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CŒLENTÉRÉS

descriptive.] cœlentérés.

A une certaine phase de développement, le corps des Cœlentérés est simplement constitué par deux couches de cellules qui forment sa paroi et limitent une cavité intérieure (gaslrula). Cette cavité est tapissée parla couche placée en dedans ou endoderme, laquelle se continue autour de l’orilice buccal avec la couche externe ou ectoderme. De celle-ci dérivent, par différenciation, des parties foit diverses, telles que tissu musculaire, tissu gélatineux formant le disque des Méduses, pièces solides constituant des appareils de soutien, etc., mais l’enveloppe tégumentaire reste constituée par un simple revêtement de cellules épithéliales, pourvues parfois de cils vibratiles. Certaines de ces cellules se développent en organes paiticuliers dont l’existence est générale chez les Cœlentérés ; ce sont les organes urticants, ou néincitocystes (fig. 118). Ils consistent en petites capsules contenant un liquide clair et un filament plus ou moins long, roulé en spirale. Ce filament est creux, en forme de tube grêle et, au moindre contact, se projette au dehors en se retournant comme un doigt de gant. La sensation de brûlure provoquée sur la peau par ces petits organes paraît due à l’action caustique du liquide que renferme la capsule. Les nématocystes se trouvent en grande quantité sur certaines parties du corps, comme les tentacules, les füs pêcheurs des Méduses.

On trouve chez les Cœlentérés des organes de soutien variés de forme et différents d’origine. Tantôt ce sont des produits de sécrétion des cellules tégumentaires, comme les étuis chitineux ou cornés des Polypes hydraires, tantôt ce sont des produits de différenciation des tissus eux-mêmes, formés de substance gélatineuse, cartilagineuse ou cornée, comme le disque des Méduses, l’axe corné des Gorgones, tantôt enfin ce sont des dépôts calcaires donnant lieu aux formations squelettiques pierreuses (polypiers) si communes chez les Coralliaires.

Les Cœlentérés renferment un grand nombre de formes fixées, mais qui toujours sont mobiles pendant certaines phases de leur existence. Dans le jeune âge, la locomotion s’effectue au moyen de cils vibratiles qui couvrent la surface du corps chez toutes les larves. Ces cils, alors même qu’ils se conservent par places sur l’animal développé, perdent leur signification d’organes locomoteurs; cepen-

Fig. 118. — Nématocijsles (d’après J. Haime).

IGO

zoopii YTES OU RADIAI UES. — CŒLENTÉRÉS.

daiît, chez les Clénopliores, ils se transforment en lamelles natatoires disposées en séries longitudinales sur les côtés que présente le corps de ces animaux. Souvent il existe des parties musculaires qui servent à la locomotion ; ainsi l’ombrelle des Méduses est munie à sa face i nférieure d’une couche de fibres contractiles (sous-ombrelle) qui, par des mouvements alternatifs de diastole et de systole provoquant l’entrée d’une certaine quantité d’eau dans l’intérieur du corps et la chassant ensuite brusquement, amène ainsi la progression de l’animal. Chez les Actinies, les contractions du disque musculeux par lequel ces Zoophytes adhèrent aux rochers produisent un mouvement de reptation qui leur permet de se déplacer.

Les Méduses et les Cténophores sont les seuls Cœlentérés où l’on ait trouvé jusqu’ici un système nerveux. Chez les Méduses, il est

constitué par un cordon qui suit le bord de l’ombrelle et présente de distance en distance des renflements ganglionnaires en connexion avec les corpuscules marginaux, qu’on s’accorde à regarder comme des organes des sens. Chez lesCténopliores, Milne Edwards a signalé au pôle dorsal un ganglion simple, et, en outre, le long de chacune des côtes ciliées, un fllament formant chaîlie avec une série de petits corps gangliformes.

Les corpuscules marginaux {üg. 119, b), dont la signification spéciale comme organes des sens est encore incertaine, se présentent sous deux formes : tantôt ce sont des vésicules renfermant des con-

Fig. 119. — Coupe verticale à travers le disque d'une Méduse {Cunina rhododactylà) suivant un plan radial à droite, interradial à gauche. — l, disque gélatineux muni à sa face inférieure d’une couche musculaire (sous-ombrelle); h, son repli marginal; v, vélum; <c, cavité gastrovasculaire; r, canal rayonnant ; <7, produits sexuels; c, canal annulaire; b, corpuscules niarginanx; tt, un des tentacules; tw, sa racine (Gegenbaur).

crétions solides et considérées comme vésicules auditives, tantôt ce

sont de simples amas de pigment auxquels s’ajoute parfois un corps réfringent, et regardés comme des organes visuels, d’où les noms de taches oculaires, points oculiformes par lesquels on les désigne. La sensibilité tactile semble s’exercer par toute la surface du corps, mais plus particulièrement parles tentacules circumbuccaux, et par les appendices qui, chez les Méduses, garnissent les bords du disque {cils marginaux).

Les Cœlentérés présentent les deux modes de reproduction sexuelle et asexuelle. La reproduction asexuelle, par scission ou

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