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GÉNÉRALE.] MODES DIVERS DE DÉVEL01*1M:MENT

la période embryonnaire à la nutrition et tà la respiration de l’animal. Chez les Allantoïdiens, à cette circnlation ombilicale ou vitelline succède celle f|ui s’exécute au moyen de 1 allantoïde, ciiculation allantoïdienne ou placentaire. Chez les Oiseaux et les Keptiles, quand l’allantoïde est lormée et devient le siège de l’iiématose, la vésicule ombilicale, ([ui avait servi jusque-là comme organe de nutrition et de respiration, ne reste plus chargée que des fonctions nutritives. Chez les Mammiteres, le rôle de cette vésicule est très réduit et sa durée beaucoup plus courte; le placenta une lois constitue sert à puiser dans l’organisme maternel les sucs nutritifs tout élaborés, en même temps cpi’à opérer les échanges respiratoires; c est tout à la fois un organe de respiration et de nutrition.

JII, — MODES DIVERS DE DÉVELOPPEMENT : DÉVELOPPE- MENT DIRECT, — MÉTAMORPHOSE, — GÉNÉRATION ALTER- NANTE.

Le développement de tout être vivant comporte, d’après ce que nous avons vu, une série de transformations qui, ayant la cellule pour point de départ, conduisent le germe, par une succession d’états intermédiaires, jusqu’à la forme définitive qu’il doit atteindre. Cet ensemble de phénomènes constitue ce que d’une manière générale on doit entendre par métamorphose dans le langage zoologique, et, à ce point de vue, on peut par conséquent poser en principe que tout être vivant subit des métamorphoses. Cependant on donne d’ordinaire à cette expression un sens plus restreint, et on l’emploie seulement pour désigner les changements de forme très remarquables (pie subissent certains animaux ovipares après l’éclosion, les Insectes par exemple. La naissance ne correspond pas, en effet, pour tous les animaux à une même phase de la vie embryonnaire, et le jeune peut déjà présenter en naissant les traits de ses parents, ou n’avoir avec eux aucun rapport de ressemblance. Quand l’embryon naît ainsi à un degré de développement peu avancé et dans un état d’imperfection relative, on lui donne le nom de larve et, dans ce cas, il ne reproduit le type originel qu’après de nouvelles modificationsplus ou moins profondes, accomplies pendant sa vie extérieure ; ce sont ces modifications qu’on désigne particulièrement sous le nom de métamorphoses (fig. 73). Lorsque le développement, au contraire, est poussé assez loin, au sein de l’œuf ou de l’organisme maternel, pour (]ue le jeune en naissant possède les caractères morphologiques de l’individu sexué dont il provient, on qualifie ce développement de direct. Dans ce cas, le nouveau-né n’a plus, pour compléter son évolution et devenir adulte, qu’à s’accroître et à

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acquérir, par rachèvement de ses organes génitaux, la faculté de se reproduire à son tour.

Il y a un rapport intime entre ces deux formes de développement et la quantité de matières nutritives que renferme le vitellus. Chez les animaux à développement direct, il faut que ces matières soient assez abondantes pour suffire aux besoins de l’embryon jusqu’à ce qu’il ait complété son organisation, comme on le voit chez les Oiseaux par exemple; ou, si elles ne suffisent pas, il faut que l’embryon tire du sein de sa mère les matériaux de sa nutrition, comme cela arrive chez les Mammifères. Il en est auti’ement pour les animaux à métamorphoses. Chez eux, le vitellus nutritif est insuffisant pour que l’embryon puisse achever son développement; cet embryon

Fig. 73. — Métamorphose d’im Insecte (Abeille). — a, larve de grandeur naturelle; b, grossie ; c, nymphe de grandeur naturelle vue en dessus ; d, nymphe grossie vue en dessous;?, adulte.

doit se procurer alors lui-même, à l’état de liberté, les aliments qu’il ne peut tirer ni de l’œuf ni de l’organisme maternel, et il parcourt ainsi les phases qui le séparent de sa forme définitive. La larve n’est donc qu’un embryon à vie indépendante, comme l’a fort bien dit de Quatrefages (1). On voit, en résumé, qu’il n’y a aucune différence essentielle entre les transformations que subit l’animal dans l’œuf ou dans le corps de sa mère et les métamorphoses proprement dites, qui ne sont autre chose que des transformations de môme ordre, mais accomplies après l’éclosion.

Dans le développement direct cl dans la métamorphose, le même être partant de l’œuf arrive, par des changements successifs, à reproduire la forme même de l’animal qui lui a donné naissance. Il n’en est pas toujours ainsi. Dans certains cas , l’animal né de l’œuf fécondé meurt sans avoir présenté aucun trait de ressemblance avec le parent dont il provient, mais il produit lui-même par génération agame des êtres chez qui reparaît ensuite la forme du parent sexué. C’est ce mode de développement, caractérisé par cette alternance de générations sexuelles et asexuelles, qu’on a désigné sous le nom de

(1) De Quatrefages, Métamorphoses de l'homme et des animaux, p. 133.

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