‹ Elements de zoologieChapitre 31 sur 312 · OHGANKS DE LA VIE ANIMALE · texte numérisé non relu

OHGANKS DE LA VIE ANIMALE

coup plus répandu que le goül. Il consiste dans l’excitation que produisent sur les extrémités de nerfs spéciaux les particules odorantes. Les organes de l’odorat ne sont bien connus que chez les Vertébrés. Ils sont constitués par une double cavité creusée dans la région faciale (fosses nasales), et tapissée par une muqueuse (membrane pituitaire) dans laquelle se distribuent les nerfs olfactifs (fig. 44). Les fosses nasales s’ouvrent au dehors par les narines et communi({uent, d’autre part, chez les Vertébrés à respiration pulmonaire, avec la bouche ou le pharynx par des arrière-narines ; elles sont alors traversées d’ordinaire par l’air que l’inspiration amène dans les voies respiratoires.

Par analogie, on a considéré comme des organes olfactifs, chez les Vers et les Molliis(|ues, des fossettes à cils vihratiles auxquelles

c. i^emoffc/(£/v. SC

l'io. 4r. Organe amlitil de l’Uiiio. — a, nerf auditif; b, tunique conjonctive de l’otocyste ; c, cellules vibraüles ; d, l’otolitlie (d’après Leydig).

aboutit un nerf terminé par un rennement ganglionnaire. Chez les Arthropodes, on a attribué la môme sigiiilication à de fins appendices en connexion avec des extrémités nerveuses, découverts par Leydig sur les antennes de ces animaux, et désignés par lui sous le nom de baguettes olfactives; mais ce ne sont là que des conjectures.

Le sens de Vou'ie sert à la perception des vibrations sonores, et on appelle oreille V organe périphérique qui en reçoit l’impression. Cet organe, sous sa forme la plus simple (fig. d'h), est représenté par une vésicule pleine de liquide (otocgste, de Lacaze Dulliiers) et contenant un ou plusieurs corpuscules calcaires (otolithes), qui sont agités de mouvements particuliers; la paroi de la vésicule est

STRUCTURE ET FONCTIONS DES ORGANES

[zoologie

souvent revêtue de cils vibratiles et présente quelquefois une garniture de poils {Décapodes). Ces organes sont unis aux centres nerveux par un nerf particulier, le nerf auditif on acoustique. Ç\\oz certains animaux aquatiques (Décapodes), l’otocyste n’est pas close et communique avec l’extérieur. Dans les Arthropodes, les organes auditifs sont peu connus; on ne les a observes que chez un petit nombre d’entre eux. On a décrit comme tels, chez les Insectes, des cavités en forme de tambour, formées par une membrane tendue sur un anneau résistant, et dans l’intérieur desquelles aboutit un

Fig. 46. — Appareil auditif de l’Homme. — a, pavillon et conduit auditif cxlenie, oh oreille externe ; b, cavité tympanique (oreille moyenne) contenant les osselets ; c, marteau et scs muscles, savoir; d, muscle interne, loge' dans l’e'paisseur de la paroi supérieure de la trompe d’Eustaclie ; ce muscle se rctléchil à angle droit pour venir s’insérer à la partie supérieure du manche du marteau ; e, muscle antérieur du marteau, né de l’épine sphénoidale, il traverse la fissure glénoïdale pour se rendre à l’apophyse grêle du marteau ; f, muscle externe du marteau ; il se dirige de la partie supérieure du conduit auriculaire, où il naît, vers l’apophyse courte du marteau ; g, moitié inférieure de la membrane du tympan tenant au manche du marteau ; h, trompe d’Eustachc ; i, oreille interne ou labyrinthe ; j, canaux demi-circulaires; k, limaçon (llirschfeld et Leveillé, Névrologie, pl. 83).

nerf qui présente un renflement ganglionnaire et se terniine pnr de petits filaments en forme de bâtonnets. Chez les Acridiens, ce petit appareil est placé de cha([ue coté, à la partie postérieure du thorax; chez les Sauterelles et les Grillons, dans le tibia des pattes antérieures. Enfin, d’apres des observations récentes, il paraîtrait que les poils qui garnissent les antennes de beaucoup d’insectes servent à la perception des sons, mais le fait est loin d’être démontré.

Chez les Vertébrés, la vésicule simple qui constitue l’organe auditif de beaucoup d’animaux inférieurs se complique par la forniatiou d’un système de cavités nommé labyrinthe ou oreille interne, dans lequel vient se terminer le nerf acoustique et par

générale.] organes DE LA VIE ANIMALE.

radjonction de parties propres à recueillir et à renforcer les sons ;

oreille externe et oreille moyenne (fig. id).

La sensation visuelle est produite par l’action de la lumière sur un organe nerveux péripliéricpie noininé œil. Les yeux se piésentent à des degrés très divers de perfectionnement; ils peuvent être formés simplement par l’extrémité d un nerf, dit nerf optifjue, aboutissant à une tache pigmentaire ; c’est là l’état le plus rudimentaire de ces organes. Dans les formes un peu plus élevées, les terminaisons nerveuses montrent des parties différenciées qui reçoivent l’impression lumineuse, cônes ou bâtonnets , elles peuvent rester isolées (certains Vers) ou se grouper pour former des organes

Fir. IS.

Fig. 47. — Œ.il composé d’Arthropode (schém.'i). — c, cornée; /'ac, cônes ; kr, oâtonnels. — P., gaines piginenlaircs des bâtonnets; go, ganglion du nerf optique ; no, nerf optique (d’après Nulin).

Fig. 48. — Ensemble du globe de œil section verticale). — 1, Sclérotique ; 2, choroïde ; 3, rétine; 4, cristallin ; 5, membrane byaloïde ; 0, cornée; 7, iris; 8, corps vitré (Dalton).

plus complexes, comme les yeux composés des Arthropodes (fig. 47). C’est également par la réunion d’un nombre plus ou moins grand de terminaisons nerveuses que se constitue la membrane sensible de l’œil des animaux supérieurs ou la rétine, qui est, comme on voit, la partie essentielle de cet organe (fig. 48). Différents perfectionnements résultent de l’adjonction de parties secondaires. Ce sont d’abord des organes réfringents qui modifient la marche des rayons lumineux pour la formation des images : cornée, oistallin, etc., puis un diaphragme, Viris, dont l’ouverture centrale, nommée papille, süsce\^tih\e de se dilater et de se contracter, règle la quantité de lumière qui pénètre dans l’œil ; un appareil d’accommodation pour la vision des objets à différentes distances ; des muscles qui font mouvoir l’œil dans des directions variées; des pièces enfin qui

STKUCTUnE ET FONCTIONS DES ORGANES. izoOLOf.iE

ser\ent à le protéger. L organe de la vue devient ainsi, chez les animaux supérieurs, un appareil des plus compliqués.

Page 1