la structure et même du nombre; souveid, en effet, l’un d’eux disparait par régression. Ainsi, chez beaucoup d’Ophidiens. il ne reste (ju’njy^seid de ces organes, et, s’il y a deux poches pulmonaires distinctes, l’une d’elles est rudimentaire. Chez le Roa, cependant, on trouve dei^x |mumons de volume à peu près égal ; chez le Lvthon tigré, le gauche esrseulement de moitié plus petit que le droit. Rnc disposition analogue à"T‘elléœi se rencontre chez les Orjcts, qui sont des Sauriens serpentiformes, mais, chez les autres animaux de cet ordre, les deux organes respiratoires sont également développés.
veutép.hés ou ostéozoaiues.
Les poumons coiisisleiit d’ordinaire eu de simples divisés par un grand nombre de cloisons en cellules qui se mulliplieut au voisinage de l’orifice bronchique. Celle jiartie même est la seule où
Fig. 631. — Cœur cl j^ros troncs v.isciil.tircs tlu Python. — 1, oreillette gauclic; 2, oreillette droite; 3,3,3, aoite gauche se continuant en arrière jusqu’à son point de réunion avec l’aorte droite 4, 4, i, et formant avec elle nn tronc coiniimn 5; 6, veine |>nlnionaire s’ouvrant dans l’oreillette gauche; 7, veine jognlaire gauche s’ouvrant dans l'oreille droite, cl logée dans une gouttière de l’orcilleito gauche; 8, veine jugulaire droite; 6, veine cave postérieure; 10, face supérieure du ventricule; 11, artère pulmonaire; l'â, artère carotide conmmnc droite; 13, idem, gmehe; 14, portion de l’oreillette droite (d’ajirès Jacquarl) {Annales des Sciences naturelles, 4® série, t. IV, 1855).
l’on trouve des cellules dans le poumon très allongé des Serpents. Chez les Tortues, les poumons, ^ojit .adhérents an.v parois thoraciques; à chacun d’eux, arrive nue bronche tiui y débouche par
DESCRIPTIVE
IIKPTILES.
iiiie série d’orilices dans des compartiiuenLs placés de clia(jue côté et formés par des cloisons transversales. Gliacnn de ces compartiments est liii-même divisé en ’rcrttnles. On a pensé longtemps que l’entrée de l’air, dans cet appareil respiratoire, se faisait par déglutition à cause de l’immobilité du thorax, mais il a été reconnu que la respiration s’elTectue par un mécanisme analogue à celui qu’on observe chez les autres Vertébrés (1).
Les organes de circulation montrent divers degrés de perfectionnement ([ni conduisent à la séparation complète des deux cœurs ; néanmoins, les deux sangs se mélangent toujours plus ou moins dans l’appareil circulatoire. Le cœur (tig. 032) se compose, comme celui des Batraciens, de deux oreilletes et d’un ventricule uni([ue, mais celui-ci est divisé en deux loges par une cloisonjiui est le plus souvent incomplète et ne devient complète (lue chez les Crocodiles. Ln général, la loge droite, où arrive le sang veineux, estliîîTrrttîOup plus grande ([ue l’autre et renferme les deux orifices aortiques, de sorte que le sang artériel, versé dans la loge gauche, doit traverser la première pour j)énétrer dans ces orifices et se mêler ainsi au sang veineux qui y est contenu, mais en vertu de dispositions organi(|ues spéciales, les courants artériel et veineux restent en majeure |)artie distincts.
Chez certains Sauriens, tels que les Iguaiœs. la division du cœur en deux chambres s’accuse davantage, et chacune de ces chambres est pourvue d’un orifice aortique, mais la cloison interventriculaire est toujours largement ouverte. Chez les Crocodiles, la séparation des ventricules est complète, et il part une crosse aortique de chacun d’eux ; les deux sangs ne peuvent donc plus se mêler dans le cœur, mais ce mélange se fait pins loin, car les crosses aortiques droite et gauche se réunissent en un canal commun, l’aorte dorsale, et de plus, à leur base, elles communi(]uent entre elles par un [)crtuis appelé foramen de Panizza.
