GÉNÉRALE.] MODES DIVERS DE DÉVELOPPEMENT
nom de génération alternante en effet, est représenté par la forme ase.xuée et le Typozoaire par la forme sexuée. Ainsi, chez les Bipliores, le Protoblaste contenu dans l’œuf donne naissance à lin Métazoaire ou Bipliore solitaire et agame qui, par gemmation, produit des Typozoaires ou Bipliores agrégés et pourvus d’organes sexuels. Chez les Méduses dont il a été question jilus haut, l’œuf produit la larve ciliée; c’est le Métazoaire. Celui-ci se fixe et' se multiplie par bourgeoiinement ; puis de ces Métazoaires naissent par segmentation de nouvelles Méduses sexuées, c’est-à-dire des Typozoaires.
Il y a des relations étroites entre la reproduction virginale ou partliénogénèse, dont il a été déjà question, et la génération alternante. Dans la partliénogénèse, en effet, le corps reproducteur considéré comme un ovule se développe sans l’intervention de l’élément mâle ; mais nous avons vu (p. 75) qu’aucun caractère ne distinguait d’une manière positive cet œuf agamogénique (psendovum) d’une cellule germinative ou d’un hourgeon. Il résulte de là que les phénomènes de cet ordre, chez les Pucerons par exemple, peuvent être rapportés également à la partliénogénèse ou à la génération alternante. Dans la première interprétation oiKmnsidérera ceux de ces animaux qui sont vivipares comme des femelles parthénogénétiques, et dans la seconde, comme des individus agames, se reproduisant par germes et donnant naissance, au bout d’un temps déterminé, à des animaux sexués. Ainsi que l’a dit de Quatrefages : « la partliénogénèse n’est qu’un cas particulier de la généagénèse (1). »
Ces divers modes de reproduction, si différents en apparence et si anormaux, rentrent dans la loi commune qui règle l’évolution des êtres vivants. Il ressort de tous les faits observés que la reproduction asexuelle est insuffisante pour assurer la perpétuité de l’espèce; il faut que la sexualité intervienne de temps à autre, pour donner une nouvelle impulsion à la faculté génératrice, qui sans cela ne larderait pas à s’épuiser, et ainsi se constitue un véritable cycle formé par l’intercalation de générations agames entre deux générations sexuées. Cette succession de phénomènes peut être regardée comme générale dans l’évolution des animaux.
(( On pourrait ainsi, dit Claude Bernard, en se plaçant à un point de vue philosophique, regarder l’évolution d’un être animal ou végétal comme une sorte de partliénogénèse histologique ou encore de génération alternante d’éléments anatomiques. Dans cette taçon de voir, un phénomène sexuel élémentaire (union d’un élément cellulaire mâle à un élément cellulaire femelle) donnerait une
(1) De Quatrefages, j]/éfflmorj3/ioses de l'homme et des animaux. 1862, p. 294.
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