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CLASSE. — ASTÉROÏDES OU STELLÉRIDES

Les Stellérides doivent ce nom à la forme souvent étoilée de leur corps discoïde, aplati, présentant en général cinq rayons ou bras plus ou moins allongés. Ces bras sont creusés inférieurement d’une gouttière qui loge les tubes anihulacraires, et qui est déterminée par l’angle rentrant que forme, à l’intérieur des bras; une double série de pièces calcaires articulées et disposées par paires (plaques ambiilacraires) (fig. 19Ü). Dans ce sillon fermé en dessous par une peau molle, ou recouvert parfois de plaques solides, sont contenus le vaisseau et le nerf ambulacraires. La bouche est située au centre de la face ventrale, et l’anus s’ouvre au pôle apical, mais ce dernier orifice manque souvent. A la face dorsale, on voit, chez les Astéries, la plaque madréporique occupant une position un peu excentrique; quelquefois il y en a [ilusieurs; chez les Ophiures, elle est placée sur la face ventrale.

Les Astéroïdes comprennent deux ordres : les Astérides et les Ophiitrides.

ORDRE I. — ASTÉRIDES

La forme des Astérides est pentagonale ou étoilée par le prolongement des rayons ftui constituent les bras ; ceux-ci présentent à la face inférieure un sillon pius ou moins profond portant deux ou quatre rangées de pieds ambulacraires; ils renlerment dans

astéroïdes.

DESCRIPTIVE

leur intérieur des appendices du tube digestif et sou veut une portion des organes reproducteurs. L’anus lait rarement défaut. A la face dorsale, ou trouve des pédicellaires et des branchies der-

FiG. 190.

l'Tc. 190. — Squeletlc des Stelléridcs. — A, Echinaster seposilus,\’u en dessous : d, dent. — B, section d’un bras du même: a, pièce ambulacraire ; ad, pièce adambulacrairc (d’après Viguier).

Fig. IQl. — Astérie à aigrettes.

miques. La plupart des Astéries passent par l’état larvaire sous forme de Bipinnaria ou de Brachiolaria.

On range les Astérides en un certain nombre de familles dont les principales sont (1) :

Les Astèriadés, ainsi nommés du %qx\vq, Asterias L. auquel appartiennent les Étoiles de mer communes sur nos côtes, l’Astérie vulgaire ou rougeâtre (A. l’Astérie glaciale {A. glacia-

lis), l’Astérie à aigrettes (Solaster papposus) (fig. 191), etc. ;

(1) Voy. G. Viguier, Anatomie comparée du squelette des Stellérides. Thèse, 1879.

21i ZOOPHYTES OU RADIAIRES. — ÉCRINODERMES. [zoologie

Les Eciiiaastéiudés, qui portent à leur surface des épines plus ou moins longues.

Les Astropectiniuks, dépourvus d’anus, qui ont pour type l’Astérie orangée {Aslropeclm aurauliacus).

ORDRE II. — O P III U RI DE s.

Les Ophiurides sont caractérisés par leurs bras généralement arrondis, très mobiles, souvent très longs et portés comme des appendices flexibles par le corps, de forme discoïde (fig. 192) .Les organes digestifs et génitaux ne se })rolongent pas dans leur intérieur; des

Fig. 192. — Eunjale {Astrophyton) vernicosum.

pièces calcaires dermiiiues recouvrent les sillons ambulacraires ; il n’y a pas de pédicellaires ; le tnbe digestif n’a qu’un seul orilice. Chez quelques Ophiurides le développement est direct, mais, en général, il y a métamorphose, et les larves ciliées se présentent sous forme de P lui eus.

Cet ordre comprend les Ophiures, qui se , distribuent en un petit nombre de familles, et \esEimjales,([u\ se distinguent des jiremiers par leurs bras ramifiés, enroulés du coté de la bouche, à sillon ventral formé par une peau molle. Une remar(|uable espèce appartenant à ce groupe est celle de V Aslrophyton arborescens (Koiulelet) qui se trouve dans la Méditerranée.