Les grô?T:ruiics’TtïïfrTques, (|ui partent du cœur et proviennent des arcs aorti(|ues primitlïs7ôfiVent quel([ucs différences dans leur disposition. Originairement, les arcs^sonl au nombre de cinq paiiœs qni entourent l’œsophage et forment par leur réunion les racines de l’aorte, mais des modifications se produisent qui diminuent leur nombre (fig. G32), et en définitive, il n’y en a [dus qu’un seul, l^e ([uatrième, ou ([ueb[uefois deux, le troisième et le (juatrième (la'zlr^is^ qui se continuent avec l’aorte. Le cimjuième arc forme les artères pulmonaires; le troisième, les artères carotides; les deux
(I) Voy. P.uil IJerl, Leçons sur la physiologie comparée de la respiration, p. ”280 et siiiv. Pari-!, 1870.
VERTÉBRÉS OU OSTÉOZOAIRÉS.
[zoologie
premiers sont Iraiisiloires el disparaissent.il survient en outre des changeinenls qui allèrent la symétrie de ces parties. Ainsi, d’nne manière générale, le tronc aortique gauche ne fournit aucune branche et les deux carotides prennent naissance sur le tronc
Rk;. G32. — Scliéina de la Iransformaüon des arcs aortiques primitifs, cliez les Reptiles. — A. Serpent; B, Lézard. — a, tronc aortique ganclic; a’, le droit; c, carotide coininiino ; c', carotide externe; c", carotide interne; artère pttlinonaire ; p', ses ratnilicalions ; V, artère vertébrale; s, artère sons-clavièrc (d'a[)rès Rathke).
artériel droit. Chez les Crocodiles^ il se produit une sorte de torsion des gros troncs vasculaires, d’oii il rês'iilfü 'qtîe la crosse TioïdiiiîTe droite a son ofifice dans le ventricule gauche, et la crosse aortique gauche le sien dans le ventricule droit. Enfiii, on observe dans l’origine et la disposition des principales artères, carotides, sousclavières, etc., des variations secondaires sur lesquelles nous ne saurions nous arrêter.
Le syslèine veineu.x ressemble à celui des Batraciens; les veines caves antérieures et la velue enve postérieure aboutissent à un sinus qui débouche dans l’oreillelle. Outre le système porte hépali(|ue, il y a encore un système porte rénal. Le systènie JjunpJuLMq'tc est très développé; il forme autour des artères de larges cavités on de riches p[m^ qui les enveloppent. Le grand sinus abdominal loge l’aorte dans son intérieur el se termine en avant par ^\^^~'cWïï(Uix thoraciques (pii débouchent dans les veines jugulaires ou sousclavières. On trouve dans la région pelvienne nue paire de enenrs lympiiatiques. Chez les Crocodjjes, on voit apparaître les organes appelés ganglions Ujmphalïrjun.
Les reins permanents sont, chez les Reptiles, des organes de formation secondaire et ne correspondent pas aux reins primitifs. Leur forme est généralement en rapport avec celle du corps. Ceux des Serpents sont divisés en un grand nombre de lobes disposés en
UKI'TILES.
ltKSaUl*TlVE.|
série le long de la colonne vertébrale. Les uretères ont une longueur variable et débouchent directement dans Te cloaque. Quelquefois ils se dilatent dans leur partie terminale et forment ainsi un petit réservoir, urinaire (Serpents). Parfois il existe une vessie.spéciale qui s’ouvre dans la paroi antérieure du cloaque, mais ne reçoit pas les uretères (Tortues, Lézards).
Chez les Serpents, Pujine, est de consistance solide, sous forme de concrétions blanchâtres très riches en acide uri(|ue.
Dans cette classe, les organes génitaux sont plus perfectionnés ([lie dans la précédente, et se complètent par le dévelo))pement d’organes copulateurs qui servent à porter la li(|ueur séminale dans l’appareil génital de la femelle; aussi, chez ces animaux, la fécondation est-elle toujours intérieure. Les glandes sexuelles sont situées au voisinage des reins et maintenues par un repli du péritoine. Leurs conduits excréteurs sont formés chez le mâle par le canal de WoÜl^ui devient le canal Référent, et chez la femelle par le canal de Millier qui devient Poviducte. Ces conduits vont s’ouvrir dans lo cloaque, et la partie dans laquelle ils aboutissent, ainsi que les uretères, forme parfois une petite cavité secondaire, qu’on désigne sous le nom de sinus urogénital.
