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SniUCrniE et fonctions des organes. [zoologie

plutôt que le bourgeon e.xterue, et à un degré de développement moins avancé. On rencontre cette forme de reproduction dans les Sporocystes des Trématodes (fig. 62), dans certains Infusoires. Ouel(|uefois, les germes sont prmluits par segmentation de la masse totale du corps (Grégariues), et leur formation constituerait un simple phénomène de scissiparité, si elle ne s’accompagnait d’une dilférenciation, en ce sens (pie le germe possède des qualités propres que n’aurait pas eues toute autre partie de l’organisme.

On appelle cellules germinatives les germes qui sont formés chacun par une seule cellule; on les observe surtout chez les végétau.x cryptogames, où on leur donne plus particulièrement le nom de .s’joom. Cette reproduction par cellules germinatives établit un passage entre les deux formes de génération asexuelle et sexuelle. Dans la première, le germe ou cellule germinative a par lui-même la faculté de se développer, pour donner naissance à un nouvel individu; dans la seconde, le germe, constitué également par une simple cellule, ne peut se développer que sous l’influence d’un autre élément, élément fécondant, qui lui donne la puissance évolutive. Ce germe est alors appelé ovule, mais il n’y a aucun caractère par lequel il se distingue nettement d’une cellule germinative, et la nécessité de la fécondation pour son développement ultérieur ne crée pas entre les deux une dilférence absolue, puisque l’ovule peut, dans certains cas, se développer, comme la cellule germinative, sans fécondation préalable. On désigne ce phénomène, dont on connaît de nombreux exemples principalement chez les Insectes (Pucerons, Psychés, etc.), sous le nom de parthénogénèse. Ce mode de génération se confond en réalité avec la reproduction par cellules germinatives et n’en a été séparé que parce qu’il se montre chez certains animaux associé à la génération sexuelle. On l’a alors considéré comme une réduction de celle-ci; mais ce n’est là qu’une diflérence d’appréciation (|ui ne repose sur aucun critère certain, et, dans tous les cas, le développement spontané d’une cellule, ovule ou cellule germinative, pour la formation d’un être nouveau, rattache l’une à l’autre ces deux formes de reproduction.

La parthénogénèse, ou reproduction virginale, a été observée pour la première fois par Bonnet sur les Pucerons. On savait déjà que parmi ces animaux il y en avait d’ovipares et de vivipares, mais on ignorait qm/ces derniers pussent se reproduire sans le concours du mâle. C’est ce que Bonnet reconnut en isolant un individu aussitôt après sa naissance, et il constata qu’un certain nombre de générations peuvent ainsi se succéder par reproduction agame (l).

(1) Bonnet, Traité d'Insectologie, 1745, 1. 1.

GENERALE

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