‹ Elements de zoologieChapitre 81 sur 312 · Madrôporaires · texte numérisé non relu

Madrôporaires

Ce sous-ordre, beaucoup plus vaste queles'précédents, renferme les Zoanlhaires ayant [un polypier calcaire à structure rayonnée.

Fig. Ul.

Fig. 139.

CORALLIAIKES. — LUCERNAIRES.

DESCRIPTIVE

deux sections : les Mailréporaires perfores et les Madréporaires apores.

1“ Madréporaires perforés. — Ils sont ainsi nommés parce que, chez eux, la muraille et le scléreiicliyme sont traversés par des pores nombreux. Ils comprennent deux familles : les Poritidés et les Madréporidés (lig. 139).

2" Madréporaires apores. — Ils se distinguent des précédents par une muraille et un sclérenchyme compacts. D’après les particularités de forme et de structure que présentent les polypiers, on les divise en plusieurs familles : Fongidés, Astréidés, Oculinidés, Turbjnoudés (fig. 140 et 141).

Les xMadréporaires renferment de nombreuses formes fossiles et apparaissent dans les terrains les plus anciens. Les espèces qui n’ont pas de représentants dans la faune actuelle constituent deux groupes particuliers : celui des M. tubuleux, dont le polypier est formé par une muraille, sans cloison ni columelle à l’intérieur, et celui àos M. rugueux, dont l’appareil cloisonnaire, bien développé, appartient au type tétraméral.

Nous devons mentionner ici un petit groupe, celui des Podactiniaires ou Lucernaires, dont la position est intermédiaire entre les Coralliaires et les Polypoméduses. Leur corps est mou, en forme de cloche renversée, et se prolonge par son sommet en un pédoncule au moyen duquel l’animal est fixé. Au centre de la face concave se trouve la bouche ; les bords sont prolongés par des bras au nombre de huit, qui portent chacun un groupe de tentacules (fig. \A^).

La cavité gastro-vasculaire est divisée par des cloisons périgastriques en quatre loges, qui correspondent chacune cà deux bras et qui se continuent dans leur intérieur. Ces loges sont garnies sur leur bord libre de filaments mésentériques; elles renferment les organes génitaux qui s’étendent par paires, en rayonnant autour de la bouche, jusque dans les bras. Le dévelojipement n’est qu’imparfaitement connu; cependant il paraît être direct.

campa-

Fig. l» . — Lucernaria nula, vue de face, les tentacules écartes.

Ces animaux peuvent se déplacer à l’aide des contractions de leur cloche, mais d’ordinaire ils sont fixés par leur pédoncule aux corps sous-marins.

Page 1