Les oviductes présentent un trajet flexueux et contiennent dans leur paroi des éléments glandulaires qui sécrètent les enveloppes de l’œuf. Quelquefois leur portion terminale dilatée se transforme en chambre incubatrice (utérus) où se développe l’endiryon dans les espèces vivipares. Les organes copubUmirs dont sont pourvus les Ueptiles sont constitués de la même façon dans les deux sexes, mais ils sont peu développés chez les femelles, où ils forment un clitoris. Chez les mâles, ils se présentent sous deux formes ditférenles. Tantôt ce sont des organes tubulaires terminés en cul-desac, au nombre dj^jdjeux, qui au repos s’étendent en ai‘xièrc du cloaque, et dans l’érection se déroulent au dehors sous forme de pénis; leur surface est quelquefois garnie d’épines, et l’on y remarque, à la partie antérieure, une gouttière qui sert à conduire le sperme. Celte disposition se rencontre chez les Serpents et les Lézards. Tantôt, idiez les Tortu^is ,et les Crocodiles, le pénis est siai^tle et plein, situé sur la paroi antérieure du cjoaque, et siiscepti1^e de se gontler par l’afllux du sang dans son intérieur; il est également creusé d’une gouttière longitudinale pour l’écoulement du sperme.
La plupart des Reptiles sont ovipares; quebjues-uns cependant, comme la Vipère, sont vivipares. En général, ils ne prennent aucun soin des œufs qui sont abaïulonnés après la ponte. Ces, œufs sont toujours pourvus d’une coque qui est souvent calcaire. Ils subissent
VERTÉBRÉS OU OSTÉOZOAIRES.
IZOOLOCIR
Rio
une scgiiieiitalion partielle etrembryon présente dans son développement des'^câfacfel’es propres aux Vertébrés supérieurs ou Allantoïdiens, c’est-à-dire (ju’il s’entoure d’une enveloppe amniotique et ({u’il possède une vésicule allantoïde dont le laMe, comme organe respiratoire, est si important pÏÏÎTdant la vie embryonnaire de ces animaux.
Les Reptiles ont en majorité des habitudes terrestres, cependant il y en a beaucoup qui fréquentent les eaux et s’y tiennent de préférence, par exemple les Crocodiles, les Tortues marines. Ils abondent dans les régions voisines de rÉ(iuateur, et en particulier dans les lieux cbauds et bumides; ils sont en petit nombre dans les pays tempérés. Presque tous sont carnivores; les espèces de grande taille se nourrissent de Vertébrés et sont redoutables même pour rilomme.
On trouve beaucoup de restes fossiles appartenant aux animaux de cette classe dans les couches géologiques du globe. Les Reptiles font leur apparition dès la période primaire (Ptéi'osaurcs), et sont représentés par des formes nombreuses aux ditTérentes époques de la période secondaire {Iguanodons^ Plésiosaures, Ichtyosaures, etc.). Les premiers Cliéloniens se montrent à l’époque jurassique, et les Ophidiens ne se rencontrent qu’au commencement de l'époque tertiaire.
On divise les Reptiles actuels en ([uatre ordres, de la façon suivante :
(ïorps entouré d’une carapace
Ras (le carapace
Cœur à quatre cavités; pénis simple..
' [)cs paupières ; bouclic
Cœur à trois cavités; \ non dilatable
pénis double j Ras de paupières; bouebe V dilatable
Cliéloniens.
Crocoiiiliens.
Sauriens.
Ophidiens.
Aux Crocodiliens et aux Sauriens se rattacbent des groupes fossiles importants (jui sont regardés par certains naturalistes comme formant des ordres particuliers.
ORDRE I
Les Ophidiens (de ovi^, Serpent) sont des Rei)tiles écailleux, à corps allongé, cylifidritjue et a[)odc; parfois cependant on leur trouve des rudiments de membres postérieurs (Pythons), et l’on sait, d’autre part, qiie IcmTauis aninnmt,**r|iii rangés auprès des Serpents à cause de l’absence de membres et de leur ressemblance extén'eure avec eux, ont dfi en èti’o éloignés depuis à cause des caractères de leur oi’ganisation ; ainsi les Cécilies ont
KEPTILES. — OPHIDIENS.
DESClUPTIVE.
été reportées parmi les batraciens, et i)liisieurs formes apodes, l’Orvet par exe.mple, ont pris place parmi les Sauriens.
