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MODES DIVERS DE DÉVELODDKMENT

meiils, lcs(juels SC développent ensuite, deviennent libres (lii’’. 5)

et constituent autant de Méduses sexuées (tig-. 0). Ici la larve ciliée et l’état polypifornie, qui avait reçu le nom de scypliistoine, représentent le proto- et le deuto- scolex ; le Strobile apparaît ensuite qui se désagrège en donnant naissance à des l‘rogloltis, c’est-à-dire à de nouvelles Méduses sexuées.

Les ))hénomèiies sont plus ou moins coinpli(jués, suivant (|ue le développement ))résente un nombre plus ou moins grand de phases

Fig. 7i. -- Dcveloppoment de l’Aurclie rose {Médusa aurito), d’après Sars. — 1, forme polypoïde avec des bourijoons eu voie de formalioii {Scyphistome) ; 2, la même coinnicnçaiU ù SC diviser en segments transversaux {strobile) ; 3, lu même dont la division est pins avancée; -i, la même dont il ne reste plus que quatre segments prêts à se détacher ; 5, l’un de ces segments {proylotlis) détaché et libre {ephyra) ; (5, forme médusoïde (.l/edifsn anrita) complètement développée.

distinctes marquées par des changements de forme de ranimai , mais la nature en est toujours la même. Il y a des cas très simples; dans les Biphores par exemple, dont nous avons déjà parlé, ceux de ces animaux qui sont solitaires et agames constituent les scolex, ceux qui sont agrégés et pourvus d’organes sexuels montrent confondus l’élat strobilaire et l’état proglottique, car on peut les considérer comme des Strobiles qui ne se désagrègent pas ou comme des Proglottis qui restent unis.

DÉVELOPPEME^T DES ANIMAUX.

Les faits de génération alternante paraissent constituer de véritables anomalies et n’avoir aucun rapport avec les diverses phases de développement des animaux supérieurs, mais Milne Edwards a mis en lumière les analogies qui les rattachent aux lois générales de la reproduction. Nous allons essayer de donner un aperçu des idées professées sur ce sujet par cet éminent naturaliste (1). Il nomme Protoblaste l’être jirimordial représenté par l’ovule au début de son existence ; ce Protohlaste donne naissance cà des éléments qui s’organisent de manière à former un nouvel individu qu’il Métazoaire ; celui-ci succède donc au Protolilaste, qui

se détruit et disparaît après l’avoir créé. Dans la plupart des cas, il faut, pour que le Métazoaire vive et se développe, que la fécondation intervienne. Il donne alors naissance, par une sorte de germination, à un corps nouveau qui n’est autre chose que l’embryon; Milne Edwards désigne celui-ci sous le nom de Tjjpozoaire (( parce qu’il est destiné à réaliser la forme définitive de sa race, celle sons laquelle une nouvelle génération de Prolohlastes pourra être produite. »

Ces trois individus, le Protohlaste, le Métazoaire et le Typozoaire, représentent naturellement une seule et même espèce zoologique, mais l’existence de chacun d’eux peut correspondre à une période plus ou moins importante dans l’évolution de l’animal, et se montrer avec un caractère plus ou moins marqué d’indépendance. Chez les animaux supérieurs, le Métazoaire né de l’ovule est représenté parle blastoderme qui devient le siège d’un travail organisateur, d’où résulte la formation de l’embryon ou du Typozoaire. Ici le Métazoaire, d’une structure très simple, reste contenu dans l’œuf et ne se distingue guère de l’embryon dont il paraît être simplement le premier vestige. Dans ce cas, le Protohlaste ne produit qu’un Métazoaire qui ne donne lui-même naissance qu’à un Typozoaire; mais dans d’autres cas le Protohlaste et le Métazoaire peuvent engendrer des individus liomœomorphes, c’est-à-dire qui leur soient semblables, et ceux-ci donneront chacun à leur tour, les premiers des Métazoaires et les seconds des Typozoaires. Bien plus, le Métazoaire peut se développer de façon à acquérir une individualité bien accusée et à vivre librement dans le monde extérieur. Comme les animaux ordinaires, il peut alors produire agamogénétiquement de nouveaux Métazoaires, d’où sortiront ensuite des Typozoaires. C’est quand ces dernières conditions sont plus ou moins complètement réalisées qu’on voit se manifester les phénomènes auxquels on a donné le

(1) V. Milne Edwards, Leçons sur la phijs. et l'anat., etc., l.yiU, p. 388 et suivantes.

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