DESCRIPTIVE

ÉCillMDES.

3" CLASSE. — KCHIMDES.

Le corps des Echiiiides est glolmleiix, parfois déprimé ou ovulaire ; il est revêtu d’un test calcaire formé par la réunion de plaques polygonales soudées entre elles; sa surface est armée de piquants articulés et mobiles. On y distingue des zones méridiennes au nombre de dix, alternant entre elles et formées chacune par deux rangées de plaipies ; ce sont les aires ambulacraires ou ambulacres et les aires inlerambulacraires. Parfois les ambulacres, circonscrits dans leur étendue, forment sur la face dorsale du squelette une rosette àciiu[ lobes pétaloïdes (Clypéastres, Spatangnes), (fig. 195).

La bouche est située au pôle inférieur, qnebjuefois excentrique

(Spatangnes); généralement elle est armée d’un appareil puissant de mastication connu sous le nom de Lanterne d’Aristote. Cet appareil se compose d’un certain nombre de pièces calcaires qui constituent par leur réunion cinq mâchoires en forme de jiyramides renversées, terminées chacune par une dent à leur sommet (fig.l 7 l).L’anus s’ouvre au pôle apical, à l’opposite de la bouche, ou bien il est placé excenlriquement et plus ou moins rapproché du bord du test, quelquefois même à la face ventrale (fig. 194). Autour de l’ouverlure anale sont les plaques génitales qui portent les orifices des organes de la génération. Les Ech.inides ne se développent pas directement et passent par la forme larvaire de Pluteus.

Ces animaux ont des mouvements, se déplacent par reptation ; ils se nourrissent de petits coquillages et d’algues marines. Certaines espèces se creusent dans les rochers des trous proportionnés à leur taille. De nombreuses formes fossiles appartenant à cette classe se

ZOOPHYTES OU lUDlAlRES. — ÉCHINODEUMES.

rencontrent dans les conciles terrestres, principalement dans celles des époques secondaire et tertiaire.

. On divise les Ecliinides en Jîéguiiers et Irréguliers.

OUDUE I. — ÉCHINIDES RÉGULIEUS.

Les Ecliinides réguliers, Oursins proprement dits de Lamarck, ont, en général, une forme spliéroïdale ; leur bouche est centrale et munie d’un appareil masticateur; l’anns est placé à l’opposite; les ambulacres s’étendent comme des méridiens d’nn pôle à l’autre.

Dans ce groupe prennent place :

Les CiDARiDÉs, remarquables par la double rangée de gros tubercules perforés qu’ils portent sur les aires ambnlacraires ;

Les Oursins, dont plusieurs espèces sont communes sur nos côtes, et sont recherchées comme comestibles : Ecliiniis esculentus; E. melo...;

Les Echinomètres, de forme oblongue par allongement de leur diamètre transversal, etc.

ordre II. — ÉCHINIDES IRRÉGULIERS.

Le test de ces Ecliinides s’éloigne de la forme spliéroïdale; tantôt il est déprimé, tantôt ovalaire ou cordiforme ; l’anus n’est pas placé tà l’opposite de la bouche; les ambulacres sont généralement péta-

Fig. 194. Fig. 195.

Fig. 194. — Micraster cor anguinum.

Fig. 195. — Echinolampas monlrant les ambulacres pctaloides.

loïdes et le })liis souvent inégaux. Cet ordre se partage en trois familles :

Les CupÉastridés, à bouche centrale et pourvue d’un appareil masticateur, comme dans les Oursins réguliers,

Les Cassidulidés, à bouche centrale ou très voisine du centre,

mais sans appareil masticateur ;

Les Spatangidés, à bouche sans appareil masticateui , comme dans les Ca s s i d u 1 i d é s , m a i s excentrique etportée en avant (fig. 194).

DESCRIPTIVE. I

IIOLOTHURIDES.

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