Les écailles qui recouvrent le corps des Ophidiens présentent souvent des différences de forme suivant la région qu’elles occupent ; c’est ainsi (jiie dans certains cas on distingue des plaques céplialiq lies qui, d’après leur position, l’eçoivent des noms particuliers, et de même des plaques abdominales ou sous-caudales, tandis que le dos et les flancs sont revêtus par des écailles ordinaires.
Un caractère important de l’ordre est tiré de la mobilité djgg pièces qui composent la charpente buccale (fig. 033), d’ou il résulte
Fig. 633. — Crâne de Crotale, vii du coté gauche. — M/', nia.xillaire inferieur; Mx, maxillaire supérieur; l'mp, prémaxillairc ; Nff, nasal; La, lacrymal; Lf, fossette lacrymale; B, sus-orbitaire; PSp/i, présphéiioïde ; BS, basisphénoïde ; BO, basioccipital ; EO, exoccipital; Sq, squamosal ; FO, fenêtre ovale ; II, ouverture pour le passage du nerf optique; V, ouverture pour le passage du nerf de la cinquième paire; P/, palatin; Pf, ptérygo'idien ; Ht, portion du ptérygoïdien qui est antérieure à l’articulation de cet os avec le transverse et qui porte des dents; Qw, os carré.
poiic ces animaux la possibilité de dilater leur bouche d’une façon parfois extraordinaire. Les dents dont les mâchoires sont armées sont nombreuses, en forme de crochets, et offrent un intérêt particulier à cause de la variété de leurs dispositions, d’après lesquelles on a établi la classification des Ophidiens (D timéril et Bibroti). Dans un petit groupe de Serpents, on ne rencontre de dents que sur l’une ou l’autre des deux mâchoires, soit sur la mâchoire supérieure, soit sur la mâchoire inférieure (Opotérodontes). Chez tous les autres, les deux mâchoires sont armées de dents, et souvent même il s’en trouve sur les os palatins et ptérygoïdiens ; mais on sait que beaucoup de Serpents ont à la mâchoire supérieure des crochets très développés ([ui communiquent avec une glande à venin
VERTÉUUÉS OU OSTÉOZOAIRKS.
[zoologie
(llg. 033). Ces crochets ne sont pas toujours conformés de la même manière. Tantôt ils sont simplement creusés en avant d’nn sillon on d’une gouttière, et tantôt ils sont parcourus par un canal central.
Dans ce cas, les animaux qui les portent sont dits Solcnoghjphes , c’est-àdire munis de crochets
dont le sillon est Irans- f formé en tuyau (h g. 0"^^ '“^
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Quand les crochets son¥.,:\
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l-'iü. G34.
Coupe d’un crocliel d’Ophidieu solénog'lyplie.
seulement cannelés, ils peuvent être situés soit à la partie postérieure, soit à la partie antérieure de la bouche, et, suivant qu’ils occupent la première ou la seconde de ces positions, les Serpents sont appelés Opisthoghjplies ou Protéroglyphes.
Enfin, il y a des Ophidiens qui n’ont ni dents tubulaires, ni dents cannelées, et qui ont reçu le nom d'Aglgpliodontes.
Nous avons eu l’occasion d’indiquer les principales particularités de l’organisation des Serpents en faisant l’étude des Reptiles en général. Nous rappellero'ns seulement ([ue tous les organes de ces animaux participent de hà forme allongée du corps. L’absence de paiLfàèxüS» d’oreille moveiine et de vessie urinaire, s’ajmité aux’
caractères ({ue nous avons donnés ci-dessus, comme distinguant cet ordre de celui des Sauriens.
La locomotion chez les Serpents s’elTectue par reptation, et les membres faisant détant, c’est par les mouvements qu’exécute la colonne vertébrale, et par le jeu des côtes mobiles et libres à leur extrémité inférieure, que s’opère laprogression ; de plus, les écailles qui sont situées à la face ventrale du corps et qui sont en connexion avec les côtes y. concourent également. Chez eux, la reptation consiste en une série d’ondnjatjons latérales qui se succèdent avec rapidité, et en sens inverse les unes des autres, dans les dinerentes parties du corps, celui-ci restant toujours appliijué contre le sol dans toute sa longueur ; ou bien elle consiste en llexions, dans le seiuLViXÜcal, de la colonne vertébrale qui se détache du sol sur une certaine étendue et décrit ainsi des courbes plus ou moins marquées. C’est par un mécanisme semblable à celui-ci que ces animaux jieuvent aussi exécuter des bonds.