I. -- I M PLACENTAI RES on DRE 1. — MONOTUKMES
Cet ordre ne renfernie (jue deux genres, rÉchidné et l’Ornilliorliynque, qui ronnent le passage entre les Oiseaux et les Mammileres. Ils se rattachent, en elïet, aux premiers par diverses particularités de leur organisation. Comme eux, ils ont un orifice terminal commun pour les organes digestifs et génito-urinaires, c’est à-dire un cloaque, caractère qui leur a valu le nom de Monotrèmes (de fiôvo;, seul ; Tp^ùta, orifice). Leurs mâchoires sont revêtues d’un étui corné' en forme de bec; leur épaule est pourvue d’un os^raçoïdien, et leur cerveau ne présente qu’un corps calleux rudimentaire; aussi de Blainville, les séparant de tous les autres Mammifères, les considérait-il comme une sous-classe, celle des Ornilhodelphes. Cependant ces animaux se rapprochent des Didelphes sous plusieurs rapports, notamment par l’absence d’un placenta, par la présence des os marsupixinx, par la conformation du cerveau; c’est pourquoi l’on s’accorde généralement aujourd’hui à les placer auprès de ceux-ci, en leur donnant l’importance d’un ordre dans la subdivision des Mammifères implacentaires.
Les Monotrèmes se distinguent par quelques autres particularités remarquables. Chez eux les mamelles existent, mais les conduits galactophores ne s’ouvrent pas sur une partie saillante formant mamelon, ce qui avait d’abord fait méconnaître l’existence de ces organes. Les mâles ont les testicules contenus dans l’abdomen ; ils sont munis sur les pattes postérieures d’un éperon, ou ergot, creusé d’un canal communiquant avec une glande particulière, et qu’on a longtemps regarde comme un appareil venimeux, mais qui paraît être un organe excitateur. Les femelles ont un utérus double ; chez elles, comme chez les Oiseaux, l’ovaire droit est atrophié. Les petits naissent dans un état de développement peu avancé, et, chez les Echidncs, ils sont reçus dans une poche marsupiale dont la mère est pourvue. Cet ordre se compose de deux familles représentées chacune par un seul genre, les Oumtiioriiynciiidés et les Échid-
NlDÉS.
Les Ornithorhync^ues (fig. 705) ont le corps
allongé, déprimé et couvert de poils, une queue aplatie, des doigts palmés et terminés par de fortes grilles. Leur museau se prolonge en un large bec de^^nard, derrière lequel on trouve à chaque mâchoire deux paires d’odontoïdes. Ce sont des animaux aquatiques qui habitent les rivières et les lacs de l’Australie. On n’en connaît qu’ une espèce, l’Ornitliorhynque paradoxaT(0. paradoxus).
Les Echidnés (Echidna) diffèrent des Ornithorhynques par leur
7 U VERTÉBRÉS OU OSTÉOZOAIRES. Izoologie
aspect et par leurs habitudes. Ce sont des animaux terrestres et fouisseurs, à queue rudimeiitaire, qui ont le corps couvert de piquants
Fig. 705. — Ornilliorliynqne {Ornithorhynchus paradoxus).
comme les Hérissons. Ils ont un bec mince et allongé sans odontoïdes sur les mâchoires, une langue filiforme et protractile dont ils se servent comme les Fourmiliers pour s’emparer des Fourmis et des Insectes qui forment leur nourriture. L’Échidné épineux {E. hystrix) habite les contrées montagneuses de l’Australie.